OBSERVATION M'':° G
26 ans; axyphoïdie, sternum en gouttière, tension artérielle 17/10.
À l’auscultation cardiaque: souffle systolique doux à la base
Accuse une anurie diurne du lever au coucher et par contre l'émission nocturne étant couchée de 1 à 2 litres d’urines.
Les constantes pratiquées montrent en effet:
Malade restant couchée, le matin au réveil: Cte 0,92; C 7,03; D 18,49; Ur 0,39.
Malade debout avant le coucher: Cte 0,165; C. 7,51; D 6,84; Ur 0,39.
Cette observation montre dans toute son ampleur l'intérêt de la connaissance des divers types de variations fonctionnelles dont nous allons tenter maintenant de tirer des conclusions pratiques et des enseignements pathogéniques.
Conséquences pratiques pour l'Étude
des Facteurs uréïques
La connaissance des variations fonctionnelles urinaires nous force à prendre des dispositions en conséquence :
1° Les éviter autant que possible :
Le sujet devra être à jeun et couché depuis douze heures, au minimum. L'examen devra se faire suffisamment éloigné de son réveil.
Il devra se trouver sensiblement stabilisé: c’est-à-dire n'ayant pas les deux ou trois jours précédents, soit absorbé d'aliments ou de boissons en quantité anormale, soit, au contraire, avoir été soumis à une restriction alimentaire ou aqueuse. Les états occasionnels fortuits d'élimination pathologique de l’eau (par déshydratation ou crise polyurique inopinées) devront être cliniquement recherché s.
On évitera les causes provocatrices de variations fonctionnelles d'ordre réflexe; il semble qu'en supprimant le sondage, on élimine un facteur émotionnel et un facteur réflexe urétro-vésical. L'inconvénient de cette pratique es* de s’exposer à des erreurs de recueil plus sensibles et plus fréquents que par le sondage. Elles seront corrigées notablement par la précaution suivante.
2° Les compenser par une durée prolongée d'exploration.
Nous avons, pour notre part, fixé cette durée à deux heures vingt. Ce temps, avons-nous dit, a été choisi pour des commodités techniques et une possibilité de contrôle
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par l'injection de P.S. P. faite exactement au milieu de l'épreuve.
Cette durée compense, en pratique seulement, les variations fonctionnelles et les erreurs de recueil des urines.
3° Les contrôler.
La recherche des éliminations des 24 heures nous don-
nera des renseignements à comparer à ceux de l’exploration du matin.
La question paraît bien complexe puisque la diurèse des 24 heures et ses éléments sont susceptibles d’être grandement influencés par des causes physiologiques journalières: travail musculaires, boissons, repas, etc, mais les précautions précédemment décrites établissent un équilibre dont l'intérêt doit être signalé.
De fait, alors, la connaissance des perturbations du rythme urinaire : nycturie, anisurie, opsiurie, exagération de loligurie orthostatique, oligurie parodoxale après ingestion de liquide, etc., ne peut manquer d'apporter des renseignements précieux
Enseignement à tirer des variations fonctionnelles
des Facteurs C et D 1° DE DEUX CONSTANTES CONSÉCUTIVES (AVEC SONDAGE)
Nous voulons très rapidement envisager les cas cliniques dans lesquels nous avons observé les variations fonctionnelles de D et C.
Nous les avons classés selon que :
a. — Le facteur € varie par rapport à D, en suivant sensiblement la loi d'AMBAROD :
« À concentration constante de l’urée dans le sang, les débits uréïques varient d’une manière sensiblement proportionnelle aux racines carrées des concentrations ». Nous avons rencontré ces faits dans 18 observations :
Dans deux d’entr'elles: XXVII, XXXV, le pouvoir secrétoire rénal est suspect.
D'ansmiesmiG autres XX IR EXEIV SRE Re NIU EXIVSERRE SR EPILXVILL VI, EXXTIL RELAIS LXXI, LXXIX, LIX, LXXII, notre interprétation fait prévoir une bonne secrétion uréïque.
b. — Le facteur C reste sensiblement fixe au cours des variations du facteur D. II faut, ici, éliminer soigneusement les erreurs possibles d'évacuation urinaire. Il reste alors à considérer les observations I, XV, XL, XLII.
Toutes présentent une ankylose fonctionnelle due, une
fois à une insuffisance secrétoire rénale et, trois fois à une insuffisance de l'élimination de l’eau.