CONCLUSIONS
Les traumatismes qui intéressent les veines, soit en ouvrant ces vaisseaux, soit en modifiant leurs parois, peuvent déterminer dans leur intérieur la formation de coagulations sanguines.
La coagulation est parfois primitive, elle provoque alors une phlébite consécutive dite adhésive ; ou bien, au contraire, la phlébite apparaît d'abord et a pour effet la production d'un caillot intra-veineux.
Le caillot, une fois formé, peut être fixé dans la veine oîi il a pris naissance par une prolifération adhésive des parois, ou bien il peut être déplacé si l'adhérence n'est pas suffisamment intime.
Une inflammation locale vive, une suppuration rapide des parties blessées, ou bien une fièvre intense, un état général mauvais, peuvent nuire à l'adhérence protectrice des caillots et rendre possible leur migration.
Cette migration peut avoir pour cause occasionnelle un mouvement brusque, une pression ou un choc. La cause réelle est le défaut d'adhérence du caillot aux parois veineuses.
Le caillot détaché et entraîné s'arrête rarement dans le cœur ; ordinairement il pénètre dans l'artère pulmonaire.
Son arrivée dans le cœur et surtout dans le poumon
peut causer une mort instantanée par syncope ou une mort rapide par asphyxie.
La mort survient fatalement quand l'artère pulmonaire ou ses branches de bifurcation sont oblitérées.
Le malade peut guérir après avoir présenté des accidents formidables, si le caillot s'est arrêté dans une division artérielle de moyen volume.
La pénétration d'un caillot fragmenté dans le poumon peut produire des infarctus susceptibles de guérir ou des foyers de suppuration et de gangrène, si l'embolus est imprégné de matières septiques.
Le traitement est surtout prophylactique.