‹ Des épidémiesChapitre 9 sur 43 · TABLEAU B · texte numérisé non relu

TABLEAU B

Age des enfants atteints dans l’épidémie croupale de 1808.

de

1 an à 2.

de

de

(le

de

fi à 7.

de

de

de 4 4.

Ce tableau donne 20 cas pour les 5 premières années et 8 pour les 9 suivantes. La différence, comme on voit, est considérable.

Dans plusieurs épidémies de dyssenterie énumérées par MM. Chomel et Blache (article Dyssenterie du Dictionnaire de médecine), ou voit que les enfants et les vieillards furent surtout frappés. Mais à cpioi bon offrir au lecteur ces résultats partiels? Ils sont en trop petit nombi'e pour avoir une signification rigoureuse. Il faut beaucoup déchiffrés à la statistique, ou ses opérations sont incertaines.

J’insisterai davantage sur l’influence de l’âge dans le choléra. Dans l’Inde, jusque vers i83i (j’en parle d’après M. Double, et j’ignore ce qui a eu lieu plus tard), l’épidémie ménagea les enfants. Le fait de Cassan est saisissant ; dans une manufacture où 19 ouvriers moururent du choléra, sur 3oo enfants employés , il n’y en eut pas un d’ atteint. Assurément on ne saurait espérer, dans tous les cas, une telle immunité. Mais, du moins, le jeune âge est-il une chance de préservation? M. Blondel va répondre (Rapport sur les épidémies cholériques de i832 et de 1849, dans les établissements dépendant de l’administration générale de l’Assistance publique de la ville de Paris, par rrl. Blondel, inspecteur de l’administration générale de l’Assistance ) :

— iO

« Après la distinction du sexe vient naturellement celle de l’âge , et si à domicile on n’a pu la constater que sur les morts , ici nous pouvons la rechercher pour les malades en traitement, aussi bien que pour ceux qui succombent. D’après le tableau n" i8, il paraîtrait, au premier aperçu, que les atteintes du mal ont porté particulièrement sur les personnes de 21 à 3o ans, puis sur celles de 3i à 5o, c’est-à-dire sur les périodes de la vie qui correspondent à la plus grande activité et à la plus grande force. Mais il ne faut pas en conclure d’une manière absolue, qu’il en a été de même dans l’ensemble de la population ; car tous les âges ne sont pas également représentés dans les hôpitaux-, l’enfant et le vieillard s’y rencontrent moins fréquemment c[ue l’adulte, et l’on peut compter, dans les établissements, plus de cholériques de cette dernière classe, sans qu’elle ait été frappée plus généralement que les autres. Si les adultes avaient été atteints dans une proportion aussi forte que semble l’indiquer la statistique des hôpitaux, ils auraient eu aussi probablement une mortalité plus grande, et c’est le contraire qui résulte, tant de nos relevés que de ceux de la Commission de i834. Le tableau n" 18 donne à cet égard de nombreux renseignements et démontre que l’enfance et l’âge avancé subissent précisément la mortalité la plus considérable. Pour les malades de 5 à [O ans, elle est de 5o à 63 pour 100; pour ceux de 16 à 35, elle n’est plus que de 22 à 37 ; et au-delà elle augmente de nouveau et va jusqu’à 80 et 100 pour 100. Le tableau n° 19 prouve, en outre, que la résistance est proportionnée à la force vitale des individus, et que la maladie a plus de durée , même quand elle se termine par la mort, chez les sujets de 21 à 4o aiis, que sur

les personnes ou très-jeunes ou beaucoup plus âgées. » Si la mortalité est disproportionnée parmi les enfants relativement à celle des individus de i6 à 35 ans, on ne peut rien conclure du chiffre élevé des enfants morts, quant au chiffre des enfants atteints , relativement à celui des adultes. Cette impossibilité évidente nous ramène à la nécessité de tenir compte, à titre au moins de document approximatif, de ce tableau n° i8 dont il est question dans le passage du rapport deM. Blondel, tableau trop étendu pour que je le donne en son entier, et dont je n’offre que le résumé :

TABLEAU G. — Proportion sur 1,000 cholériques suivant les âges (1832-1849) (i).

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