OBSERVATION V
Endocardite primitive aiguii.
Il s'agit d'uQ garçon de 3 ans auquel l'un de nous (M. Rilliet) donne des soins depuis sa naissance. Plusieurs l'ois, pour des indispositions variées , la poitrine et le cœur avaient été auscultés et trouvés à l'étal normal. Tout à coup cet enfant est pris d'un mouvement fébrile désordonné, chaleur brûlante, vive rougeur des joues, forte impulsion à l;i région du cœur, palpitations, et en même temps bruit de souffle au premier temps se prolongeant dans l'aorte, pas de douleur, pas de matilé à la région précordiale, respiralion |)ure. Au bout de vingt-quatre heures, la fièvre avait déjà diminué d'intensité; au bouJ de trois jours, elle avait disparu. Mais il n'en a pas été de même du souffle , qui persiste encore aujourd'hui , bien que quatre années se soient écoulées depuis le début. Kn 1852 seulement, le bruit de souffle a considérablement diminué. L'enfant a de temps en temps des palpitations, il ne peut pas courir aussi vile que les enfants de son âge; il n'a pas du reste d'autres symptômes de maladies du cœur qu'une légère teinte jaunâtre lie la peau du visage.
L'observation suivante, que nous devons à l'oblig-eance de notre ami M. le D' Aug-uste Voisin, a Irait à une endocardite primitive survenue chez un adulte.