‹ Des épanchements sanguins intra-craniens consécutifs au traumatismeChapitre 11 sur 26 · VARIETES ET SIEGE ^ FORME · texte numérisé non relu

VARIETES ET SIEGE ^ FORME

Sus-pie-mériens eu in-

tra- dure-mêrien.

Nappe.

Sous-pie-mérienoucor-) • ,.

\ iiitales.

ticaux. I

Vaisseaux pé- ( Interstitiels ou intra- . nétrants de la \ encéphaliques avec ou (Enkystés.

sans corps étrangers. ^

pie-mere.

Vaisseaux de la pie-mère intérieure.

Ventriculaires.

Cavitaire.

Mécanisme des épanchements chez V enfant en dehors de l'accouchement.

Le mécanisme des épanchements sanguins chez 1 enfant depuis la naissance jusqu'à 8 ou 10 ans, n'cslpas absolument comparable à celui qui crée les épanchements chez l'adulte et le vieillard :

1" Chez Teufant, les os sont mous, flexibles, se dépriment facilement et se relèvent de même : leur jeu est

facilité ptar les fontanelles, par conséquent les esquilles sont rares dans ces traumatismes et ne peuvent blesser les vaisseaux dure-mériens ou pie-mériens : les épanchements observés sont plutôt attribuables à une contusion cérébrale intense.

2° La dure-mère adhère fortement à la face interne du crâne; elle ne se décolle pas, ne prépare pas de poche à l épanchement; et si ce dernier existe, il revêt une autre forme, un autre siège que les épanchements péri-duremériens que nous avons longuement étudiés.

3° En raison de l'adhérence de la dure-mère aux os du crâne, le traumatisme qui divise le cuir chevelu atteint du même coup la paroi osseuse et la dure-mère sous-jacente, qui ne fuit pas sous le traumatisme, c'est-à-dire ne se décolle pas, mais se déchire; le plus souvent même, il y a issue de matière cérébrale (voir cas de Hunter : France médicale^ 3 et 7 janvier 1880, eiBidletin de lo. Société ana~ lomique, Nivet, 1838; Leudet, 1850; Barley, 1855).

Si une branche de l'artère méningée moyenne (ces vaisseaux et les veines sont peu développés à cet âge) est rencontrée par l'agent vulnérant, l'hémorrhagie consécutive ne pourra pas se faire dans la zone dite décollable, mais le sang aura de la tendance à s'épancher à l'extérieur, l'hémorrhagie sera externe, extra-crânienne. Par conséquent la plaie des parties molles^ l'hémorrhagie qui est externe, la position superficielle de l'artère contenue dans l'épaisseur de la dure-mère elle-même fixée à la surface interne des os, la section complète, mais plus ou moins nette de cette artère, créent pour l'intervention chirurgicale des conditions favorables que nous ferons ressortir en temps opportun.

Page 1