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tent une forme particulière qu’on ne trouve que dans la dure-mère, et c’est pour cette raison qu'ils lui donnent le nom de sarcome angiolithique.
Jusqu'ici, les auteurs qui tout d'abord ne connaissaient que les fongus, ont progressivement distingué dans les méninges des tumeurs spéciales:les Hipomes, les fibromes, les ostéomes, les chondromes, sur lesquels nous n'avons pas à insister et surtout les tumeurs à globes épidermidoïdes et à cholestérine qu'ils ont qualifiées des noms les plus divers.
Lancereaux est le premier qui ait compris que quelques tumeurs méningées devaient former un genre à part et qu’il fallait créer une classe presque indépendante : celle des endothéliomes. Eppinger
(1875) présente quelques cas de cholestéatomes du cerveau qui proviennent, selon lui, de la prolifération du tissu endothélial qui siège entre la duremère et la pie-mère, à proprement parler de l'arachnoïde. Il cite aussi un cas curieux d’endothéliome de la pie-mère avec métastase à la plèvre, au poumon et au péricarde.
D'après Chiari (188%), un cholestéatome de la moelle épinière dorsale tirait son origine de l’épithélium du canal épendymaire. |
Se basant sur deux observations de carcinome épithélioïde de la pie-mère, publiées par Chambard, Bonnet (1881) essaye de démontrer qu'il y a des transitions entre les différentes tumeurs méningées et, après avoir décrit un endothéliome provenant d’une malade de M. le professeur Gayet, il cite une tumeur bien faite, dit-il, pour jeter le trouble dans :
hors l'esprit des histologistes ; il s’agit d'un épithélioma pavimenteux de la dure-mère, examiné par M. le professeur Raymond Tripier.
Guary (1885) affirme que les néoplasmes de la dure-mère correspondent toujours à l'élément fibreux ou à l'élément endothélial qui rentrent dans sa composition. Les épithéliomes sont toujours secondaires et, le plus habituellement, les végétations épithéliomateuses résultent de la propagation, à travers les os du crâne, d’un cancroïde du cuir chevelu ou d’une glande de cette portion du tégument. Si Rindfleich a pu décrire des carcinomes ou endothéliomes de la pie-mère, il s'agissait, sans doute, de tumeurs secondaires ou bien d’endothéliomes non carcinomateux.
Ce dernier auteur, en effet, passe en revue les principales tumeurs des méninges et décrit séparément les endothéliomes de la pie-mère qui sont des carcinomes, les endothéliomes de la dure-mère qu’il considère comme des sarcomes, et le cholestéatome, ou tumeur perlée, qui est un épithéliome pavimenteux dont les masses cellulaires sont entièrement converties en globules perlés, brillants comme la soie. Il ajoute que la rareté du cancer perlé, dans l'intérieur de la substance cérébrale, indique qu’il se forme dans les mêmes endroits que le carcinome simple, c'est-à-dire dans les espaces lymphatiques et les gaines vasculaires.
Dans le Bulletin de la Société Anatomique de 1889, Pilliet et Cornil décrivent chacun les détails microscopiques d’un endothéliome de larachnoïde
LUE sans grains calcaires; celui de Cornil, que nous publierons, a beaucoup d’analogie avec celui dont nous parlerons et qui a été examiné, par M. le Dr Dor, au laboratoire de M. le professeur Poncet; de part et d’autre, en effet, la structure est à peu près la même, avec des lamelles de cholestérine et, si l’on se place à un point de vue clinique, on constate que les deux tumeurs ont récidivé.
Glaëzer (1888), Frank (1889) décrivent de la façon suivante le cholestéatome : « C’est une tumeur dont la partie centrale présente une masse molle, homogène, brillante, dont la périphérie est formée d’un tissu conjonctif alveolaire revêtu, en partie de cellules graisseuses, en partie de cellules aplaties très minces, qui ont l’aspect des cellules épithéliales ».
A partir de l’année 1890, nous arrivons aux publications importantes de Politzer (1890), de Siebermann, de Delagenière, (du Mans) (1893), de Blau (1896) de Fischer (1897), de Kapeler.
Dans ces dernières années, Rémond et Bauby, Trenel, Touche, Duret, Devaux ont observé des endothéliomes, des méninges ou d’autres séreuses, et dont le siège ne modifie guère l'aspect qui est très caractéristique : il y a toujours des globes épidermoiïdes et des cellules plates.
En 1901, Mile Solovief, sous l'inspiration de M. le professeur Poncet et de M. le Dr Dor, puis M. le Dr Dor, dans la Revue de Chirurgie (1902), ont démontré que le vrai cholestéatome débutait toujours, à moins d’anomalie ou d’inclusion fœtale, par les méninges et, plus particulièrement, parles fibrilles sous-