CONCLUSIONS
1° Il n’y a pas à l’heure actuelle de signes cliniques absolument nets permettant, le plus souvent, de faire dès le début, le diagnostic différentiel entre ces trois lésions de la face, à cause : 1® de leurs nombreux signes communs; 2° de l’hybridité possible et relativement fréquente qui existe entre elles.
2° Au point de vue anatomo-pathologique, nous avons des caractères différentiels tranchés :
a) Dans le lupus, formations localisées (follicules tuberculeux) et présence du bacille, dans les coupes.
Inoculation au cobaye positive en cas de lupus, négative dans les deux autres cas.
b) Dans la syphilis : plasmome.
c) Dans le cancer : boyaux épithéliaux envahissants, (kératinisation épithéliale, lobules cornés).
Mais, au point de vue essentiellement pratique, ce mode de diagnostic manque le plus souvent parce que : D il
est très difficile de faire des biopsies en clientèle ; 2^* les
études bactériologiques ont été le plus souvent incomplètes sur ce sujet.
8*^ Au point de vue thérapeutique le calomel sera un élément de diagnostic différentiel, s’il y a guérison sans récidives à échéances plus ou moins éloignées. Nous le réserverons à la syphilis.
Husson
4° L’action du calomel étant démontrée sur les formations lupique s, par l’amélioration même passagère qui s’ensuitj le traitement pourra être employé soit comme moyen de contrôle, soit en tout cas comme un excellent adjuvant.
5° Les conclusions en ce qui concerne Teffet de la tuberculine en injections, comme moyen de diagnostic différent tiel, doivent être réservées jusqu’à plus amples constata- .tions.
Vu par le Doyen de la Paculté BROÜARDEL
Vu le président de la thèse FOURNIER
Vu et periïiis d’i nprimer :
Le Vice-recteur de l’Académie de Paris,