CONCLUSIONS
1® Les tumeurs calcaires de la peau, peuvent être considérées comme endothéliomes vasculaires se développant aux dépens et des capillaires sanguins et des cellules à noyaux multiples (myéloplaxes), variété de cellules angioplastiques, vaisseaux métatypiques de Malassez et Monod. Ainsi déterminées, elles rentrent dans les néoplasies d’origine endothéliale (1).
2° Ce sont des tumeurs presque toujours bénignes, susceptibles de s’arrêter dans leur évolution et de s’éliminer parfois spontanément. La bénignité s’explique surtout par la qualité même de la cellule, cellule calcifiée; vérita ble caput moiuum, et aussi par la présence d’une membrane kystique, et d’une trame souvent osseuse ou fibreuse opposant une barrière à la diffusion des éléments néoplasiques. Exceptionnellement (deux cas seulement) elles peuvent revêtir un caractère dit de malignité locale et récidiver.
3° Les tissus de substance conjonctive qui peuvent se substituer les uns aux autres, pour constituer la trame, sont le tissu conjonctif jeune, le tissu fibreux, et le tissu osseux, comme dans les tumeurs mixtes de la parotide.
(1) On sait que M. Mathias Duval fait dériver l'endothélium vasculaire du feuillet interne et non du foyer moyen.
L’ossification est le dernier terme de ces transformations mais n’est jamais précédée du stade cartilagineux. Malgré ces diversités d’aspect de la trame, la tumeur conserve son individualité : ce qui la caractérise c’est la cellule calcifiée, véritable élément pathognomonique.
4° Le diagnostic clinique parfois facile, est dans certains cas impossible : aussi devra-t-on recourir à l’examen histologique. Le seul traitement qui convient dans tous les cas, est l’ablation large et complète à cause des récidives possibles.
Vu:
Le Doyen,
M. DEBOVE.
Vu :
Le Président de la Thèse,
CORNIL.