‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 131 sur 341 · Faux Alexandrins modernes · texte numérisé non relu

Faux Alexandrins modernes

Nous sommes si logiciens et si critiques, que, dans les histoires élogieuses de cette philosophie, nous ne nous prononçons jamais sur la folie qui leur faisait admettre tant de choses, vraies folies à nos yeux ; nous ne les en estimons pas moins et ne paraissons pas y attacher une très-grande importance.

Et cependant !... Ce qui faisait toute la force de cette secte, c’était ce que nous appelons une chimère !

M. Vacherot, dans son Histoire critique de l’École d’Alexandrie'^, consacre à peiné quelques pages à cette face de la question.

Aussi, pour lui, que de mystères indéchiffrables, pour nous si faciles à comprendre, que l’intelligence d’un enfant y suffirait !

« Chose étrange, se dit-il, « les doctrines (alexandi’ine et chrétienne) profondément semblables par l’esprit, les principes et les conclusions pratiques, sont en lutte, tandis que les doctrines essentiellement contraires sous ce triple rapport, se donnent la main ! Le christianisme et la philosophie alexandrine sont deux doctrines issues du même principe (oui, car l’une copie l’autre) et pénétrées d’un même esprit (non, car l’un de ces deux esprits abhorre l’autre) : même métaphysique, l’idéalisme;

^ . Ouvrage rationaliste couronné par l’Institut.

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