OBSERVATION IV
Plaie pénétrante du poumon. — Pas d'épanchement sanguin. Guérison rapide.
(Obs. due à M. Tapret.)
X... était dans le service de M. Lasègue où il était convalescent de fièvre intermittente. Une nuit son voisin de lit, dans un accès de délire furieux, lui porta un coup de couteau dans la poitrine.
Il était endormi au moment où il fut blessé. Il fut réveillé non point par le coup de couteau, mais par la sensation d'un liquide chaud qui le mouillait. Ce liquide était du sang qui s'échappait de sa plaie.
Immédiatement après l'accident, le blessé tousse et rend quelques crachats sanglants.
Le lendemain matin on constate l'existence d'une plaie siégeant au niveau du cinquième espace intercostal droit à o centimètres environ du bord du sternum. D'après l'examen de l'instrument vulnérant, d'après les dimensions de la plaie, il est probable que le couteau a pénétré à une profondeur de 3 centimètres environ.
Le malade est très agité, très ému ; il n'y a plus de sang dans les crachats. Point de signes d'épanchement.
Dans une zone de 4 à 5 centimètres autour de la plaie^ on entend des râles crépitants très fins, très superficiels.
A la palpation de la région, très légère crépitation emphysémateuse profonde.
Repos. — Occlusion de la plaie.
Lesjours suivants le malade va bien. Vers le sixième jour, on entend tout autour de la plaie un bruit de frottement aux deux temps de la respiration. — Le malade va de mieux en mieux et sortie dixième jour.