EN CONCLUSION
1° La considération du chiffre du débit uréique théoriquement rapporté aux vingt-quatre heures est capable de donner de précieux renseignements.
Etant dépendant de deux facteurs, dont l’un, € nous esi connu, il nous indique, en faisant la part de ce dernier. l'état de la diurèse.
Est-ce à dire que les cascignements ainsi recueillis sut la diurèse du sujet sont complets ? il est facile de vérifie: que nos cas de diurèses normales ou paraissant telles au cours de l'exploration, se sont tous montrés, dans les épreuves de diurèse provoquée, atteints d’un trouble du transit
de l’eau d'ordre extra-rénal, trouble dynamique n'ayant pas entrainé l’olhigurie;
2° L'intérêt de l’interprétation reconnue de C fait rattacher l’oligurie décelée par le facteur D à une cause secrétoire rénale ou à une cause extra-rénale. Par contre, comme dans les autres épreuves, si nous arrivons à déterminer une cause extra-rénale, il nous devient impossible, sans la clinique, de reconnaître les points de départ, soient gastro-intestinaux, soient hépatiques ou cardiaques, soient encore réno-tissulaires, qui peuvent être incriminés;
3° Au cours de ce travail, nous avons déjà discuté les discordances des diurèses matutinales avec les diurèses journalières.
Bien que nous sachions combien boissons, mets, conditions physiologiques influencent la diurèse journalière, nous avons déjà dit que, de la recherche de ces causes de discordance, peuvent surgir bien des enseignements précieux.
En effet, ouue le contrôle ainsi exercé sur le dépistage des causes occasionnelles matutinales ayant provoqué polyurie ou oligurie passagères d'exploration, nous pouvons mettre en lumière les rythmes urinaires pathologiques au cours des vingt-quatre heures
Anisurie, exagération de l’oligurie orthostatique, oligurie paradoxale à la suite d’ingestion de liquides, opsiurie, et
dre
surtout la nycturie et ses diverses modalités, selon les causes cliniques;
4° De toutes ces considérations et de l’étude de Ur, maintenant indispensable, nous pouvons mettre sur pied l'étude des notions de diurèse indispensable; diurèse nécessaire; diurèse surabondante ; diurèse insuffisante dont on distingue théoriquement les types : absolu et relatif.
Toutes notions, mises au point par CASTAIGNE et CHAU- MERLIAC, sur lesquelles, malgré tout leur intérêt, nous ne pouvons pas nous appesantir plus longuement.