‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 12 sur 341 · OBJECTION DES LOIS INVIOLABLES · texte numérisé non relu

OBJECTION DES LOIS INVIOLABLES

bien au développement spontané de forces premières et latentes, soit qu’un peu moins athées ils veuillent bien permettre au Créateur une impulsion primitive donnée une fois pour toutes, tous prétendent en rester là, et, comme npus venons de le voir, nous défendent à tout prix jusqu’au simple soupçon d’une intervention supérieure quelconque, Le monde est ainsi fait, défense à Dieu d’y retoucher ; « sit ut est aut non sil L »

Mais en meme temps, voyez l’inconséquence! ils enseignent sur tous les tons, ils gravent en tête de tous leurs traités de dynamique cet axiome incontesté que : « tout corps en mouvement tend sans cesse à son repos s’il n’est constamment sollicité par une force supérieure. »

Ainsi donc, d'une part, le mouvement perpétuel passe si bien pour être une chimère, que l’Académie des sciences brCile immédiatement tous les mémoires qui lui sont remis à ce sujet, et, de l’autre, elle vous présente un mouvement qui, pour beaucoup de ses membres, n’a jamais commencé et ne finira jamais

Impossibilité théorique d’un mouvement toujours le même, et impossibilité pratique de sa rénovation nécessaire! 11 y a là, ce nous semble, deux mots ou plutôt deux lois qui, selon l’ancienne expression, ywmU en se rencontrant ensemble.

A moins qu’on ne nous objecte ces leviers supérieurs qui, dans un grand nombre de machines, sollicitent en etïet et enlèvent les inférieurs. Mais alors, nous rappellerions à notre tour que ces leviers supérieurs s’arrêteraient bien vite eux-mêmes s’ils n’étaient soutenus par l'intervention continue du chauffeur et du charbon. Ne voyant donc jamais aucun agent automoteur perpétuel, pourquoi ferionsnous exception pour les pierres en mouvement de la mécanique céleste?

La loi de nonnnlervention cosmologique nous paraît, en outre, trèspositivement violée dans le cas que nous allons exposer; car, il faut bien en convenir, quelque terreur qui doive en résulter, il paraît bien prouvé que ces mouvements inaltérables et ces trains gigantesques qui ne déraillent jawa/s s’altèrent toujours au contraire, se dérangent parfois et mmie déraillent assez sensiblement de leurs

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