‹ Des éléments pathogéniques et de l'état fonctionnel de l'élimination urinaire par l'interprétation de l'élimination uréique urinaire: étude cliniqueChapitre 86 sur 114 · Poussée fonctionnelle suivie d’atonie fonctionnelle · texte numérisé non relu

Poussée fonctionnelle suivie d’atonie fonctionnelle

Observation LXX. — Vinc

De 7h 2088 h 50: = C9 88-"Di1718 De 8 h. 30 à:9 h. 40. — C 22,57; D 9,04.

Urines des 24 heures. —:C 31,35; D 7,55.

Observation LVII. — Veil

De 7 h. 20 à 8 h. 30. — C 18,16; D 10,09. De 8 h. 30 à 9 h. 40. — C 17,18; D 7,08.

Urines des 24 heures. — C 19,90; D 7.

Observation LXIV. — Len

De 8 h. 30 à 9 h. 40. — C 9,02; D 23,40.

De 9 h. 40 à 10 h. 50. — C 11,08; D 17,20.

Dans certaines explorations, les poussées fonctionnelles ont parfois été suivies, sans conteste possible, d’inhibitior quasi-totaie:

Observation X. — Thom.

De sh 5004 91h 40, C 1165; D:38,38.

De DEAD MONBMSOMET C'13-D M0 188 iccrdans les 40 dernières minutes).

Urines des 24 heures: Conc 9,03; D 26,19.

Nous avons, dans cette observation Thom., la confirmation par émissions volontaires:

Décotheurestan7/h. 10% C'13,20D416,04#;59 cc. De TOM S MN 20 CC T1524DML6076C0 De 8 h, 20 à 9 h, 30. —--C 10,80; D 5,23; 23 cc., 5.

HU Observation XLII — Muh.

De 8 h. 30 à 9 h. 40. — C 8,90; D 13,58.

De 9 h. 40 à 10h. 50. — C9,14; D 17,22 (lc dans les 40 dernières minutes).

DetO"h, AU" h.Débit urinatres 2816

De 13 h. à 16 h. — Débit-urinaire: 340 cc.

Dém6 hr 19 h. — Débit urinaire:,230:cc.

Le)

. Atonie fonctionnelle suivie de poussée fonctionnelie

Observation XXXVII. — Chart.

De 8 h. 30 à 9 h. 40. — C 19,78; D 19,37.

De 9 h. 40 à 10 h. 50. — € 20,27; D 13,14 (1 cc. dans

Observation XXXI. —— Chem.

De 8 h. 30 à 9 h. 40. — C 13,76; D 11,02.

Le 9 h. 40 à 10 h. 50. — C 15,92; D 15,75.

Observation Schrei (non relatée)

De 8 h. 30 à 9 h. 40. — C 17,65; D 18,17.

De 9 h. 40 à 10 h. 50. — C 18,36; D 25,54.

Voici les conclusions de PORAK sur le rythme de la diurèse, au cours de la journée:

« Le transit des liquides dans l'organisme obéit à un rythme, c'est-à-dire qu'il est périodiquement accéléré ou ralenti; ce rythme n'est pas régulier, il est éminemment influençable; la velléité du cycle des liquides à s'élever ou a s’abaisser, à un moment donné, peut être favorisée ou contrariée par les conditions de ja vie.

« Ainsi, la ligne indiquant sur nos courbes le débit uri-

naire dans l'unité de temps, au lieu d’être régulière, pré. sente des zigzags, des plateaux et des encoches de longueurs et de formes très variées. »

Ces considérations ne s'appliquent que partiellement aux cas précédents, PORAK envisageant, comme « conditions de la vie »: réveil, bains, repas, marche, etc., tous éléments écartés ici, puisque nos malades sont en conditions étales.

Nous allons voir la question s’élargir en considérant les émissions depuis le réveil.

VARIATIONS FONCTIONNELLES DEPUIS LE RÉVEIL CHEZ D ES MALADES NON SONDÉS

Cherchées sur trois émissions, les variations fonctionnel: les pourront être globales ou dissociées.

a) Les poussées fonctionnelles au moment du réveil

4 Globales

Au réveil, augmentation momentanée du débit urinaire, ainsi que de la concentration urèéïque.

Observation LXIX. — Fou.

De 6 h. à 7 h. 10. — C 22,90;.D 9,20.

De 7 h. 10 à 8h. 20. — C 20,10; D 6,90.

De 8 h. 20 à 9 h. 30. — C 17,30; D 5,53.

B Dissociées (portent sur la diurèse)

Observation XV. — Bast.

Den lU0.=—"C0922; D'19 17,

Dé 4h10 "à85h; 20: CAR TI; /D'MTE:

De 8 h. 20 à 9 h. 30. — C 10,64; D 12,16.

Observation XXXII. — M Voir.

De 6 h. à 7 h. 10. — C 14,10; D 12,46.

De 7 h. 10 à 8 h. 20. — C 15,07; D 8,67.

De 8 h. 20 à 9h. 30. — C 11,66; D 5,11.

Observation XXXVI. — M''e Rol.

De 6: h#Aat7 h10—:C FP85%D'rE7,54:

De 7 h. 10 à 8 h. 20. — C 14,92; D 9,18.

De 8 h. 20 à 9 h. 30. — C 14,56; D 7,48.

Observation XXX. — Guin.

De‘6 h. à 7h10, — C20 0; D.20,20:

De The 10 à;65n 200252 DIGG IS:

De 8 h. 20 à 9 h. 30. — C 24,30; D:5.

b) Les atonies fonctionnelles au moment du réveil. Ici encore, il faut les distinguer en 4 Globales.

Observation LXXV. — Trig.

De 6h a TRUE CAES8 DIT ET Derih104:8/hr207 CASE ST De.8 h. 20:91 #50 CHER TOM DNS SE

Observation LIX. — Hig.

De6Gh.à7h:10 —C1815;D:208

DT LA0MeM202C 22 80 D17,52 De"8'h20/#9417 30; C'22,80; D 8,93:

B Atonies dissociées.

Observation LXXX. — Ma.

De 6h47 h. 10. — C 5,83; D 2,98.

De 7 h. 10 à 8 h. 20. — C 6,08; D 4,27.

De 8 h. 20 à 9h. 30. — C 5,10; D 5,82.

Notre Maître, le Professeur ETIENNE, a eu son attention attirée depuis longtemps, vers ces variations coïncidant avec le réveil.

PORAK écrit :

« S'il persiste, au réveil, une surcharge humorale, l’activité nerveuse ne pourra pas être exactement appréciée, car son activité se heurte à des voies bloquées. Mais, si la circulation humorale est libre, le premier contact du système nerveux avec les impressions du jour et la mise en marche des rouages des fonctions de relation, modifient très rapidement la diurèse et les courbes de diurèse, donnant une indication sur l’état dynamique des centres nerveux. Il importe de rappeler que, suivant la forme de la courbe du sommeil, la diurèse aura tendance à augmenter ou à diminuer, après le réveil.

« La notion du cycle domine les études du débit urinaire. »

Après les travaux antérieurs sur la nycturie, on peut imaginer être en face de nycturie prolongée, d'ordre secrétoire rénal d’après COTTET, dans les cas de poussées fonctionnelles. D'autre part, dans les cas d’atonies fonction-

nelles, on peut concevoir pendant la nuit une nycturie stricte ayant déterminée, au réveil, un état de déshydratation prédisposant à une hypo-diurèse. Ces notions ont une haute importance.

Mais, les poussées fonctionnelles n’intéressent pas seulement jes atteintes secrétoires rénales (responsables des nycturies tardives) et l'élément hydrique n'intervient pas seul dans nos observations, qu’elles soient des exemples de poussées ou d’atonies fonctionnelles.

Parmi les pathogénies se proposant d'expliquer ces cas, il faut faire une place aux habitudes fonctionnelles. Le rein, comme l'estime M. le Professeur ETIENNE, peut, comme tout autre viscère, acquérir ces habitudes. Le prceinière émission du matin, régulièrement rythmée, nous semble capable d'intervenir comme facteur d’hyper-fonctonnement passager, dans ces variations fonctionnelles.

D'autre part, nous avons également, dans nos observations, celle de Crist., dans laquelle on remarque lauz.nentation progressive de la diurèse pendant la matinée ; il s'agit d’une poussée fonctionnelle, non pas du réveil, mais tardive. Elle était régulièrement provoquée, chez lui, par une injection de post-hypophyse faite la veille, à 11 heures du matin.

Observation Crist. (injection de post-hypophyse la veille)

DÉONPATNIMOI= CSETANS ST

Débit urinaire 128 DeBHLO0 28h 201, CE C RDS A0

Débit urinaire 208.

De 8 h. 20 à 9 h. 30. — C 3,75; D 28,80;

Débit urinaire 375.

nl

Nous voyons donc toute l’importance des facteurs neuro-endocriniens étudiés précédemment en particulier par G. ETIENNE et GIRARD (Action œdémateuse de l'extrait d’hypophyse, Congrès Français de Médecine, 1927), par PETITJEAN (Thèse de Nancy, 1925, inspirée par le Proîesseur ETIENNE) et par LEDIEU (Thèse de Nancy, 1934), sur le Rôle des glandes à sécrétion interne dans le métabolisme de l’eau.

B) COMPARAISON DE L'ÉLIMINATION DURANT L'EXPLORATION DU MATIN AVEC CELLE DES 24 H.

Nous allons comparer les facteurs uréiques observés dans la constante de 2 h. 20 et ceux observés par le recueil des urines de 24 heures.

L’élimination des 24 heures est évidemment très variable, d’un jour à l’autre, selon les boissons et mets absorbés, selon les dépenses musculaires de la journée, selon les déperditions hydriques extra-rénales, etc. Cette variabilité, dans nos cas, était réduite au minimum, le sujet étant au repos et équilibré au point de vue boissons et aliments. Les facteurs uréiques des 24 heures nous ont paru prendre, alors, une signification moyenne intéressante.

Nous avons cru utile de chercher les raisons des discordances parfois observées avec les résultats de l’exploration du matin, qui se montrait, alors, en polyurie ou oligurie relative. Nous avons déjà dit qu’il pouvait être possible d'appliquer, ici, les conséquences des nycturies de divers types. Parfois pourtant, les observations cliniques s'opposent à une atteinte du pouvoir secrétoire rénal et, bien plus souvent, il s’agit de trouble du transit de l’eau, d'ordre hépatique très fréquemment.

Nous allons pouvoir, par comparaison à des éliminations volontaires, admettre, parfois, qu’il s’agit de diurèses occasionnelles émotionnelles, ou réflexes.

Observation LUI. Laf. — Où il paraît logique d’incriminer une action réilexe par la sonde :

Malade sondé. — Première exploration : C 21,5; D 29;

Diurèse des 24 heures : C 31,4; D 16,44.

Deuxième exploration. — C 18,30; D 26,36 ;

Diurèse des 24 heures : C 25,53; D 20.

Eliminations volontaires : C 29,39; D 16,45 ;

Diurèse des 24 heures : € 28,26; D 14,13.

En suivant, dans ces résultats, le facteur C, il est faciie de s’apercevoir qu'il ne s’agit pas d’erreur de recueil, au cours des émissions volontaires et que, par rapport au

chiffre des 24 heures, la polyurie du matin avec sondage est une dilution de la concentration habituelle.

Observation XLVI, Colen. — Un réflexe dû au sondage semble encore logique.

Malade sondé. — € 9,01; D 10,60.

Diurèse des 24 h.: C 26,96; D 14,78.

Eliminations volontaires: C 18,52; D 8,63.

D’autres observations peuvent encore être remarquées : Observation Sag. (non relatée)

Malade sondée. — C 3,66; D 11,17; Diurèse des 24 heures: 600 cc.

Observation LVIII. — Baud.

Malade sondée. — C 12,52; D 12,30; Ditrèse-des 24 heures! C 2185; Du2 54

Observation LI. — Coli.

Malade sondé. — C 14,10; D 23,07; Diurèse des 24 heures: C. 17,88; D 17,68.

Toutes ces observations avaient trait à des polyuries passagères; voici deux Cas D'OLIGURIES PASSAGÈRES.

Observation XXIX. — App.

Malade sondé. — C 31,24; D 9,04; Diurèse des 24 heures: C 14,26; D 22,11.

Observation LXVI. — Griff.

Malade sondé. — Première explor.: C 10,82 ; D 4,24. Diurèse des 24 heures: C 8,07; D 17,95.

Deuxième exploration: C 14,46; D 5,66; Diurèse des. 24 heures: C 19,36; D 13,57.

Pour terminer notre exposé des observations à variations fonctionnelles nous citerons le cas suivant, dû à lobligeance de M. le Professeur ETIENNE.

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