ALLER LX ANS LE XIV
3° Elimination réduite au début, puis progressivemen: croissante, tels les cas LXVIII, LVII.
4° Elimination en dents de scie, tels les cas LXIX, XXVIIH, XXIX, LXXIV, LVII, XXXIV.
Nous n'avons donc pas obtenu une courbe toujours identique d’élimination. Quelles étaient les courbes normales et celles qui décelaient des erreurs de recueil ? La multiplicité des courbes ne nous permet pas de conclure. Peut-être sont-elles sous la dépendance de causes cliniques particulières. C’est ainsi que certaines constantes basses ou à concentration uréïque élevée coïncidaient avec une élimination d'emblée élevée de P. S. P.
Nous espérons reprendre ce travail ultérieurement; actuellement, nous ne voyons pas les rapprochements à établir. Nous croyons plutôt comprendre ces variations d’élimination comme des variations fonctionnelles rénales. Si les courbes de phénolsulfonephtaléine sont le reflet de variations fonctionnelles, la diurèse suit (peut-être, car il faut penser aux variations dissociées), les mêmes variations. Et c'est alors que certaines divergences de parallélisme des courbes de diurèse et de P. S. P. nous ont paru pouvoir établir des fautes de recueils.
C’est ainsi que les observations LIT, IH, LVI, I, ont attiré ñotre attention. (L'épreuve de P. S. P. est recherchée au cours de la deuxième constante).
Observation LIII, Laî.
Première constante: 62 cc Deuxième constante : 77 cc
Aie
EDIEUVE de PSP:
Quantités d’urines en CC ...... 30 16,029 10/05 COMDNÉNO RE T Pu criee ve 2022208 T0 S IE0 une partie du premier recueil de 30 cc revient fort probablement à la première constante.
Observations 11, Leb.
Épreuve dep::5+ Guanttes durinés en CC... O0 019017 225 3 DORRREHOIM EE eue 9 2 4 2 l le premier recueil est, là encore, à reporter sur l'évacuation précédente, incomplète.
Observation LVI, Cart.
Epreuve de P. S. P.
Quantités d’urines en cc..... 8 6,5 46 0 0 PCADNENOl ER Cr 1 6904274 0 0
est un exemple de débit suspect, au cours du recueil. Observation 1, Gr.
Première constante: débit 35 cc Deuxième constante: débit 106 cc Epreuve”de PSP:
Quantités d’urines en cc..... 57,5 2 8,5 33 5 DER DENON AU AENE ARE 2 15° 4 0h
Le premier recueil de la deuxième constante est à reporter. en partie, là encore, à la constante précédente. En effet, des explorations successives par émissions volontai res nous donnèrent des débits successifs de 75, 75, 77cc.
Par ce travail préliminaire qui montre tout au moins toute l’attention personnelle que nous avons apportée aux recueils d'urine, nous croyons avoir pu éliminer, autant qu'il est possible, les causes d’erreurs.
On pourra apercevoir, dans nos résultats, des différences assez notables au cours des 2 constantes successivement pratiquées. Nous avons personnellement la conviction qu'il s’agit, alors là, de variations fonctionnelles proprement rénales, malgré que certaines erreurs de recueil soient théoriquement difficiles à éliminer de façon absolue.
Physiologiquement, en effet, le travail rénal se fait selon un rythme secrétoire variable :
RATHERY (Traité de Physiologie normale et pathologique, tome IT, page 140) a nettement observé qu’un même rein secrète bien rarement la même quantité d'urine, dans l'unité de temps et que les concentrations sont variables, d'un moment à l’autre.
Dès maintenant ajoutons que les variations constatées ci-après, d’une constante à sa suivante immédiate, ne doivent pas entraîner fatalement une suspicion vis-à-vis des travaux d’AMBARD.
Nous répétons que nos sujets ne se trouvent pas dans les conditions indispensables demandées par AMBARD et que, si de telles variations fonctionnelles existent, c’est, en effet, fort probablement par perturbation et instabilité circulatoire du parenchyme rénal, perturbation de cause primitivement supra-rénale.
CHAPITRE HI Interprétation de nos Observations par les résultats obtenus
« Il n'existe pas, em matière d’exploration rénale, une épreuve-type qui serve d’étalon pour contrôler la valeur des autres épreuves (COTTET). »
Notre interprétation de l’état fonctionnel rénal, au cours des insuffisances urinaires sera donc l’aboutissant de la confrontation globale des épreuves. Celles-ci, en effet, ne sont pas toujours concordantes.
Les concordances ne s’observent constamment que dans les cas de troubles fonctionnels avancés, dans les cas d’azotémie au-dessus de 0,80.
Dans les observations à azotémie en-dessous de ce chiffre, nous avons rencontré des discordances. Elles sont fréquentes lorsqu’interviennent les facteurs extra-rénaux associés aux troubles rénaux.
Elles semblent moins fréquentes dans les scléroses orga-
niques diffuses et dans les affections urinaires strictement locales.
LES DISCORDANCES DES ÉPREUVES DE DIURÈSE PROVOQUÉE AVEC LES MÉTHODES CLASSIQUES
PASTEUR-VALLERY-RADOT et Abel LAFFITTE ont fait une mise au point de cette question, en comparant les épreuves
no
de VOLHARD aux recherches d’usage courant : urée, constante, phénolsulfonephtaléine (intra-musculaire).
Cette étude a porté sur 100 sujets, en éliminant les œdé: mateux, les hépatiques, les cardiaques, les prostatiques, les déséquilibrés vago-sympathiques.
Nous avons regretté de n'avoir pu avoir connaissance, dans leur travail, des facteurs uréiques.
Voici leurs conclusions :
La concordance constante d’AMBARD et épreuve de diluüon de VOLHARD s’observe dans 54 % des cas.
La concordance constante d’AMBARD et épreuve de concentration dans 52,5 % des cas. Les discordances constante, urée, phénol avec les densimétries des diurèses provoquées sont, disent-ils, nombreuses.
L'urée sanguine n’est concordante avec les épreuves de dilution que dans 57 % des cas et, dans 58 % des cas, avec les épreuves de concentration.
La phénolsulfonephtaléine donne une concordance avec l'épreuve de dilution dans 70 % des cas et, avec l'épreuve de concentration, dans 58 % des cas.