‹ Des éléments pathogéniques et de l'état fonctionnel de l'élimination urinaire par l'interprétation de l'élimination uréique urinaire: étude cliniqueChapitre 15 sur 114 · DISCORDANCES CONSTANTE ET PHÉNOL · texte numérisé non relu

DISCORDANCES CONSTANTE ET PHÉNOL

PASTEUR - VALLERY - RADOT, THÉVENOT, CHABANIER, GAUME iurent les premiers à les signaler.

De nombreux auteurs firent des hypothèses qui tendent à les expliquer. Nous ne discuterons que les dernières en date.

LANGERON et GERMENOT Îfont intervenir des facteurs cliniques: la constante normale avec P. S. P. défectueuse s'observerait dans les cas de défaillances cardiaques, de cirrhose alcoolique, de diabète avec polyurie.

Au contraire, la constante mauvaise avec phénol bonne s'observerait dans les hypertensions, les cardiopathies compensées, les néphrites aigües.

Nos observations se répartissent ainsi :

a) 16 cas de constantes mauvaises avec phénol bonne :

1 néphrite aigüe, 3 cardio-rénaux, 3 asystoliques, 1 hyposystolique, 2 hépatiques, 1 hépato-rénal, 1 cirrhose avec néo-intestinal, une sténose pylorique, 3 diarrhéïques.

Par conséquent, 16 cas où s’avérait le trouble du cycle

de l'eau (étapes pré-rénales) auquel la constante semble particulièrement sensible.

b) 3 cas de constante bonne avec phénol mauvaise :

1 cas de pyélonéphrite, 1 cas de cholécystite chronique avec ictère, 1 cardio-rénal.

Mais dans les deux premiers cas peuvent s'être glissées des erreurs (urines ictériques, hémorragiques, purulentes), le troisième cas présente une discordance bien faible.

Les conclusions des auteurs ci-dessus ne sont donc pas confirmées par nos observations.

peu

BOSQUET crut, en 1931, à l'intervention de la glycémie sur l'épreuve de la phénolsulfonephtaléïne, ayant eu l’attention attirée par les discordances chez les diabétiques. Recherchant la glycémie de ses sujets, ses résultats confirmè rent cette hypothèse.

Pour notre part, deux ébauches de discordance ont ét: relevées chez Scher. et Schrei., diabétiques tous deux ; par contre, l'observation X marque une concordance, malpré une glycémie à 4 g. 20.

D'autre part, trois discordances existent chez XXXIX, LXXVII, LXVI, les deux premiers ont des glycémies quasi normales, le troisième est un hypoglycémique à 0,76. Nos

résultats ne sont donc pas en faveur de l'hypothèse de BOSQUET.

Après la thèse de BARON (Lille, 1923), ce sont J. DE MEYER et V. JOURDAIN qui publièrent, à notre connaissance, le dernier important travail sur ces discordances. Ils arrivent aux conclusions suivantes:

1° Les différents groupes de substances sont secrétés à des niveaux différents du rein ou des tubes contournés.

2° Les différents processus néphritiques infectieux, à frigore, toxiques, cardiaques ou hypertensifs atteindraient, à des niveaux et de façons différentes, l’ensemble du tube rénal.

3° La différence essentielle du comportement du glomérule et des tubes. L’urée serait secrétée par les tubuli et le glomérule serait l'organe essentiel où la diffusion et l’élimination du Na CI s’opéreraient.

La constante et la phénol n'exploreraient pas les mêmes cellules rénales.

CONSÉQUENCES DES FACTEURS EXTRA-RÉNAUX ET DES DISCORDANCES PRÉCÉDENTES SUR L’INTERPRÉTATION DE LA CONSTANTE

PASTEUR-VALLERY-RADOT voit comme raisons ciiniques de ces discordances, des atteintes dissociées des fonctions rénales.

Le même auteur ajoute que tous les modes d’exploration fonctionnelle des reins sont susceptibles d’être influencés par des causes extra-rénales. Pour nos résultats personnels, qui intéressent des cas cliniques non exclusivement rénaux, nous pensons donc qu'ils ne reflètent pas seulement les différentes fonctions rénales, mais encore les fonctions viscérales extra-rénales intervenant dans le métabolisme des substances excrétées par les fonctions rénales.

D'ailleurs, on sait que COTTET considère la constante uréo-secrétoire comme particulièrement sensible aux variations de la diurèse. D'autre part, nombreux ont été les travaux qui ont montré les influences cardiaques et hépatiques sura PS. P:

C'est pour toutes ces raisons que, dans nos observations, qui comprennent des pathogénies multiples d'insuffisance urinaire, nous considérerons les chiffres pathologiques de la constante et de P. S. P. comme résultants d'insuffisance urinaire.

Mais d’après l’étude des discordances des épreuves d’exploration, nous ne pouvons pas prétendre déceler toutes les insuffisances urinaires par la seule insuffisance uréïque.

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