‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 144 sur 341 · Ant.^ Fête de saint Romain · texte numérisé non relu

Ant.^ Fête de saint Romain

4. Mais quand, au milieu du vide le plus complet, ces dents s’impriment dans votre chair, et, tout en restant invisibles, vous couvrent de morsures très-visibles, comme cela s’est passé chez M. Benezet, on comprend la nécessité d’un bon ange! (Voir, Appendice du l" Mémoire, § III, 7.)

5. Saint Ambroise ayant jugé à propos de renouveler sur un esclave nommé Stilicon, coupable d’un grand forfait, l’exemple donné par saint Paul

164 IMPORTANCE THÉOPHILOSOPHIQÜE, ETC.

Lorsqu’on est bien persuadé de ces choses, par la foi d’abord, ensuite par l’expérience historique qui nous les montre partout, dans l’obsécration des païens comme dans le maran-hattâ des Hébreux, puis enfin par l’expérience personnelle, omme chez M. Benezet, comme on comprend, comme on bénit cette double garde de l’âme et du corps', confiée au vigilant armé dont les grandes ailes nous abritent et nous protègent!

Quel ami, que celui qui nous reste, alors que tous les autres se retirent, comme dit Bossuet, « avec les années et tous les intérêts! » quel ami que le seul qui veuille toujours, le seul qui puisse toujours, le seul qui « nous porte dans ses mains pour que nos pieds ne rencontrent pas la pierre ^ ; »

Qui « détourne la flèche égarée - dans le jour, et la malice rôdant dans les ténèbres ^ ; »

Qui note toutes nos bonnes œuvres et jusqu’à nos bons désirs, comme l’ange du jeune Tobie®;

Qui nous délivre de la fosse aux lions comme Daniel de la prison comme Pierre ®, ou nous apporte la bonne nouvelle comme celui de l’Évangile.

Enfin, quel ami que le seul ami, oui, le seul, hélas! auquel on ne soit jamais forcé de dire adieu, le seul dont la douleur ne se contentera pas de fermer nos paupières, mais dont l’éclat illuminant pour nous jusqu’aux ténèbres inconnues

sur l’incestueux de Corinthe, « le premier mot de l’anathème n’était pas achevé de prononcer, dit Paulin (n° 43), que l’esprit immonde commença à le déchirer (lacerare)^ ce que voyant, nous fûmes tous remplis de fraveur. » Le saint fut aussitôt obligé, comme saint Paul, de remettre à la chaîne le lion rugissant. Ce devovere diris, ou l’abandon aux cruels, devenait quelquefois volontaire et follement sublime, lorsque, comme Gurtius par exemple, on se précipitait powr la patrie dans le gouffre de ces cruels,

Ps. des compiles du dim.

Ibid.

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