SAUCE
Le 14. Plus de leucorrhée, plus de douleurs abdominales. Le col reste volumineux et saillant avec deux lèvres aplaties dont les ulcérations conti-
nuent à diminuer. 6 cent. 1/2 par le cathétérisme utérin. Même pansement.
Le 16, La malade quitte lhôpital Bichat. L'amélioration est notable.
Pansement iodoformé, Encore quelques micro-organismes dans le mucus utérin.
OBs. XXX. — Endométrite fongueuse septique. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation utérine et le polissage utérin.
Mre C..., 39 ans, toujours bien réglée. Fausse couche à 18 ans. Six mois après accouche avant terme. Depuis le mois de juin 1888, éprouve d’abondantes pertes blanches, douleurs abdominales vives. À lexamen le 4 août 1888 culs-de-sac vaginaux souples.
Éversion des deux lèvres. Prolapsus.
Utérus béant du volume d’une grossesse de trois mois. Mueus utérin épais, jaunâtre contenant des cocci et des bactéries. Traitement par les tampons intra-utérins, les injections vaginales chaudes à l'acide fluorhydrique à 5/1000 et le polissage utérin. Amélioration progressive. Guérison en 8 semaines au bout desquelles Putérus est revenu à un volume inférieur à celui d’une muitipare. Plus de micro-organismes par l'examen microscopique, | «
OBs. XXXI. — Endométrite fongueuse hémorrhagique d’origine tuberculeuse. — Traitement par la dilatation, le curettage utérin et les injections antiseptiques. — Guérison.
Me Laval, Louise, 46 ans, concierge, entre le 22 avril 1887, salle Chassaignac, lit 8, service du D" Terrier. Mère morte d’une tumeur utérine à 05 ans. Père mort à 78 ans d’une bronchite chronique. Réglée à 17 ans difficilement. Menstruation irrégulière. Mariée à 19 ans. Six enfants, quatre morts en bas âge. Une fausse couche. Jamais d’antisepsie vaginale.
Il y a trois ans métrorrhagie abondante. Depuis cette époque, menstruation pénible.
22 août 1886. Douleurs dans le bas-ventre avec irradiations lombaires. Depuis cette époque leucorrhée fréquente, alternant avec un écoulement séreux inquiétant. C’est pour ces troubles que la malade entre à l'hôpital Bichat. Sa santé générale est bonne. Pas de toux. Rien aux poumons.
22 avril. Au spéculum, le co paraît gros ; il est entr’ouvert et admet pres-
A En net 6 è te ‘
que l'extrémité de Pindex. Il existe un léger degré d’ectropion de la
muqueuse. On voit sourdre de l’orifice externe un mucus puyulent teinté de sang.
On ordonne des injections vaginales chaudes TE |
Le muco-pus contenu dans l’utérus montre une grande quantité de baeile
18 de la tuberculose. Il ÿ en a de 10 à 20 dans chaque champ du microscope. Ils paraissent inclus dans les leucocytes, quelques-uns sont un peu granuleux et en amas. On ensemence de ce mucus dans des tubes se raies glycérinée, mn ; YE 43
Le)28,. in tiduuion ns la cavité utérine dé tige de laminaire iodoformée moyenne après injections vaginales avec la solution de bichlorure de mercure à 1/2000. Le cathétérisme utérin donne 6 cent. 1/2.
Le 25. La tige de laminaire est remplacée par une plus volumineuse faci-
lement introduite.
Le 27. M. le D" Richelot après chloroformisation, ra le curettage utérin avec la curette tubulée. Pansement iodoformé. Les fongosités utérines enlevées contiennent le bacille de Koch.
Le 30. Injections vaginales au bichlorure. g
6 mai. Cautérisation de la cavité utérine avec de la glycérine: créosolée.
Le 10. Même cautérisation. Il n’y a pas d'écoulement utérin. Les jours suivants, amélioration persistante,
Le 20. La malade demande à quitter l'hôpital. Plus de leucorrhée plus d'écoulement séro-sanguinolent. Quelques douleurs dans le bas-ventre insignifiantes. L'examen du mucus utérin ne donne plus de micro-organismes.
OBs. XXXII. — Endométrite hémorrhagique ulcéreuse septique post partum. — Traitement par ia dilatation utérine, le curettage et les injections vaginales antiseptiques. — Guérison, par M. Péraire.
Soury, Marie, 28 ans. Entrée le 31 juillet 1888,jsalle Chomel,3, service du Dr Landrieux. Réglée à 15 ans 1/2, difficilement. Un enfant vivant à 20 ans. Accouchement normal. La malade s’est levée le lendemain de l’accouchement. Depuis cette époque leucorrhée fréquente; douleurs abdominales au moment des règles.
2e grossesse à 22 ans. Accouchement normal aussi. La malade s est levée aussi le lendemain de l’accouchement. Depuis cette époque, les règles sont irrégulières, se montrant deux fois par mois, déterminant des douleurs dans le petit bassin et dans les reins.
Il y a un mois métrorrhagie abondante, ayant persisté pendant trois se- | c fl
sh 98) =
maines, et ayant forcé la malade à s’aliter. Pas de membranes expulsées. Jamais d’antisepsie vaginale.
4 août. Au toucher, l'utérus est en no ersion. Col entr'ouvert. Par l’examen au spéculum, col gros, congestionné, ulcération fongueuse du pourtour de l'orifice. Catarrhe purulent, abondant. Antisepsie vaginale et utérine. Le mucus examiné contient des bactéries allongées en grand nombre.
On introduit une tige de laminaire iodoformée dans l'utérus.
Tamponnement à l’ouate iodoformée.
Le 6. Temp normale ; on remplace la laminaire par une autre.
Le 7. Les règles arrivent ; elles sont moins douloureuses que d'habitude. Leucorrhée consécutive. \
Le 11. Tige de laminaire iodoformée.
Le 14. Idem.
Le 17. Idem. La dilatation utérine est parfaitement supportée. L’utérus est redressé et décongestionné. Pas de fièvre. Catarrhe clair. L’ulcération est aplatie ; ligne cicatricielle manifeste autour d’elle.
Le 20. Je pratique le cureltage utérin avec l’aide de mon excellent coilègue Ischwald, et de M. Trognon, externe du service. La malade n’est pas chloroformisée. Badigeonnage de toute la cavité utérine avec la solution de cocaïne à 1/20. Le curettage est peu douloureux. Tamponnement utérin et vaginal iodoformé. Les fongosités examinées présentent des bactéries allongées, par la double coloration. Les jours suivants, température normale. Disparition des douleurs pelviennes et lombaires.
Le 23. Les tampons utérins tombent. On fait prendre à la malade des injections vaginales antiseptiques.
Le 30. La malade présente à l’examen un col utérin revenu à ses dimersions normales. L’ulcération est entièrement cicatrisée. Plus de catarrhe.
Le 31. Exeat.
Ogs. XXXIIT. — Atrésie du col. — Endométrite végétante. — Curettage utérin. — Résection du col. — Guérison.
La nommée Denis, Estelle, 22 ans giletière, entre le 3 juin 1887, hôpital Bichat, lit 30, salle Chassaignac, service du Dr Terrier.
Réglée à 12 ans, la malade est restée six mois avec aménorrhée complète. Depuis cette époque menstruation très irrégulière s’'accompagnant de douleurs abdominales excessivement violentes. Jamais ni enfant ni fausse couche. Leucorrhée habituelle.
Soignée par le D' Péan en 1883 ; on diagnostiqua ovarite et on plaça sur le ventre de la malade deux vésicatoires. En 1886 elle entra dans le service du Dr Siredey, à Lariboisière ; elle fut traitée pour une métrite, et une tumeur
en, Le
ORGANES gauche ; on lui ordonna des douches et des pointes de feu sur l'abdomen ; elle resta sept semaines à l'hôpital et sortit non guérie. Elle entre le 3 juin à l'hôpital Bichat. Par le toucher vaginal on sent un col petit et mobile sur la partie latérale gauche de l'utérus et faisant un peu saillie dans le cul-de-sac postérieur, on trouve une petite tumeur paraissant être un fibrome. A l'examen au spéculum on constate un catarrhe utérin très intense. L'hystéromètre enfoncé dans l'utérus ne peut pénétrer au delà de 3 centim. Le corps de l'utérus paraît hypertrophié.
:5 juin. On met à demeure dans la cavité cervicale une tige de gélosine de 3 centimètres 1/2. La malade a de l’hyperesthésie utérine.
Le 6. Dilatation avec tige de laminaria qui ne peut pénétrer que dans la cavité cervicale. 7 centim. 1/2 à l’hystéromètre. Ecoulement séreux.
Le 7. Autre lige de laminaire. l’énétration dans la cavité utérine facile. Légère douleur au moment de cettre introduction. Miction difficile.
Le 8. Mêmes manipulations, 7 centim. à l’hystéromètre.
Le 10. Ecoulement abondant de liquide roussâtre.
Les jours suivants la dilatation utérine faite avec de la laminaire iodoformée est continuée.
Le 14. Les règles apparaissent. Malgré elles, la dilatation continuée est parfaitement supportée. L’écoulement est purement séreux et peu abondant. Quelques gouttes de sang seulement. Cet écoulement dure deux jours seulement.
D'ordinaire, l’écoulement menstruel durait huit jours et était abondant et douloureux.
Le 22. Dilatation avec éponge préparée. Mucus utérin abondant.
Le 27. Même procédé de dilatation.
1er juillet. Idem.
Le 2. Curettage de la cavité utérine, et résection du col suivie de suture au catgut, après anesthésie chloroformique. Les jours suivants, pas de fièvre.
Le 29. La malade quitte l’hôpital. Plus de douleurs abdominales. Plus de leucorrhée.
29 août. La malade est revue à lhôpital Bichat, par le Dr Richelot. Atrésie de l’utérus ne permettant pas le passage de l’hystéromètre. Cica trice bourgeonnante au niveau de la résection des lèvres du col. La malade entre de nouveau à l'hôpital.
Depuis son, opération, elle n’a plus eu ses règles. Peu de douleurs abdominales. Le ventre a beaucoup grossi depuis ces deux mois d’aménorrhée. À
3 septembre. On recommence la dilatation ulérine avec de lines lami naires.
Le 11. L’utérus a 7 cent. Pas de catarrhe utérin.
(E, js
D LT dis
Le 12. On passe dans l'utérus des sondes d'Hégar ; on termine par une
grosse laminaire.
Lé13. Apparition des règles. La dilatation est continuée jusqu "au 20 sep-
tembre, jour de sortie de la malade. Ce jour-là la guérison est complète. Cathétérisme utérin très facile. Pas de catarrhe utérin. Voici un cas de propagation directe des micro-organismes de l'utérus à la
trompe de Fallope. Ces micro-organisnes avaient amené l’occlusion du con-
duit tubaire et abouti à la formation d’une poche kystique remplie de pus. Le 28 octobre 1887. Entrée au service du Dr Terrier, hôpital Bichat, salle
Chassaignac, lit 19, la nommée Viennot Vermand, 25 ans. L’affection tubo-
ovarite diagnostiquée, l'opération de laparotomie fut pratiquée le 22 novembre, par le D" Terrier. Nous renvoyons les détails symptomatiques et la description de l'opération à la thèse de notre ami le D* Monprofit, p. 105. Nous nous bornerons à donner le résullat desscultures faites avec le pus de la trompe kystique par nos bons amis MM. Hallé et Custariolet continuées par nous, l'examen du mueus utérin nous ayant fourni les mêmes microorganismes que dans la trompe.
Le 22. Ensemencement dans le tube de gélatine du pus pris dans la trompe. On le place dans l’étuve à température constante.
Le 24, Ce tube présente sur une longueur de 2 centim. liquéfaction manifeste. Cette partie est plus trouble que celle située au-dessous.
On réensemence avec ce tube deux-autres tubes de gélatine A et B. On en place un dans l’étuve à température constante. ë
Le 25 ce tube présente : liquéfaction, sur hauteur de 1 centim. Rien dans tube B.
Le 25, 3 plaques sont faites avec le tube ensemencé le 22 novembre.
Le 28 novembre. On constate dans tube À partie liquéfiée, nuage blanc.
Le 29 novembre l'examen de la plaque n° 3 dénote: 1° Dans points de liquéfaction : A. Grosses bactéries animées de mouvements lents, rythmiques. Ces bactéries sont disposées en quelques points bout à bout de façon à donner aspect de chaïnettes. Elles sont allongées.
B. Cocci en nombre considérable, mouvements rapides, quelques-uns en chaînettes allongées. D’autres isolés.
Une lamelle sèche faite avec même point de liquéfaction, et colorée au violet de méthyle à l’eau fait voir bactéries et cocci. Ces dérniers sont moins bien colorés que les bactéries. Sur les pelits points blanchâtres de la même plaque 3, présence de cocci. Cocci sur lamelle sèche colorée au rubrum et préparée avec points blanchâtres de la même plaque.
Le 29. Le tube de gélatine ensemencé le 22 novembre est entièrement liquéfié. Au fond, nuage blanchâtre et portion intermédiaire à demi trouble.
Le tube de Étlatine À ensemencé avec tube du 22 novembre présente le 29 novembre l'aspect suivant : 10 partie trouble liquéfiante ; 2° piqueté
blanchâtre intermédiaire ; 3° nuage blanc floconneux. Le tube B présente le 29 novembre : 1° partie trouble liquéfiante ; 2° atmosphère trouble se liquéfiant, autour de flocons blancs: 30: nuage floconeux blanc; 40 grains
blancs, terminaux. | Le 29, Ensemencé dans 2 tubes de gélatine des points de liquéfiaction pris
Sur plaque 3 et des points blancs, tubes C et D. 2 ensemencements dans chaque tube. LE i rh
1er décembre. On voit dans le tube C une cupule blanchâtre. Dans le
tube D le long des deux traits d’ensemencement, 2 trainées blanches opaques. "à |
Le 3. Dans le tube C, liquéfaction au-dessous, points blancs; au-dessous de ceux-ci, flocon blanc.
Dans le tube D: 1° cylindre ressemblant à goutte de stéarine ; 2 fin
piqueté blanc.
Le 6. Examen du tube C (partie liquide), donne bactéries allongées, quelques-unes en chaïînettes. Elles sont volumineuses. Examen de tube D
(prolongement blanc) donne cocci, quelques-uns isolés, les autres agglomérés,
plusieurs diplocoques. 3
Le 8. Le tube C examiné sur lame porte-objet donne bactéries vivantes. Les plaques examinées le 8 décembre présentent des champignons de l'air, La plaque 1 liquéfiée en partie présente bactéries et cocci mêlés. On ensemence, sur tube de pomme de terre sur une des faces de pomme, partie liquéfiée de tube C, et sur l’autré tube D. Pas de cultures sur celles-ci.
Pièce no 4. Série À. Pyosalpingite. 22 novembre 1887.
La pièce anatomo-pathologique examinée par le Dr Poupinel, se présente sous la forme d’une tumeur sphérique du volume d’une orange constituée aux dépens de la trompe de Fallope. Elle se compose : Examen macroscopique : 1° d'une poche principale à paroi fibro-vasculaire épaisse en moyenne de 3 à 5 millim. En son point le plus épais, situé au voisinage du pédicule utérin, la paroi mesure 15 à 20 millim. d'épaisseur. Elle présente là deux petites cavités du volume d’un petit pois. La surface interne de cette poche est tomenteuse par dépôt de pus qui la remplit (lamelles, cultures de pus pur aspiré, et de pus mélangé de sang; 2° de 2 petites poches secondaires à contenu séreux développées en apparence dans l’épaisseur de la paroi du kyste principal et à paroi lisse sans relation directe avec le kyste purulent. La tumeur présente une surface de section du diamètre d’une pièce de 2 fr. environ (face postérieure du fond de Putérus) et divers pédicules : Pun très vasculaire voisin de Putérus, un autre presque. à l'opposé du précédent et contenant dans son épaisseur un petit kyste transparent du volume d’un haricot (kyste du pavillon de la trompe). Après examen histologique fait par le D' Poupinel, on peut conclure qu’il s'est agi dans cette tumeur d’une inflammation chronique de la trompe dans une plus ou moins grande
eo]
étendue, plus intense en un point, sans doute par suite de la présence de micro-organismes, ayant amené dans ce point l’ocelusion du conduit tubaire et abouti à la formation d’une poche kystique remplie de pus. La formation de cette poche a englobé et déformé l'ovaire. Son développement est aussi vraisemblablement le point de départ de la formation de 2 kystes ‘séreux secondaires (kystes par rétention développés dans les restes des organes de la période fœtale normaux dans les ligaments larges?).
O8s. XXXIV. — Endométrite chronique d'origine tuberculeuse. — Hypertrophie du col. — Traitement par les injections vayginales antiseptiques, la dilatation, le curettage utérin et l’amputation du col. — Guérison.
Mwe Traul.., Anna (femme Gibbory), 39 ans, entre le 27 février 1888. salle Chassaignac, service du Dr Terrier. Réglée à 15 ans. Menstruation régulière et facile.
Mariée à 28 ans. Deux enfants bien portants. l'e grossesse à 35 ans. Accouchement difficile au forceps.
Pas de précautions antiseptiques.
La santé habituelle était très bonne. Pas de maladies, si ce n’est abcès multiples à la jambe à l’âge de 36 ans. La malade a commencé à souffrir du ventre immédiatement après sa 2° grossesse, lors du retour des régles, il y a 4 ans. En même temps, douleurs lombaires avec irradiations dans les cuisses et les jambes. Sensation de pesanteur dans le bas-ventre.
Le maximum des douleurs était 3 à 4 jours avant les règles ; les douleurs cessaient complètement pendant les règles, puis reprenaient, et allaient en diminuant pendant 15 jours.
Rapports sexuels très doulouroux, plus tard insupportables. En même temps écoulement blanchâtre très abondant, légèrement teinté en rouge par moments. Pas de métrorfhagies véritables. Pas de troubles de la miction. Un peu de constipation. Depuis cette époque, les douleurs et l’écoulement ont conservé les mêmes caractères. La malade a dû cesser depuis 18 mois sa profession de piqueuse à la machine. Douleurs intolérables provoquées par les mouvements des jambes. Actuellement, douleurs avec pesanteur périnéale.
Irradiations douleureuses dans les reins, le flanc droit et la face interne des cuisses. Ecoulement blanchâtre contenant des bacilles de la tuberculose très nettement visibles par le procédé d'Ehrlich.
1* mars. Diminution des douleurs depuis que la malade est au repos.
Pesanteur périnéale. Au toucher, col gros, à large orifice.
Les lèvres du col sont boursouflées. Rien dans les culs-de-sac. Utérus
dévié fortement. Le col regarde à droite. Utérus — 6 centim. Lavages antiseptiques. Laminaire. Has
Tampons iodoformés.
Le 5. 2e Jaminaire.
Le 9. Les règles arrivent avec cinq jours d'avance. Éponge roparée dans l'utérus.
Le 16. Fin des règles,
Le 17. L’éponge préparée Le en lies Doutant 16e règles est reirée. Le doigt entre facilement dans la cavité utérine. Petite éponge au fond de l'utérus. Le mucus utérin recueilli sur l’éponge renferme des bacilles tuberculeux en petit nombre, un peu granuleux.
Le 19. Opération : 1° curettage de l'utérus. Écoulement sanguin, presque nul. Grande dureté des parois; 2° amputation des lèvres du col. Sutures transversales au catgut. L'ouverture du col est assurée par un drain. Tampons iodoformés. Pansement. Les jours suivants la malade va très bien. Les coupes utérines reproduisent le bacille de Koch, après examen pratiqué le 12 avril. Quatre à cinq sont très sensibles.
13 avril. La malade est guérie. |
O8Bs. XXXV. — Endométrite ulcéreuse chronique d’origine tuberculeuse. — Hypertrophie du col. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation utérine, le curettage et la résection du col. — Guérison.
La nommée Maine, Joséphine (femme Petit), 26 ans, entre le 16 avril 1888, salle Chassaignae, lit 11, service du Dr" Terrier, hôpital Bichat. Réglée à 15 ans. Les règles ont été irrégulières jusqu’à 18 ans, abondantes pendant 6 à 7 jours, avec douleurs abdominales vives. Leucorrhée depuis l’établissement de la menstruation. Mariée à 18 ans : 3 enfants. 1er enfant à 19 ans. A 20 ans, fièvre typhoïde avec pleurésie consécutive grave. Trois mois de maladie. 2e enfant à 23 ans. 3e enfant à 25 ans. Grossesse moins bonne que les deux autres. Depuis la 2° grossesse, elle a commencé à souffrir de l'abdomen surtout à droite. La leucorrhée et les douleurs ont augmenté depuis la 3° couche.
Douleurs dans le bas-ventre couilles avec pesanteur, et irradiations dans les reins, le périnée et la face interne des cuisses. Marche et position assise très douloureuses.
Le 16. Utérus en antéversion, incliné à droite. 7 cent. 5 1/2 à l’hystéromètre. Mobilité de l'utérus. Col gros, mou, largement ouvert, avec exulcération des deux lévres en ectropion. Caterrhe purulent abondant contenant des bacilles de la tuberculose. On pratique des injections antiseptiques.
Le 21. Laminaire moyenne. Elle entre facilement,
Le 23. Laminaire plus grosse.
Le 25. Règles, douleurs comme d'habitude.
Le 27. Idem.
1er mai. Règles terminées. On recommence la dilatation. Petite lami-
naire.
Le 4. Laminaire retirée. 8 cent. 1/2 à l’hystéromètre. Autre laminaire moyenne.
Le 8. Idem. Catarrhe utérin, plus clair. Les jours suivants on continue la dilatation.
Le 25. Opération : Curettage utérin; et amputation du col. Sutures au catgut. Les suites opératoires ne laissent rien à désirer.
Le 18. La malade va aussi bien que possible. Plus de catarrhe utérin. Plus de douleurs abdominales. Dans l'utérus le mucus difficile à prendre ne contient plus de bacilles.
13 juin. Elle sort guérie. Les coupes utérines pratiquées le 16 août et examinées le 21 contiennent des bacilles de Koch en fort petit nombre.
O8s. XXXVI. — Endométrite tuberculeuse. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation utérine et le curettage. — Guérison. =
Mne A..., 35 ans, a eu deux enfants à terme, le dernier il y a quatre ans.
Fausse couche de quatre mois il y a un an. La malade est sujette à s’enrhumer.
Sommet droit suspect. Depuis sa fausse couche, elle se plaint de douleurs abdominales, de flueurs blanches très abondantes.
Les règles ne sont pas abondantes, mais elles sont revenues à plusieurs reprises dans l’époque intermenstruelle. Traitée par des scarifications du col, des cautérisations cervicales et intra-utérines, par l’hydrothérapie, l’amélioration w’a éié que momentanée.
Le 1° mars 1888. Nous trouvons que les annexes sont saines. L'utérus est gros et lourd; 7 centim. à l'hystéromètre. Il est un peu abaissé,
Le col est très volumineux. Catarrhe utérin muco-purulent abondant.
L’examen histologique et bactériologique du muco-pus contenu dans Putérus montre une grande quantité de bacilles de la tuberculose. Il y en a de 10 à 20 dans chaque champ du microscope à 400 diamètres. Ces bacilles sont souvent en amas et un peu granuleux, comme on le rencontre dans certains spécimens de crachats. Pendant tout le mois de mars, d'avril et de mai, nous ordonnons des injections vaginales avec la solution d’acide fluorhydrique à 5/2000. En même temps, nous dilatons tous les deux jours l’uté-
rus de la malade avec des tiges de gentiane trempées dans la solution à 1/10 d’éther au bichlorure de mercure.
Ce traitement fait diminuer l’écoulement burulent qui devient en mai très clair et dépourvu de micro-organismes. Malgré cela, curettage utérin pratique le 12 mai avec les procédés ordinaires.
A la fin du mois de mai, tout écoulement a cessé, les douleurs abdominales n’existent plus.
Le mucus utérin examiné ne contient plus de bacilles de Koch.
Nous en avons vainement cherché aussi dans les débris de muqueuse enlevés par le curettage.
Depuis nous avons eu l’occasion de revoir la malade. La guérison s’est maintenue complète.
Les règles sont revenues à partir du mois de juillet ; et sont tout à fait normales.
À O8s. XXXVII. — Endométrite tuberculeuse. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation utérine, le curetlage el le polissage utérin. — Guérison.
Mme T.., 41 ans, bonne santé habituelle jusqu’à 35 ans. Depuis cette époque trois fausses couches ; la dernière il y à trois ans. Il y a un an, le mari de la malade atteint de tuberculose génitale est mort de tuberculose pulmonaire aiguë. La malade se plaint depuis l’âge de 30 ans (époque de sa première fausse couche) de douleurs abdominales vives ef de leucorrhée très abondante alternant avec des hémorrhagies.
Examinée le 20 juillet 1888, le même état persiste. Le col énorme est congestionné. L’utérus est gros et lourd, très peu mobile, Masses inflammatoires dans les ligaments larges.
Le mucus utérin jaunâtre, épais, examiné, contient des bacilles de Koch. On ordonne des injections vaginales avec la solution d'acide fluorhydrique et on place tous les 2 jours dans l’utérus des tiges de guimauve.
Chaque pansement intra-utérin amène une diminution de l'écoulement sanguin. En cinq semaines, l'organe a repris son volume normal. Plus d’hémorrhagies utérines. Ce traitement est continué jusqu’au 26 août. À cette époque, le mueus utérin examiné ne contient plus de micro-organismes. Malgré cela, curettage et polissage utérin le 27 août.
18 septembre. La guérison est complète. Plus de bacilles de la tuberculose dans le mucus utérin. Quelques-uns dans les coupes provenant des débris de la muqueuse curettée.
En octobre, la guérison s’est maintenue complète.
4. — Seigneur, 25 ans, blanchisseuse. Endométrite chronique, ulcéreuse septique, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet tous les deux jours et injections au sublimé à 1 gr. pour 2000, deux par jour. Surveillance du 6 mars 1886 au 28 avril, à l'hôpital Beaujon, service du D' Labbé. Guérison.
2. — Darquert, Marie, 32 ans, couturière. Endométrite cervicale ulcéreuse septique, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet tous les deux jours et injections au sublimé à 1 gr. pour 2000, deux par jour. Surveillance du 2 mars au 29 avril, à l'hôpital Beaujon, service du Dr Labbé. Guérison.
3. — Autain, Joséphine, 18 ans, femme de chambre. Endométrite cervicale ulcéreuse septique, origine gonorrhéique. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet tous les deux jours et injections au sublimé à 1 gr. pour 2000, deux par jour. Surveillance du 2 mars au 29 avril, à l NT Beaujon, service du Dr Labbé. Guérison.
4. — Huel, 41 ans, cuisinière. Périmétrite, éversion des 2 lèvres du col. Endométrite ulcéreuse chronique, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet tous les deux jours et injections au sublimé à 1 gr. pour 2000, deux par jour, Surveillance du 2 mars au 29 avril, à l'hôpital Beaujon, service du Dr Labbé, Amélioration.
5. — Delcourt, 36 ans, journalière. Endométrite ulcéreuse chronique. Lacération des lèvres du col. Rétroversion, hystéralgie, origine puerpérale. Tampons de Vulliet et crayons iodoformés, deux fois par semaine. Injections au bichlorure à 1/2000, deux fois par Jour. Surveillance du 10 janvier 1887 au 18 juillet, service du Dr Terrier, hôpital Bichat. Revue le 12 septembre. Guérison.
6. — Vion, 22 ans. Endométrite chronique ulcéreuse, origine puerpérale. Surveillance du 24 janvier 1887 au 11 juillet 1887. 7. — Paris, Augustine, 23 ans. Antéflexion, endométrite cervicale, ulcé-
ration àlalèvre antérieure, origine puerpérale. Surveillance du 17 janvier 1887 au 18 juillet. Revue le 29 août.
8 — Vidgrain, 38 ans. Myométrite ulcéreuse. Hystéralgie, origine puerpérale. Surveillance du 22 avril au 9 juin 1887. Revue le 30 octobre. Guérison.
9.— Lesage, 30 ans, journalière. Endométrite ganuleuse chronique septique, ulcération de la lèvre antérieure, origine gonorrhéique. Traitement intrautérin. Tampons de Vulliet et injections au bichlorure à 1 gr. pour 2000. Surveillance du 28 mai au 10 juin 1887. Guérison.
40. — Scheblin, 39 ans. Endométrite hémorrhagique, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet et injections au bichlorure à 1 gr. pour 2000. Surveillance du 20 juin au 18 juillet. Guérison,
44. — Pentz, 35 ans. Endométrite chronique ulcéreuse, origine puerpé-
rale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet et injections au bichlorure à 1 gr. p. 2000. Surveillance du 7 janvier au 18 juillet. Amélioration.
42. — Cadoret, 28 ans, femme de ménage. Endométrite chronique septique ulcéreuse, hystéralgie, origine puerpérale. Traitement intra-utérin, Tampons de Vulliet et injections au bichlorure à 1 gr. p. 2000. Surveillance du 7 janvier au 18 juillet. Guérison.
43. — Parfont, 26 ans. Endométrite era septique ulcéreuse, hystéralgie, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet et injections au bichlorure à 1 gr. p. 2000. Surveillance janvier et février. Guérison,
44. — Béguin, 32 ans. Endométrite chronique septique, ulcération de la lèvre antérieure, congestion intense du col, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet et injections au bichlorure à 1 gr. p. 2000.
Surveillance du 7 janvier au 22 juillet. Revue le 14 octobre 1887 par le D' Hallé, col sain. ; |
45. — Fougères, 21 ans, bijoutière. Endométrite cervicale, atrésie du col, origine puerpérale. Traitementintra-utérin. Tampons de Vulliet et injections au bichlorure à 1 gr. p. 2000 et tiges de laminaire. Surveillance du 13 mai au 8 juillet. Revue en novembre. Guérison.
46. — Boussard, 29 ans, couturière. Endométrite chronique septique, ulcération de la lèvre antérieure, hystéralgie, déchirure du périnée, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliel et injections de bichlorure 1 gr. pour 2000. Surveillance du 6 mars au 13 juillet. Guérison.
47. — Bourgade, 30 ans, employée de commerce. Endométrite chronique ulcéreuse septique, hystéralgie, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet et injections de bichlorure 1 gr. pour 2000. Surveillance du 3 juin au 13 juillet. Guérison.
48. — Dugimont, 26 ans. Endométrite végétante septique, ulcération du pourtour de l’orifice, origine puerpérale. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet et injections de bichlorure 1 gr. pour 2000. Surveillance du 8 au 15 juillet. Amélioration.
49. — Roche, 42 ans, journalière. Hypertrophie du col, ulcération de la lèvre postérieure, origine puerpérale, 3 enfants. Traitementintra-utérin. Tampons de Vulliet et injections de bichlorure 1 gr. pour 2000. Surveillance du 7 janvier 1887 au 4 mars. Guérison.
20. — Neiter, 28 ans. Endométrite chronique, ulcération de la lèvre antérieure, origine gonorrhéique. Traitement intra-utérin. Tampons de Vaulliet et injections de bichlorure 1 gr. pour 2000. Surveillance du 14 janvier au 1er avril. Guérison.
24. — Chias, 34 ans. Cystocèle. Rectocèle. Endométrite chronique ulcéreuse (pourtour de l’orifice), origine puerpérale (4 enfants, le dernier il y a six mois). Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet et injections de bi-
chlorure 1 gr. DES 2000. Surveillance du 16 nr au 30 Li 1888.
Guérison. ; PP REA
- 22. — Bossu, 30 ans. Endométrite chronique, tbe ou double du ab, origine paepéels. 7 enfants, 2 fausses couches. Traitement intra-utérin. Tampons de Vulliet et injections de bichlorure 1 gr. pour 2000. Sheet du 25 mars 1887 au 27 mai 1887. Guérison.
23.— Louis, 43 ans, journalière. Vaginite, endométrite IR conséeutive, origine blennorrhagique, Traitement, injections au bichlorure à 1/2000, tampons de Vulliet. Surveillance du 5 août 1887 au 4 novembre. Guérison,
24. — Julie André, 18 ans. Vaginite, endométrite chronique consécutive, ulcération du pourtour de l'orifice, origine blennorrhagique. Examen le 11 novembre et le 14 gonocoques, cultures de gonocoques sur agar. Traitement, injections au bichlorure à 1/2000, tampons de Vulliet. ShrenRees du 11 novembre 1887 au 30 novembre. Amélioration.
25.— Fardet, Jeanne, 17 ans. Vaginite, endométrite chronique consécutive, uleération du pourtour de l'orifice, examen 187 décembre, gonocoques. Traitement, injections au bichlorure à 1/2000, tampons de Vulliet. Surveillance du 6 décembre 1887 au 30 janvier 1888. Amélioration.
26. — Girardot, 18 ans. Vagino-métrite blennorrhagique, examen le 13 septembre. Gonocoques dans le pus uréthral, le liquide vaginal et le muecus utérin. Le 19 septembre id., cultures très nettes. Traitement, injections au bichlorure de mercure à 1/2000 et crayons au bichlorure intra-utérins. Surveillanee du 9 septembre 1887 au 27 janvier 1888. Le 15 octobre plus de gonocoques dans le mucus utérin, Revue en janvier 1888. Guérison maintenue,
27. — Bourdin, 41 ans. Endométrite chronique, exulcération des deux lèvres ducol, catarrhe muqueux, origine puerpérale, quelques bactéries courtes, cocci isolés en petitnombre. Traitement, injections au bichlorure à 1/2000, crayons iodoformés. Surveillance du 6 septembre au 29 septembre. Guérison.
28. — Meyer, 26 ans. Rétroversion. Endométrite cervicale (uleération du pourtour de l’orifice), origine puerpérale (1 enfant il y à 5 ans, fausse cou- . che ily à 3 mois), bactéries courtes, le 3 septembre liquéfaction dans gélatine après ensemencement au bout de 8 jours, mêmes bactéries dans tube de gélatine. Traitement, injections antiseptiques. Tampons de Vauiliet, crayons iodoformés. Surveillance du 2 septembre 1887 au 14 octobre. Guérison, plus de micro-organismes le 30 septembre.
29. — Reverdy, 24 ans. Endométrite cervicale (ulcération du pourtour de l'orilice), origine puerpérale {3 enfants, le dernier le 12 novembre 1886), bactéries eourtes, le 3 septembre liquéfaction dans gélatine après ensemencement au bout de 8 jeurs, mêmes bactéries dans tube de gélatine. Traitement, injections antiseptiques. Tampons de Vaulliet, crayons iodoformés. Surveillance du 29 octobre au 1er décembre, Guérison, plus de micro orgauismes le 30 septembre.