Ephes. ni
142 IMPORTANCE TH É O PHIEOSO P HIQU E , ETC.
Or, celui qui nie les puissances de ténèbres reste forcément avec elles, et malheureusement y plonge celui qui l’écoute lorsqu’il en veut écrire l’histoire.
M, Vacherotnous le démontre en ce moment, et s’il faut dire ici toute notre pensée, nous trouvons que les adversaires catholiques qui se sont levés contre lui n’ont pas saisi beaucoup mieux que lui-même ce point essentiel de la question.
En général, notre apologétique moderne s’obstine beaucoup trop à répondre par des arguments métaphysiques à tout ce qu’il y a de plus positif au monde, c’est-à-dire l’erreur fondée sur des phénomènes, des faits et des pratiques. C’est là une déplorable et stérile méthode^.
Toutefois qn essaye de quelques solutions; mais donner pour solution d’un tel problème, comme le fait M. Vacherot, la tendresse filiale de l’école alexandrine pour la vieille mère païenne, à laquelle elle devait, non pas son principe et ses doctrines qu’elle partage avec le christianisme, mais bien sa méthode et son langage 2,... c’est reculer le problème sans le résoudre le moins du monde, surtout lorsqu’on ajoute que « la philosophie alexandrine comprenait parfaitement que cette vieille religion avait fait son temps et ne pouvait plus suffire aux besoins religieux de l’époque!... »
La vraie solution, monsieur Vacherot, nous la trouvons dans vos paroles, et c’est nous qui vous prions d’y attacher une plus grande importance. « Le polythéisme, avez-vous dit, ne rendait ses oracles que dans le silence des initiations et au plus profond des sanctuaires...
« C’est qu’il y avait là un secret redoutable qui restait enseveli dans le sanctuaire ou dans la société de quelques initiés *. »
\ . Nous regrettons de signaler parmi ces réponses insuffisantes celle du T. ti. P. Gratry dont nous aimons tant la personne et les talents; à peine si dans cette dernière réponse, le pieux et savant écrivain paraît s’être douté du démonisme pratique qui fait ici tout le fond de la question.