CHAPITRE XI CONCLUSIONS
I. — L'endocardite infectieuse subaiguë est une affection bien caractérisée, dont les formes torpides compliquent fréquementlesendocardites chroniques. Soupçonnée dès 1882, elle a été l’objet d’études nombreuses en France, en Angleterre et en Allemagne.
IT. — Elle frappe les adultes jeunes, surtout d'anciens rhumatisants.
IT. — Après un début insidieux, elle se caractérise par : a) une infection de type banal; b) une température irrégulière; c) la splénomégalie; d) l’'anémie; e) des éruptions : purpura, érythèmes, nodosités; 7) des signes cardiaques; g) des signes rénaux.
IV. — Son évolution toujours fatale dure de $ à 15 mois. La mort est due le plus souvent à une de ses complications : embolie et ectasie artérielle.
V. — L’endocardite subaiguë peut affecter différentes formes cliniques :
a) La forme pure ; b) la forme compliquant une cardiopathie ; c) la forme asystolique ; ‘ d) la forme pulmonaire ; e) la forme gravido-cardiaque.
VI. — Son diagnostic est à faire avec la plupart des infections et des cardiopathies, le rhumatisme grave surtout.
VIT. — Son agent microbien est le plus souvent le
streptocoque. Sa pathogénie se résume dans l'infection latente de l’endocarde sain, ou déjà lésé par une affection antérieure.
VIIT. — Le rôle des endocardites infectieuses subaiguës dans l’asystolie semble être beaucoup plus considérable qu’on ne le croit.
IX. — La vaccinothérapie et la sérothérapie résument la thérapeutique spécifique jusqu'ici presque toujours impuissante.
Le Président de la thèse, VU: RoOQUE.
Le Doyen, L. HucounENQo.