‹ Des Endométrites Infectieuses: Rôle des micro-organismes dans la pathogénie des maladies des femmes; Essai de thérapeutique utérine antiseptiqueChapitre 17 sur 22 · ENT · texte numérisé non relu

ENT

me du col, diminution de l’ulcération. FOUR utérin: plus oder mais renfermant toujours des gonocoques.

On continue le même traitement. RUE : LG:

Le 18 etle 19, dans le mucus utérin encore des Sono oies Le 29. Plus de catarrhe utérin, mais ulcération persistante. L'examen ée mucus montre encore des gonocoques en petite quantité. Amélioration.

Os. XL — Endométrite ulcéreuse hémorrhagique. — Traitement par les injections vaginales BRFHÉPQMNES) et la dilatation.— Guérison. |

. Poirier, 28 ans, salle Chassaigaac; hôpital Bichat, service du Dr TERRIER. Réglée à 12 ans 1/2. Menstruation toujours régulière. Depuis quatre mois,

-pertes blanches habituelles, alternant avec des pertes sanguines. En même temps, douleurs abdominales et rénales, pesanteur au périnée, rapprochements sexuels douloureux

8 décembre. Ces phénomènes la font venir à la consultation. A l’examen, rien dans les culs-de-sac ; le col est mobile, entr'ouvert. Il présente sur les deux lèvres, une large ulcération granuleuse framboisée. Catarrhe muco-purulent contenant des gonocoques. On ordonne des injections vaginales antiseptiques.

Le 10. On ensemence dans les tubes de gélatine et d’agar peptonisé neutre du muco-pus dans le col utérin avecles précautions habituelles.

On fait aussi directement des lamelles.

Par la coloration au bleu de méthyle et au violet de gentiane, on voit des

-cellules à gonocoques, quelques cellules vaginales pavimenteuses, et des ‘4 bules de pus.

Le 14. Tubes de gélatine, on voit quelques grains blanchâtres pulvérulents le long de la raie d’ensemencement.

Le 15 et le 16 ces grains se prolongent plus bas.

Le même traitement est continné chez la malade.

Le 14. Dilatation utérine avec tiges de laminaire. Tampons iodoformés. Ce traitement est pratiqué tous les deux jours.

Le 17. Cultures dans le même état. L'examen de ces grains dénote la présence de cocci agglomérés, plusieurs en chaînettes.

Le 17. On refait de nouveau des lamelles avec du pus pris directement dans le col utérin dilaté avec une laminaire iodoformée. Présence de gonocoques très bien caractérisés. On fait deux préparations, et on les colore l’une au bleu de méthylène à l’eau, l’autre en rouge. Avec un des tubes de gélatine du 10 décembre on ensemence, le 17 décembre, un autre tube de gélatine B que l’on place dans une étuve à température constante.

Le 20. Ce tube B présente la même culture que les premiers gonocoques par l'examen sur les lamelles.

Le 20. 3e ensemencement dans le tube B, dans un 3e tube C. Ce ue est placé dans l’étuve, température constante.

Le 90. Ensemencement dans 2 tubes de bouillon de veau stérilisé du tube B.

Le 22. Vérification de la culture dans du bouillon de veau stérilisé du 20 décembre » qui présente un aspect complètement trouble, cocci vivants. Sur lamelles, cocci en chainettes.

Le tube B du 17 décembre, placé dans l’Stuve, est liquéfié. Le tube C du 20 décembre, dans l’étuve, présente un nuage de tétredon et au-dessous quelques grains fins d’un blanc jaunâtre. On ensemence un tube contenant le bouillon de veau stérilisé, avec le tube de bouillon du 20 décembe Dans un tube agar ensemencement avec la culture du tube de gélatine C du 20 décembre. L’ensemencement du tube de gélatine prits directement dans le col utfrin, le 19, donne le 22 décembre un nuage de liquéfaction et au-dessous un fin semis de grains blanc jaunâtre.

Le 22. Inoculation dans l’œil gauche d’un cobaye du tube de gélatine (3e culture). Au préalable 1 goutte de solution de cocaïne à 1/20 dans l’œil de l’animal.

Le 23. Le cobaye présente une goutte de pus concentrée à l’angle interne de œil. Le 24. Pas de pus. Glande lacrymale très rouge. Le 25. Idem. Le 26. Idem. Le 27. Mort du cobaye. Cornée généralement dépolie, se désagrégeant facilement. On peut faire sourdre une goutte de pus de l’œil gauche.

Examen de ce pus : cocci. Ensemencement de ce pus pris dans le cul-de-sac conjonctival du cobaye dans du bouillon de veau stérilisé, et dans un tube de gélatine.

Le 29. L'examen de ces 2 tubes dénote la présence de cocci, quelques rares bactéries.

Ces 2 tubes sont l’un celui du bouillon de veau complètement trouble, l’autre celui de gélatine, une culture de grains d’un blanc jaunâtre ovoïdes le long de la raie d’ensemencement.

7 janvier 1888. La malade est revue à l'hôpital. Elle n'a pas encore eu ses règles. Plus de douleurs abdominales. Plus de pertes blanches, ni de pertes sanguines. Par l’examen au spéculum, le col est encore légèrement exulcéré. Encore un peu de catarrhe du col contenant quelques gonocoques. Même traitement. Elle est revue 2 fois par semaine. Le 29. Plus d'ulcération du col. Pius de catarrhe cervical ; même traitement.

5 février. Mucus clair. Ensemencement danstube de gélatine, etdans tube agar. Les jours suivants, pas de cultures Les deux tubes sont gardés. Examinés le 24 juillet les tubes de gélatine et d’agar sont secs, séparés des parois du tube, mais ne présentent aucune culture. Le 16 août, rien non plus.

Voici une observation que nous devons à l’obligeance de notre excellent maître, M. le D' TERRIER.

SOL hrs er à

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À : ps: le “a ‘ L # FC ÿ Ows. XIL -- Endométrite blennorrhagique. — Trailement par les ONE injections vaginales antisepliques et les crayons intra-utérins

} au en met de mercure. — Guérison. | | À ! | NÉ y . Mus B..., 84 ans. Réglée à 13 ans. ;, Mal portante était jeune ie ; faiblesse Ko 4 EL rues gauche à 36 ans. Mariée à 30 ans. Fa | ; Depuis 4 ans, elle perd des mucosités colorées en vert et bios Pas 4 de % douleurs abdominales. Quelques maux de reins. Écorchures aux petites lèvres

par la marche et les flueurs blanches. État général assez bon, mais’ lassitude fréquente ; figure tirée. Me B. est vue pour la 1'° fois le 20 juillet 1887. Le col utérin exulcéré au pourtour de son orifice laisse échapper des mucosités épaisses F tachant le linge en vert. Pas de douleurs en urinant. On examine le mucus ütérin à cette époque et on y constate la présence de nombreux gonocoques. Des ensemencements de ce mucus sont pratiqués dans-les tubes de pepto-gélatne et d’agar-agar.

ue w'aitement du catarrhe utrin, on ordonne des injections au bichlorure de mercure à 1/2000, et on introduit deux fois par semaine dans la cavité utérine un crayon au bichlorure de mercure maintenu par un tampon d’ouate hydrophile. Les cultures faites dans lagar le 20 juillet donnent le 23 Paspect de fines granulations. Les jours suivants idem. L'examen microscopique dénote PEUX la présence de gonocoques dans ces tubes. Le bouillon de veau stérilisé ensemencé avec cette culture se trouble dans les 24 heures et reproduit les mêmes micro-organismes. L'examen en lames creuses de ces cultures dénote la présence de gonocoques animés de mouvements rofatoires et oscillatoires. Mêmes manipulations le Le" août, mêmesrésultats. Le 16, on ensemence dans deux tubes ht de gélatine de la culture provenant des tubes d'agar du 20 juillet. Le 21 août, R. dans les tubes de gélatine, la culture présente la disposition suivante : 1° grains blancs superficiels arrondis, 2 grains idem au-dessous d’eux. Leur examen dénote une culture pure de gonocoques. Depuis le traitement par. les mjections et les crayons au bichlorure, la malade à eu une amélioration constante et régulière. L’écoulement a peu à peu diminué, à tel point que la malade ne s’en aperçoit plus. La guérison est parfaite en décembre, et se maintient telle dans Pannée 1888.

. AUL. — Endomélrite végétante septique. — Traitement par les , an. vaginales antiseptiques el la dilatation utérine. — Guérison.

Thetelain, Angèle, 19 ans. Entrée le 1e septembre 1887, salle Chassaignae, hôpital Bichat, service de M. le Dr TERRIER.

ie? à

| Réglée à: 13 ans 1/2 facilement et sans douleurs. Jamais de soins de propreté. Jamais d’injections vaginales. Début il y a une année par des pertes continuelles et des douleurs abdominales. Au toucher, col entr ouvert.

3 septembre. La malade perd encore un peu. Petite iléération tds short: cielle. Un peu de catarrhe muqueux. Ce catarrhe est souvent purulent. Utérus, 6 cent. Dilatation. Après des injections vaginales antiseptiqués on dilate l’utérus avec une laminaire. Le muücus utérin examimé contient ER bactéries grèles,

allongées et des cocci libres.

Le 5. Utérus, 5 cent. 1/2. Laminaire. Injections Fesihales adptiques chaudes continuées dis l'intervalle des dilatations. Plus de douleurs,

Le 7. Dilatation avec le dilatateur de Sims. |

Le 9. Col gros. Toujours légère ulcération superficielle. Crayon iodoformé dans la cavité du corps. Catarrhe muco-purulent.

Le 11. Ulcération circulaire très superficielle. Bon aspect du col. C atéfhe muco-purulent très abondant. Utérus, 6 cent. Tampon iodoformé sur le col.

Le 12. Tampons de Vuillet intra-utérins.

Le 17, Catarrhe clair du corps. Col entièrement guéri.

Le 19. Peu de catarrhe. Col rugueux à l’intérieur. Introduction d’une laminaire fine. Chute de la laminaire le 21.

Le 22. Utérus, 6 cent. Plus de rugosités intra- utérines. Crayon iodoformé dans le col. La malade est guérie, elle quitte l'hôpital.

L'examen du mucus utérin pratiqué le 1er septembre, donne : 1° des bacté: ries, les unes grêles, allongées, les autres plus courtes et plus larges. Leur longueur varie de 2 à 3 & et de 1 y: à 1 p 1/2 pour la largeur ; 2° des cocci ayant tous le même volume et ne variant pas de forme. Ils ont 1 4 de longueur et 1/4 de x pour la largeur. On ensemence dans des tubes de gélatine et d’agar peptonisé ce mucus utérin. Les cultures donnent le 4 septembre une série de grains blanchâtres réfringents le long des voies d’ensemencement,

6 septembre. Le tampon d’ouate retiré de lutérus présente une sécrétion purulente. Le pus examiné au microscope, sur lamelles colorées, au grossissement de 450 diamètres, avec objectif à immersion, montre des cellules utérines, globules de pus, bactéries et cocei. Les bactéries sont les plus nombreuses. Par le procédé de double coloration (Ehrlich-Gramm) on aperçoit les bactéries disposées en filaments droits, tranchant par leur coloration violette sur le fond rosé de la préparation. On voit aussi des cocci en chaînettes. Ces cocci sont arrondis, ayant tous le même volume et ne variant pas de forme. Les dimensions des cocci sont de 1 y pour la longueur et de 1/4 de » pour la largeur. Les bactéries sont grosses, larges, présentant des longueurs variables.Les dimensions dés bactéries varient de 2 à 3 à pour la longueur of de 1 : pour l'épaisseur.

Le 9. Tampon d’ouate retiré de lutérus présente une sécrétion purulente. Le pus examiné au microscope montre des cellules utérines, prismatiques, globules de pus. Présence de la même bactérie. Quelques cocci,

| us

Le 11. On ensemence deux rh à l’agar et à la gélatine peptonisée avec ce mucus. PRUTS 16

Le 12. On commence à apercevoir le long des lignes dénsemencement une raie blanche très opaque dans les deux tubes.

Le 14. Le muco-pus pris sur un tampon d’ouate retiré de l'utérus, donne après examen des cocci et des bactéries en quantité considérable. Les bactéries sont toujours les unes allongées, les autres courtes, renflées à leur milieu. Globules de pus abondants.

Sur les cultures du 11 et du 12, on voit apparaître le 19 un petit plateau blanchâtre parsemé de petits grains jaunes à la surface des tubes ; au-dessous de ce plateau un long filament floconneux recouvert de petits grains jaunätres. Dans le tube de gélatine l'examen microscopique des grains jaunâtres montre l'existence d’un petit nombre de bactéries ; les cocci seuls abondent.

Deux lamelles sont colorées, l’une au violet de gentiane, l’autre au rouge Rubin.

Dans le tube d’agar les grains jaunes pris sur la surface de la culture montrent des amas de cocci, pas de bactéries. Deux lamelles. L’une au rouge, l’autre au violet.

20 septembre. Sur le tube de gélatine du 11 septembre, on trouve une cupule de liquéfaction, un filament trouble au centre duquel se trouve un gros grain jaune et enfin, une portion trouble, nuageuse, au travers de laquelle six gros grains jaunâtres. Sur le tube d’agar du 11 septembre : filaments blancs le long desquels petits grains jaunes quelquefois grains identiques isolés. Sur le tube d’agar du 12 septembre, on voit de gros points jaunes superficiels et un long filament composé de petits grains réunis d’un blanc jaunûtre.

21 septembre. Sur le tube de gélatine du 12 septembre, on trouve : une partie liquéfiée, une partie trouble et au-dessous point jaune, quelques grains jaunâtres.

Le 22. Avec le tube de gélatine du 11 septembre, ensemencements de 3 tubes de gélatine. Tube 1, deux ensemencements ; tube 2, cinq ensemencements avec tube 1 ; tube 3, dix ensemencements avec tube 2. Puis trois plaques de verre sont encemencées avec ces tubes. Plaque n° 2, avec tube 3; plaque 2 avec tube 2 plaque 3 avec tube 2.

Le 23, La malade sort guérie. Examen de son mucus le jour de sa sortie, quelques globules de pus en faible quantité, cellules épithéliales du vagin et de l'utérus. Plus de cocci, plus de bactéries.

Le 27. Sur la lame 3 rien, sur la lame 2 cinq colonies blanches, petites, sur la lame 2, 3 colonies plus grandes que celles de la lame 2 et blanches. Vérification des lames. Amas de cocci sur la lame 2 et de bactéries sur la lame 2 et 5.

Le 25. Sur lame 3, bactéries ; sur lame 2, cocci ; sur lame 2, cinq colonies liquéfiantes, leur examen dénote bactéries, cocci sur points blanes.

€ 29. Ensemencement dans tube gélatine peptonisée des points jaunes de

liquéfaction de plaque n° 2, d’agar du 22 septembre. Dans un 2e tube gélatine peptonisée, ensemencement des points blancs de plaque 2 à l’agar du 22 septembre. |

3 octobre. Le tube d’ensemencement des points jaunes de Jiquéfaction présente à sa surface, de petits grains jaunes, transparents, hyalins, une cupule de liquéfaction, des grains jaunâtres fins, un nuage de grains jaunes.

Dans le 2e tube d’ensemencement des points blancs de plaque d’agar du 11 septembre, plaques blanches superficielles, flocons blancs. La vérification de ces 2 tubes dénote la présence de bactéries multiples dans le tube de liquéfaction contenant des grains jaunes. Des coccise trouvent en quantité, en amas, en chaînettes, et isolés dans le tube renfermant des flocons blancs.

Le 7. Idem.

OBs. XIV. — Endométrite chronique septique d’origine puerpérale. — Atrésie du col. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques et la dilatation utérine. — Guérison.

Richet, Henriette (femme Dufau), 37 ans, cuisinière, demeurant rue Fagillau, 23 (Levallois-Perret).

La malade a eu un enfant il y a vingt ans. Depuis elle se plaint de douleurs abdominales avec leucorrhée abondante. Elle fut cautérisée par le Dr Nélaton. Depuis, les pertes blanches et jaunes ont continué à se produire. Fausse couche à 23 ans. Les douleurs reparaissent. Il y a un an grattage utérin par M. Schwartz. Pas de dilatation après le grattage.

27 janvier. La malade entre à la salle Chassaignac, dans le service du D'Terrier, lit n° 14. On constate une atrésie à peu près complète du col. L'examen du mucus dénote la présence de bactéries allongées.

4 février. Débridement du col en haut et sur les côtés.

Le 18. La malade sort de l’hôpital guérie.

La malade ne souffre plus au moment de ses règles, elle est bien réglée. Douleurs dans la partie droite de l'abdomen.

10 juillet. Malgré l'opération l’atrésie persiste. Dilatation avec de la gélosine.

Le 15. Amélioration. La gélosine est continuée.

Le 22. La malade a eu ses règles pendant la dilatation. Tige de gélose.

Le 25. La malade entre de nouveau à l'hôpital Bichat, lit 19, pour des douleurs abdominales vives. L’utérus est très perméable. Pas de catarrhe. On continue la dilatation avec des tiges de laminaire. Injections antiseptiques chaudes.

4 août. La malade sort guérie.

L'examen du mucus très clair dénote l’absence de bactéries.

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O8s. XV. — Endométrite septique ulcéreuse d’origine puerpérale. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation, le curettage utérin et la résection de la lèvre antérieure. — Guérison.

La nommée Puiguet, Aldona (femme Billa), 28 ans, entre le 23 avril 1888, salle Chassaignac, lit 8, sérvice du D" Terrier, hôpital Bichat. Réglée à 15 ans 1/2, Menstruation peu abondante, douloureuse, Mariée à 21 ans. Trois enfants. Les deux premiers accouchements normaux. La troisième grossesse à 25 ans. La malade a eu des malaises, des évanouissements fréquents. Accouchement à 8 mois, à St-Louis ; la malade était debout. Chute de l'enfant, rupture du cordon, délivrance une demi-heure après. Retour des règles un mois après. Mais depuis ce moment les règles ont été d’une quantité insignifiante, en même temps, syncopes fréquentes, coliques violentes, points douloureux au niveau des deux ovaires, surtout à gauche, obligation de garder le lit.

Leucorrhée très abondante depuis un an et demi, douleurs dans le bas-ventre, les reins et la région périnéale. Position assise intolérable. Vue à lhôpital Bichat le 5 mars. Col gros, hypertrophié. Écoulement muco-purulent abondant. Exulcérations arrondies des deux lèvres. Le mucus utérin examiné présente des microcoques en chapelets et isolés et des bactéries dans les cellules épithéliales. =

11 mars. Pertes blanches abondantes. Col gros, rouge, saignant facilement. On ordonne des injections antiseptiques. Cet état persiste jusqu’en avril.

23 avril. Entrée de la malade à l’hôpital. L’utérus présente 8 centimètres à l’hystéromètre. Dilatation avec laminaire moyenne. Introduction facile.

Le 25, Laminaire retirée. Injection antiseptique. Grosse laminaire. Le mucus examiné le 29 présente des microcoques isolés et quelques bactéries courtes, La dilatation est continuée les jours suivants et parfaitement supportée.

5 mai. Curettage de lutérus. Résection de la lèvre antérieure. Suture en surjet au catgut de celle-ci. La cavité utérine est bourrée d’un chapelet de petits tampons iodoformés.

Le 25. La malade sort guérie. Le mucus utérin examiné est limpide, en minime quantité et ne contient aucun micro-organisme,

Os. XVI. — Endométrite septique ulcéreuse d’origine puerpérale.— Hypertrophie du col. — Traitement par les injections vaginales antisepliques, la dilatation utérine, le curettage et lamputalion du col, — Guérison.

La nommée Beuzay, Marie (femme Lebreton), 39 ans (rue des Abouts, 20),

cuisinière, entre le 5 avril 1888, service du D" Terrier, hôpital Bichat, salle :

Chassaignac, lit 8 bis. Fièvre intermittente à 15 ans durant trois mois. Variole à 18 ans. Réglée à 11 ans, avec malaises, coliques et douleurs rénales per-

sistant encore aujourd’hui à chaque époque menstruelle. Mariée à 24 ans. Six

enfants. Un seul survivant. Une fausse couche de 4 mois. Métrite en 1880. Soignée à St-Antoine, par des scarifications et des cautérisations. Pasd’antisepsie vaginale. Jamais de guérison complète. Coït douloureux, pesanteur périnéale, douleurs dans le bas-ventre avec irradiations rénales. Constipation habituelle. Envies fréquentes d'uriner, avec cuisson à la fin de la miction. Tous ces symptômes ont augmenté depuis 13 mois, date du dernier accouchement. Leucorrhée habituelle, abondante. A l'examen, cystocèle, rectocèle, Col de l'utérus énorme, largement fendu, ulcération des deux lèvres. Utérus dépassant la symphyse pubienne. Le mucus utérin examiné contient des bactéries grêles, mobiles, et des cocci en chainettes de 3 à 4 éléments.

8 avril. Le repos aulit amène quelque soulagement. Injections antiseptiques. On commence la dilatation utérine avec des tiges de laminaire. Cette dilatation est continuée les jours suivants. Le 29. On examine le mucus utérin. Il présente les mêmes micro-organismes ; mais en moindre abondance. Cultures du mueus dans tubes d’agar et de gélatine peptonisée.

4 mai. La dilatation utérine est suffisante.

Le 7. Les cultures ont végété dans les deux tubes. Celui de gélatine peptonisée est en partie liquéfié contenant des bactéries. Au-dessous de cette partie liquide grains blanc jaunâtre, très fins, pulvérulents, contenant cocci. On imocule à une lapine et à deux chiennes cette portion liquéfiée de la culture. L'inoculation est faite dans leur vagin au moyen d’un compte-gouttes stérilisé et d’un spéculum en verre.

Le 12. Curettage utérin et amputation du col de la malade. Le 13. Les inoculations aux animaux n’ont produit chez les animaux qu’une inflammation vaginale et vulvaire insignifiante.

Le 27. La malade se lève.

1er juin. Elle est guérie. Des coupes utérines examinées le 23 juillet dénotent la présence de bactéries et de cocci ayant pénétré à travers les fibres musculaires de l'utérus et disposées le long de celles-ci ; quelques-uns de ces micro-organismes autour des vaisseaux sanguins. 21 août. Le tube de gélose

DOTÉ | k

peptonisée examiné contient des bactéries et des cocci. Le 23. On réensemence dans un tube d’agar de la culture du 29 avril.

27 août. La culture se présente comme une fine traînée pulvérulente de grains blanc jaunâtre le long de la ligne d’ensemencement, et ne fournit qu’une trame de micrococci au microscope. :

Ons. XVII. — Endométrite ulcéreuse septique d'origine puerpérale.— Hypertrophie du col. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation utérine, le curettage et la résection des lèvres du col. — Guérison. \

La nommée Petit-Jean, Antonia (femme Bouet), 35 ans, couturière, rue Clairaut, 17, entre le 7 juin 1888, salle Chassaignac, lit 2, service du Dr Terrier, hôpital Bichat. Bonne santé habituelle. Réglée à 13 ans, régulièrement dès le début, sans douleurs. Mariée à 21 ans, 4 enfants. Deux fausses couches. La 1e fausse couche à 22 ans lui détermina des accidents fébriles dus à la rétention du placenta. Elle était de 2 mois.

Le début de l'affection remonte à 12 ans après le 2e accouchement. Pesanteur périnéale. Douleurs à gauche de l'abdomen. Leucorrhée abondante. Rapports conjugaux douloureux. A la Maternité, on lui cautérisa le col utérin. Jamais d’injections vaginales antiseptiques.

Ces phènomènes ont persisté jusqu’à aujourd’hui.

À l'hôpital Bichat, le 11 mai. Col dur, très ouvert. Utérus mobile. Au spéculum : col très hypertrophié, largement fendu en travers. Ulcérations des deux lèvres, surtout de l’antérieure. Rien dans les culs-de-sac. Cavité utérine, 8 cent. Catarrhe utérin muco-purulent abondant présentant à l’examen des bactéries allongées et des microcoques, les uns nageant dans le liquide, les autres inclus dansles cellules épithéliales. Le 25. Pansement avec tampons iodoformés.

1e juin. Crayons iodoformés intra-utérins. Le 7. Rentrée à l’hôpital, repos au lit, injections antiseptiques matin et soir. Le 15. Petite laminaire dans l’utérus. Le 18. Laminaire moyenne. Le 21. La dilatation est bien supportée. Le 24. Idem. La dilatation est continuée les jours suivants.

Le catarrhe utérin devient filant, transparent. 4 juillet. Curettage utérin, et résection des lèvres du col. Le 18. Elle se lève pour la première fois.

Le 21. Elle sort de l’hôpital. Le résultat opératoire est parfait. Plus de microorganismes dans l’utérus.

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O8s. XVII, — Endométrite ulcéreuse, septique hémorrhagique, d’origine puerpérale. — Traitement par la dilatation utérine, les pansements iodoformés, et les injections vaginales antiseptiques. Guérison.

La nommée Zaïg, 25 ans, entre le 27 novembre, salle Chassaignac, lit n° 16, service du D* TERRIER, hôpital Bichat. Malade depuis 5 ans. Réglée irrégulièrement depuis l’âge de 14 ans. Grossesse à 20 ans. A la suite de cette grossesse pertes sanguines abondantes durant quinze jours, douleurs abdominales, rénales, leucorrhée continuelle. Jamais d’antisepsie du vagin.

Depuis huit jours, les pertes sanguines ont reparu. Col entièrement ouvert. Lèvre postérieure petite ulcérée. L’ulcération s’étend jusqu’à la lèvre antérieure. Catarrhe utérin muco-purulent abondant. Par l'examen microscopique, bactéries allongées. Pas de cocci. Cathétérisme facile. Utérus, 8 cent. On place une laminaire dans l’utérus, après désinfection vaginale et utérine soignée.

Le 30. Autre laminaire plus volumineuse. Pertes sanguines arrêtées.

3 décembre. Catarrhe toujours abondant. Lèvre antérieure diminuée de volume. L’ulcération présente un meilleur aspect. Introduction d’une grosse laminaire un peu difficile, co! paraissant dévié un peu à droite. Pansement iodoformé.

Le 7. Mêmes manipulations, même état.

Le 10. Cavité utérine, 6 cent. Utérus en antéversion. Catarrhe utérin moins abondant. Crayons iodoformés dans l’utérus.

Le 14. L’ulcération de la lèvre postérieure est cicatrisée. Tampon de Vulliet dans la cavité utérine.

Le 17. Même pansement. Catarrhe utérin simplement muqueux, transparent sans micro-organismes. Plus de douleurs abdominales ni rénales.

Le 19. La malade est opérée de fistule anale. On lui enlève en même temps de volumineux bourrelets hémorrhoïdaires. Elles sort le 16 guérie. Son utérus examiné ce jour-là est en parfait état, Pas de catarrhe.

Le 20 janvier. Examinée de nouveau, la guérison persiste. Pas de catarrhe utérin. Utérus, 7 cent. On continuera les pansements iodoformés, et les lavages antiseptiques.

Os. XIX. — Endométrite ulcéreuse septique hémorrhagique postpuerpérale. — Traitement par les injections vaginales antiseptigues, la dilatation utérine el l’opération de Schroeder. —

Guérison.

Mme Paqui, 39 ans, entre le 13 août 1887, salle Chassaignac, litno 11 bis, service du Dr TERRIER, hôpital Bichat. Six grossesses à terme. Quatre fausses

SU y

couches. La dernière couche difficile. H y a trois mois, à la suite d’une fausse cou-

che, pertes sanguines continuelles. Celles-ci persistent encore aujourd’hui ; ; et

alternent avec Éte pertes blanches, et des douleurs abdominales et rénales. Le col est très gros. La lèvre antérieure est hypertrophiée. Ulcération s’étendant sur les deux lèvres. Jamais d’antisepsie vaginale. Mucus utérin jaunâtre contenant des bactéries allongées. On ordonne des injections chaudes avec la solution de sublimé à 1 pour 2000 et on dilate tous les deux jours l’utérus avec des tiges de laminaire iodoformée. M SNS

22 août On pratique l’opération de Schroeder. Celle-ci n’est suivie d’aucun accident. Pas d’élévation de la température.

2 septembre. État satisfaisant de l’utérus. L’orifice du col est régulier, sans ulcérations. La lèvre postérieure est divisée en deux par un sillon cicatriciel vertical. Cathétérisme difficile.

La malade sort le 5 septembre. Plus de douleurs. Plus de catarrhe utérin, ni de pertes sanguines.

Le 23. La guérison s’est maintenue.

20 octobre. Très bon résultat opératoire, Le cathétérisme est facile aussi bien avec l’hystéromètre mou qu'avec le rigide. Les règles sont revenues deux fois depuis l’opération, sans douleurs et ont duré trois jours.

En janvier 1888, la malade est revue. Cathétérisme utérin facile : 5 cent. à l’hystéromètre. Pas d’ulcération, pas de catarrhe. Règles normales.

OBs. XX. — ÆEndométrile ulcéreuse septique post partum. — Rétroversion et rétroflexion. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques et la dilatation utérine. — Opération d'Alexander. — Guérison.

La nommée Jourdain, 37 ans, entre lit 25, salle Chassaignac, service du D: Terrier, hôpital Bichat. Septembre 1887. Réglée à 13 ans. Première grossesse à 21 ans. Depuis, deux aulres normales, la dernière il y a dix mois. Elle resta au lit pendant quinze jours. Jamais d’antisepsie vaginale.

Depuis cette époque, douleurs abdominales très vives et pertes blanches abondantes. Au toucher, col volumineux, lèvres molles, granuleuses. Orifice ouvert. Rétroflexion et rétroversion très prononcées. Au spéculum, la lèvre antérieure est moins volumineuse que la postérieure. Cathétérisme facile. L’utérus a 7 cent. de longueur. Ulcération de Ja lèvre postérieure. Catarrhe muco-purulent abondant. Ce catarrhe examiné contient des bactéries allongées dans les cellules épithéliales, des micrococci arrondis libres et quelques diplocoques. Cultures dans tubes d’agar et de gélatine peptonisée. On ne sent pas le corps utérin en avant par le palper abdominal. Après des injections vaginales antiseptiques, on introduit très facilement dans Putérus une laminaire moyenne qui se redresse

contre. la lèvre antérieure par suite de l’inelinaison du corps de Férus: Fair pon de Vulliet. Pansement iodoformé.

- 26 septembre. Chute de la Hmipaire: om ‘en | introduit une A Kiné

traitement. |

Le 29. Autre laminaire. Utérus lugement ouvert. Catarrhe ie moins abondant. Utérus, 7 cent. |

1e octobre. Utérus, 8 cent. Tampon iodoformé,

Le 3. Même traitement. |

Le 5. Idem, Encore un peu de catarrhe, Bérato) du ci presque entièreent guérie. Encore quelques micro-organismes dans le mucus utérin. Les cultures examinées ont fourni des bactéries et des microcoques. On réensemence d'autres tubes. | |

Le 13. Ulcération guérie complètement. Plus de Re utérin, L’utérus est complètement redressé.

: L'opération d’Alexander, pratiquée le 19, produit un redressement complet de l'utérus. Premier pansement le 21 octobre. Réunion par première intention des deux plaies. Deuxième pansement le 26. Guérison complète. Sur les lamelles faites avec du mucus RICHE, plus de micro- organismes.

Os. XXI. — on Pn ulcéreuse d'orig ine puerpérale. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques et la dilatation utérine. — Guns

- Mwe Dequenne, entre le 22 octobre 1888, salle Chassaignac, lit 2, hôpital Bichat, service du Dr TERRIER. Malade depuis trois mois à la suite d’une fausse couche. Elle a eu quatre enfants. Deux fausses couches en huit mois. Métrorrhagies abondantes depuis la dernière ayant obligé la malade à s’aliter pendant huit jours.

Douleurs rénales et abdominales fréquentes. Jamais d’antisepsie vaginale.

24 octobre. Malgré les injections vaginales chaudes, léger suinternent sérosanguinolent persistant. Col déchiqueté. Trois déchrures. Utérus paraissant petit et mobile, sans déviation. 6 cent. à l’hystéromètre. Légère ulcération circulaire du col. Mucus utérin épais, jaunâtre, contenant quelques bactéries allongées. On placé une laminaire dans l’utérus préalablement désinfecté, son introduction est facile. |

Le 26. Aatre laminaire. Ecoulement purulent abondant.

Le 27. Dilatation avec tampons de Vulliet.

Le 28. Grosse laminaire.

Le 29. Pansement avec crayons iodoformés et tampons de Vulliet.

L’ulcération du col saigne facilement. Les jours suivants, on continue ce pansement qui détermine une disparition de l'écoulement purulent.

RE or PO CAS 7 4

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CEE GE SAT 2

11 novembre. Catarrhe purement muqueux, transparent. L’ulcération du col est presque absolument guérie. Les douleurs abdominales sous l’influence du repos combiné à la dilatation ont disparu. On continue le traitement. La guérison complète est effectuée le 20 novembre, jour de la sortie de Ja malade. Plus de micro-organismes dans le mucus utérin. * !

Os. XXII — Endométrite septique ulcéreuse d'origine puerpérale. — Traitement par les injections vaginales antiseptiques, la dilatation et les pansements intra-utérins. — Guérison.

La nommée Graff, 30 ans. Un enfant il y a trois ans, accouchée sans précautions antiseptiques, par une sage-femme, Depuis cette époque, leucorrhée persistante. Règles régulières abondantes. Douleurs dans le bas-ventre. Gêne, pesanteur périnéale à la suite de fatigues. |

8 août 1887. Cystocèle, rectocèle. Déchirure périnéale étendue. Cavité utérine normale. Catarrhe utérin abondant. Canal cervical rugueux. Ulcération des lèvres du col hypertrophiées. Ces ulcérations se prolongent en dedans. Injections vaginales antiseptiques. Pansement avec crayon iodoformé intra-utérin et ouate iodoformée. Le mucus utérin, épais, junte contient des bactéries et des microcoques en grande quantité.

Le 12. Même traitement.

Le 15. Idem. Les jours suivants même pansement. à)

11 septembre. Catarrhe moins abondant. 7 cent. à l’hystéromètre. Introduction facile d’une laminaire fine ; tampons vaginaux iodoformés.

Le 12. Même aspect. L’utérus-est très bas. On passe les bougies d’'Hégar nos 4, 5 et 6. Le n° 7 passe plus difficilement. Pas de catarrhe. On laisse une grosse laminaire à demeure.

Le 17. L'hypertrophie des lèvres paraît diminuer sous l’influence du traitement.

Le 19. Ulcérations presque entièrement cicatrisées.

Le 22. Tampons de Vulliet dans le col.

Le 26. Pansements simples. Les jours suivants même traitement.

26 octobre. L’utérus est normal au toucher. Plus de catarrhe utérin. Les ulcérations cicairisées n'empêchent pas l’introduction de l’hystéromètre qui donne 6 cent. 1/2 de longueur. La malade, n'ayant plus ni gène, ni pesanteur dans le bas-ventre, demande à sortir. Plus de micro-organismes dans le mucus utérin soigneusement examiné et ensemencé. Les cultures, au bout de quinze jours, sont encore muettes.

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O8s. XXIIL. — Endomélrite ulcéreuse d'origine puerpérale. — Ectropion des lèvres du col. — Traitement par les injections

vaginales antiseptiques, la dilatation utérine et l'opération de Schroeder, — Guérison.

Mr: Leroy, Richer-Marie, 30 ans, couturière, se présente à la consultation de l'hôpital Bichat le 9 juillet 1887. Elle a de l’hypertrophie du col avec ulcération des deux lèvres, de l’hystéralgie. Réglée à 15 ans. Menstruation régulière, mariée à 18 ans, elle a en 4 grossesses normales.

Il ya dix mois, accouchement laborieux.

Six semaines après, pertes abondantes. On donna à la malade du seigle ergoté. Pas d’antisepsie vaginale.

Elle resta six mois couchée.

Elle se lève depuis deux mois. Douleurs abdominales surtout à gauche.

Règles douloureuses. La malade éprouve un certain soulagement les premiers jours qui suivent la cessation du flux menstruel. Aujourd’hui catarrhe utérin purulent très abondant. Le col est très entr'ouvert, on entre de suite dans la cavité utérine, 7 tampons de Vulliet et injections phéniquées chaudes, trois par jour.

12 juillet. La malade a eu une perte sanguine assez abondante. Le cul-desac latéral droit et le cul-de-sac antérieur semblent remplis par une masse empâtée, immobilisant le col.

Cavité utérine, 9 centim. Les injections antiseptiques chaudes sont continuées.

La malade entre à l'hôpital Bichat, salle Chassaignac, lit n° 20, service du Dr Terrier le 9 juillet.

16 août 1887. Pertes de sang abondantes, douleurs abdominales. Col énorme avec ulcération pénétrant dans l’orifice utérin. L’utérus présente 8 cèntim. à l’hystéromètre. Catarrhe utérin abondant. Le mucus épais, jaunâtre contient des bactéries allongées, et des micrococci en chaînettes et isolés.

On dilate tous les deux jours la cavité utérine avec des tiges de gélosine et de guimauve.

Le 22. Même état. Plus de pertes sanguines. Mème traitement.

Le 23. Catarrhe utérin moins épais sous l'influence de la dilatation. Lèvres du col en ectropion. Mèmes micro-organismes par l'examen microscopique du mucus utérin.

Le 24. Opération de Schroeder pratiquée par le D° Richelot. Les suites de l'opération sont sans accident. Les règles sont venues à leur époque nor-

ET Poe

male, quatre jours après l’opération. Elles ont été abondantes. La malade est tenue au repos.

6 septembre. À l’examen au spéculum aspect très satisfaisant du col qui présente presque son état normal.

‘La lèvre antérieure est un peu rétractée et cicatricielle. La lèvre postérieure est encore un peu exulcérée à sa partie moyenne. Le athétérisme utérin est facile avec l’hystéromètre rigide ou mou.

9 septembre. Bon aspect du col. La petite ulcération de la lèvre Lis rieure est touchée à la teinture d’iode.

Le 10. La malade sort sur sa demande,

Le 15. Col normal. Petit bourgeon sur la lèvre postérieure. Canal très perméable. À l'hystéromètre, 1 centim. 1/2.

Le 23. La guérison est complète. Le col restauré a son aspect normal avec quelques brides cicatricielles. Plus de catarrhe utérin. L’utérus a 5 centim. Bon état général.

Le 11 novembre. La malade est revue à Bichat par notre excellent collégue et ami le Dr Hallé. Cicatrisation complète. Pas d’atrésie. Cathétérisme facile. Plus de pertes, plus de douleurs. Le mucus utérin tout à fait transparent ne contient aucun micro-organisme.

16 janvier 1888. Le même état excellent a persisté,

O8Bs. XXIV.— Endométrite septique ulcéreuse hémorrhagique d’'origine puerpérale. — Guérison par la dilatation utérine, le curettage et les injections vaginales antiseptiques.

Dom..., Augustine, 34 ans. Entrée le 23 août 1887, salle Chassaignac, n° 9. Réglée à 13 ans pour la 1re fois, ses règles sont généralement abondantes et durent dix jours. Sept enfants, jamais d’antisepsie vaginale. Il y a 7 mois, une fausse couche de deux mois ; la malade souffre depuis cètte époque. Pertes successives. Quelques douleurs dans les reins, pas de douleurs dans le ventre. Constipation.

Utérus mobile, pas très volumineux. Col normal, lèvres entr'ouvertes.

Culs-de-sac libres. Au spéculum ulcération du col, catarrhe utérin purulent abôndant. Ce catarrhe examiné, contient des bactéries allongées de 3 x de longueur sur 1 y de largeur, et des cocci arrondis de 1 y de longueur et de 1/4 de y pour l'épaisseur. Ces cocci sont en chaînettes et isolés. Ensemencement dans tubes d’agar et de gélatine peptonisée.

26 août. Utérus, 7 cent. Dilatation avec éponge préparée.

Le 27. On introduit facilement une nouvelle éponge. Pas de douleurs. La malade qui perdait depuis quinze jours ne perd plus depuis qu’on la dilate.

FF

Le 29. Curettage utérin. Les fongosités utérines examinées et colorées par le Gram contiennent les mêmes micro-organismes que le mucus utérin.

5 septembre. Un peu de catarrhe. Plus d'hémorrhagies. Pas de douleurs. Deux crayons d’iodoforme dans la cavité utérine. Les cultures examinées ont donné des bactéries liquéfiant la gélatine peplonisée et des cocci sous forme de petits grains jaunâtres ne liquéfiant pas celle-ci. Dans cultures sur plaques, on sépare ces deux micro-organismes. .

Le 9. Encore un peu de catarrhe opaque. ro framboisée circulairé de la lèvre antérieure. Crayons d’iodoforme.

Le 11. Dilatation avec bougies d'Hégar n° 5. Crayon iodoformé db utérin, :

Le 12. Catarrhe blanc peu abondant. Légère érosion de la lèvre antérieure. Depuis l'opération cessation des pertes et des douleurs.

Le 15. Au toucher : col très diminué de volume, présentant un aspect normal. Au spéculum : col absolument sain, plus de traces d’ulcération. Catarrhe muqueux, blanchâtre, venant de la cavité du corps, peu abondant, Cathétérisme utérin, 7 cent. Deux tampons de Vulliet dans le.col. !

entre Foro complète. Plus de micro-organismes dans l'utérus de la malade à sa sortie.

La malade est revue le 30 septembre par notre ami le Dr Hallé. État excellent. Elle n’a pas eu encore ses règles.

L'utérin est un peu rugueux, difficile à franchir, 8 centim. à l’hystéromètre. Pas de catarrhe utérin.

14 octobre. La guérison s’est maintenue complète.

11 septembre 1887. Examen, cocci, bactéries.

Le 18. Quelques cocci disséminés.

Le 25. Trois ou quatre bactéries.

Le 30. Guérison.

OBs. XXV. — Endométrite bactérienne ulcéreuse d'origine puerpérale. — Guérison par la dilatation utérine, les pansements et les injections vaginales antiseptiques.

Bout..., 22 ans, entrée le 28 août 1887, salle Chassaignac, n° 20, hôpital Bichat, service de M. le D: Terrier. Réglée à 10 ans. Règles régulières jusqu’en 1885. Pas d’antisepsie antérieure. Jamais d’injections vaginales.

Fausse couche il y a trois ans.

En octobre 1886 un accouchement pendant lequel la malade resta 7 heures en travail. Pas d’antisepsie. Depuis cette époque, douleurs abdominales vives,

leucorrhée.

Depuis trois semaines pertes sanguines assez abondantes. Au toucher col " à peu près normal, légèrement entr’ouvert. Petite ulcération circulaire péné-

trant dans le col. Utérus, 5 cent. Douleurs abdominales s’irradiant vers la

cuisse, On ordonne des injections vaginales chaudes au sublimé à 1 pour 2000. 1er septembre. Cessation des pertes sanguines. 4 Le mucus utérin examiné contient une grande quantité de bactéries rec-

tilignes de 2 à 3 & de longueur sur 1 y de largeur. Elles sont mobiles. Ense-

mencement de ce mucus dans des tubes de gélatine et d’agar peptonisé. 3 septembre. Catarrhe muco-purulent assez abondant. Petites ulcérations.

Utérus, 6 cent. Dilatation avec tige de gentiane fine. Introduction difficile. Le 5. Dilatation avec éponge moyenne. Introduction facile. Les cultures

dans la gélatine sont en liquéfaction. Elles reproduisent des bactéries fines,

crêles, allongées. Elles sont plus courtes et plus larges dans l’agar-agar.

Le 7. Col entr'ouvert. Peu de catarrhe. Tampons iodoformés. Teinture d’iode sur les ulcérations.

Le 9. Bon aspect. Ulcération limitée à la lèvre postérieure. Catarrhe blanc, épais, peu abondant. Tampons de Vulliet intra-utérins. ;

Le 12. Pas de catarrhe du corps. Crayons, tampons iodoformés. Utérus, 6 centim.

Le 17. Ulcération presque cicatrisée. Crayon iodoformé.

Le 19. Col complètement guéri. Le mucus examiné contient encore des bactéries, mais en moindre quantité. Laminaire fine dans l'utérus.

Le 23. Règles venues normalement pendant trois jours, arrêtées le 23.

Col absolument normal. Aucune ulcération. Un peu de mucus. La malade

sort guérie. Plus de bactéries dans le mucus utérin.

O8s. XXVI. — Endométrite bactérienne ulcéreuse d'origine puerpérale. — Hypertrophie du col. — Guérison par la dilatation ulérine, le curettage et les injections vaginales antiseptiques.

…. Joséphine, entrée le 16 août 1887, salle Chassaignac, 26, hôpital Bichat, service de M. le Dr Terrier. Réglée à 10 ans 1/2, pour la 1re fois. Règles toujours régulières. Première grossesse à 18 ans. La malade a eu 7 enfants ; le dernier, il y a six mois. Très bonne santé antérieure. Dernière grossesse très pénible. Pendant les six premiers mois, les règles venaient régulièrement, mais moins abondantes. Pertes blanches. Accouchement à terme à Lariboisière. Accouchement gémellaire, procidence de la jambe. Application de forceps. Perte après les couches. La malade se lève et marche 14 jours après son accouchement. Trois semaines après sa sortie de Phôpital, la malade commence à éprouver des douleurs dans le ventre ; elle a des

Ho

pertes de sang, en dehors des règles, deux fois par mois, au moins. Pertes blanches dans l'intervalle. Pas d’antisepsie vaginale.

Au spéculum : col hypertrophié, ulcération pénétrant dans l'intérieur de la cavité cervicale. Utérus, 9 cent., catarrhe purulent abondant. Son ‘examen dénote la présence de bactéries allongées, très mobiles. Elles sont grêles. Ensemencements dans tubes d'agar et de gélatine peptonisée,

21 août 1887. Dilatation avec la laminaire, après injections aus vaoipales, avec la solution de sublimé à 1 pour 2000.

Le 25. La laminaire est tombée dans le vagin.

Les cultures reproduisent les mêmes bactéries que celles trouvées après le 1er examen de mucus utérin. Réensemencement de ces cultures.

Le 26. Dilatalion avec éponge préparée ; on l’introduit facilement.

Le 27. Eponge plus volumineuse. Le mucus utérin contient une moins grande quantité des miero-organismes.

Le 29. Curettage utérin. Tampon de Vulliet dans le col.

Le 31. Les règles arrivent à leur époque ordinaire. Elles durent quatre jours. La 2e culture de bactéries a reproduit des micro-organismes plus courts et plus larges que les premiers.

5 septembre. Ulcérations pénétrant dans la cavité du col. Bon aspect.

Deux crayons d’iodoforme dans la cavité utérine. Six tampons iodoformés dans le col.

Le 6. Hier assez vives douleurs rénales calmées ce matin.

Le 7. Bon aspect. Légère ulcération de la lèvre postérieure. Pas de catarrhe. Dix tampons iodoformés dans le col.

Le 10. Ülcération en voie de cicatrisation. Utérus gros, 9 centim. Dix tampons de Vulliet, introduits très facilement jusque dans la cavité. Un peu de rectocèle.

Le 11. Encore quelques maux de reins. Plus de catarrhe, légère ulcération de la lèvre antérieure. Tampon de Vulliet dans le col.

Depuis les dernières règles il n’y a pas eu de pertes.

Le 17. Col entièrement cicatrisé. Pas de catarrhe apparent. Utérus toujours gros, crayon iodoformé.

Le 20: Pas de catarrhe. La malade est complètement guérie. Elle quitte l'hôpital le 22 septembre.

Dans Putérus, plus de bactéries.

O8s. XX VII. — Endométrite cervicale noreise ar d’ ot.

gine puerpérale. — Guérison par la dilatation utérine, le curel-.

tage, lamputation conoïde du col et les EGRIOT vaginales anltiseptiques. | pars: { #

Barrat, Solange, 43 ans, entrée le 1e" août 1887, salle Chassaignac, lit

n° 6, hôpital Bichat, service de M. le D" Terrier. Hécoke réglée. Trois en=

tds dont le dernier a 11 ans. Jamais d’antisepsie vaginale.

Depuis son dernier accouchement, flueurs blanches et sang en dehors des règles, Cautérisations faites en ville. Depuis trois mois, douleurs lombaires et pesanteur périnéale. Toucher : Col volumineux, lèvre antérieure très saillante, orifice entr’ouvert permettant l'introduction de l'extrémité de l’index ; contours mous, ulcérés, bride cicatricielle du col empiétant sur le cuide-sac latéral gauche. Cul-de-sac latéral droit un peu plus douloureux, souple. Utérus en antéversion, peu volumineux, pertes blanches. Au spéculum, col ulcéré, sécrétion abondante, muco-purulente. Huit centim. à l’hystometre. Lèvres hypertrophiées. Le mucus utérin examiné contient les mêmes bactéries que dans l'observation précédente. Ensemencement dans les tubes d’agar et de gélatine peptonisée. Ces cultures examinées le 6, dénotent dans la gélatine liquéfiée des bactéries plus courtes que les premières.

Le 12. Dilatation du col avec laminaire. F

Le 16. Dilatation avec racine de gentiane. . 4

Le 22. Le catarrhe est toujours très abondant, contenant des bactéries en grand nombre. Pertes séro-sanguines. Dilatation avec racine de guimauve.

Le 23. Même traitement.

Le 26. Dilatation avec éponge préparée.

Le 27. Anesthésie chloroformique. Dilatation extemporanée avec les bougies d’Hégar jusqu’au n° 10. Curettage avec curette tubulée. Tampons iodoformés dans le vagin.

Le 30. On pratique des injections vaginales chaudes antiseptiques.

2 septembre. Col encore entr’ouvert et ulcéré. Catarrhe toujours abondant et muco-purulent. Mèmes micro-organismes par l'examen microscopique. On touche à la teinture d’iode la cavité utérine.

à septembre. La malade souffre encore un peu de l'abdomen. Catarrhe encore abondant, Col ulcéré. 5 tampons de Vulliet.

Le 6. La malade ayant encore une ulcération du col et du catarrhe probablement cervical, M. Richelot se décide à faire l’amputation conoïde du col. Sutures au catgut. Deux de chaque côté.

Le 17. Lèvre antérieure encore bourgeonnante.

Le 23. Utérus, * cent. Laminaire fine introduite facilement. Aspect irré-

gulier. Large surface granuleuse, bordée par un bord festonné et irrégulier. Au centre, orifice difficile à voir, mais très facile à cathétériser. Pas de catarrhe, Plus de douleurs abdominales, ni de pesanteur périnéale.

Le 26. Introduction d’une laminaire courte. Tampons iodoformés.

Le 29. Crayons iodoformés. Tampons iodoformés. é

1% octobre. Introduction d’une laminaire. Pansement iodoformé. Cathétérisme très facile. Aucun catarrhe.

Le 24. Très hon état. Cathétérisme facile.

Les règles qui sont normales se terminent aujourd’hui, Pendant son

Séjour à Phôpital, la malade n'a jamais atteint 38° de température.

O8s. XX VIII. — Endométrite fongueuse, septique d’origine puer-

pérale. — Hypertrophie du col. — Curettage, résection des lèvres du col. — Traitement antiseptique. — Guérison.

Lebouc..., âgée de 29 ans. Entre le 21 novembre 1887, salle Chassaignae, lit n° 2, hôpital Bichat, service de M. le Dr Terrier. :

. Aniécédents héréditaires. — Une tante maternelle morte d’un cancer utérin à 32 ans.

Antécédents personnels. — Réglée à 14 ans, bien réglée depuis.

Un enfant mort de méningite.

Une fausse couche de quatre mois survenue à la suite d’un coup de pied dans le ventre. Trois semaines après la fausse couche, on retira de lutérus de la malade une masse putréfiée de la grosseur du poing.

La dernière couche remonte au 27 août 1886. Un mois avant l’accouchement, violente émotion,

A la suite de l’accouchement la malade perdit pendant 12 jours.

Au mois de septembre 1886, nouvelle hémorrhagie qui dure douze‘jours.

Elle entre à l'hôpital de Rouen’où on aurait porté le diagnostic de pelvi-

-péritonite. Elle en sortit au mois de novembre.

Au mois de mars 1887, elle rentre de nouveau à l'hôpital de Rouen pour une perte qui dura quinze jours. Elle y resta 7 mois.

Pendant.ce temps elle prétend n’avoir subi aucun traitement antiseptique, si ce n’est dans le dernier mois où on lui faisait des pansements ulérins au salicylate de soude tous les deux jours. Ces pansements ont produit un amélioration notable, la malade cessa de perdre

Après sa sortie de l'hôpital continuant à ressentir de vives douleurs dans le bas-ventre elle se décide à venir à Paris. Elle fit la route de Rouen à Paris à pied.

Le 21. La malade entre à l'hôpital. Dès son entrée, injections antiseptiques chaudes deux fois par jour,'repos au lit.

Pacs éd: ch T2

La

Le 22. Elle se plaint de douleurs au ventre et dans les bombes. Elle a ses règles depuis sept jours.

Le 23. Les règles continuent. 4

Le 24. Elles sont moins abondantes.

Le 30, Pas de perte sanguine depuis Tree Les règlés ont donc duré douze jours. On place une petile laminaire dans l'utérus.

3 décembre. Col entr'ouvert, hypertrophié. Catarrhe purulent de l'utérus. Pansement iodoformé. Le catarrhe examiné contient des bactéries allongées et des cocci arrondis. Les bactéries sont disposées sans ordre. Les coccisont les uns isolés, les autres en chainettes. On ensemence des tubes de gélatine avec ce mueus intra-utérin.

Le 4. Crayon iodoformé.

Le 5. Les deux lèvres du col hypertrophiées sont tres sailantes. Crayon iodoformé. |

Le 8. Les cultures examinées, les unes liquéfiantes contiennent des bactéries, les autres non liquéfiantes des cocci arrondis. Des plates cultures permettent de les isoler et de les réensemencer .

Le 10. La cavité interne a 8 cent. Grosse laminaire.

Le 12, Écoulement séreux, catarrhe très abondant, mêmes micro-organismes par l'examen du catarrhe.

Grosse laminaire. Introduction facile.

Le 14. Laminaire tombée dans le vagin. Catarrhe encore abondant. Grosse laminaire ayant grande tendance à sortir.

Le 19. Les règles ont commencé depuis vendredi. Pansement iodoformé.

Le 23. Très léger écoulement. Ne perd plus de sang. Grosse éponge préparée dans le col. Tampon iodoformé.

Le 24. Opération. Curettage de la cavité utérine et amputation des deux lèvres du col, Sutures au catgut. Les fongosités utérines examinées après le nettoyage contiennent des bactéries et des cocci. Les cellules épithéliales de la muqueuse en sont remplies. Dans les coupes d’utérus on reconnait après coloration parle Weigert les mêmes micro-organismes ayant envahi la couche musculaire de l'organe.

Le 25. La malade va très bien.

18 janvier 1888. Cicalrisalion presque complète, Cathétérisme utérin facile.

7 février. La malade sort guérie.

Es =

O8s. XXIX. — Endométrite chronique ulcéreuse septique post par- Lum. — Ectropion des lèvres. — Traitement par la dilatation utérine, les crayons iodoformés et les injections antiseptiques. — Amélioration notable.

Me Charpiot, 20 ans, lit 17, salle Chassaignac, hôpital Bichat, service du Dr Terrier. Réglée à 13 ans. Mention régulière, Il y a 16 mois, elle a eu un enfant. Pas d’antisepsie vaginale.

Depuis, pertes en blanc, surtout au moment des règles.

Pesanteur dans le bas-ventre. Douleurs vives dans l'abdomen.

4 novembre 1887. Depuis huit jours douleurs en urinant, Les grandes lèvres sont œdématiées. Leucorrhée abondante. Le méat urinaire est rouge, enflammé. :

Le col est volumineux, ulcéré. Ectropion des lèvres du col.

L’utérus est légèrement dévié à gauche. L’hystéromèlre donne 7 cent. Écoulement muco- -purulent abondant à travers le col largement ouvert. On place un crayon d’iodoforme dans la cavité utérine, et un tampon vaginal d’ouate iodoformée.

L’examen du mucus utérin dénote la présence de cocci en chaiînette et isolés et de bactéries longues et en croissant.

Le 7. Même état. Même traitement.

Ce traitement est continué jusqu’au 21 novembre. Il produit une diminution de l'écoulement utérin.

Le 11. On introduit une fine tige de laminaire iodoformée dans la cavité utérine, L'examen du mucus utérin dénote toujours la présence des mêmes micro-organismes.

Le 13. La laminaire est retirée et remplacé par un crayon iodoformé. Ces manœuvres ne sont pas suivies d’élévation de la température.

Le 21. On introduit une tige de laminaire moyenne.

Le 26. Cette tige est retirée et remplacée par une autre plus volumineuse. Pas de fièvre.

Le 30. Longueur de la cavité utérine : 10 cent. Ulcération des lèvres du col persistante. Encore un peu de catarrhe utérin. Introduction dans Putérus d’un crayen iodoformé, pansement vaginal iodoformé.

3 décembre. Le col est très amélioré, même traitement. De plus, trois petits tampons de Vulliet dans la cavité cervicale.

Le 7. L’utérus présente une longueur de 7 cent. Cathétérisme facile. Plus de catarrhe du col; même traitement.

Le 10. Plus de catarrhe du corps. Le col est hypertrophié et ulcéré, mais les ulcérations sont moins étendues. Même traitement,

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