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LES DEUX CHORÉES.
de Sydenham, hors de laquelle il n’y avait de salut pour aucun candidat au bonnet de docteur, bien qu’on la déclare aujourd’hui « tout à fait étroite ou insuffisante. »
On s’en tirait en classant les narrateurs et les témoins parmi .« les charlatans magnélistes, les bigots crédules et ignares, les sots ignobles, les cervelles de vieilles femmes^.» On s’en tirait comme la science officielle et collective s’est tirée de la grosse affaire des esprits frappeurs, et tout dernièrement aussi de l’hypnotisme dans lequel, hier encore, elle donnait tête baissée, et qu’elle éconduit en silence aujourd’hui, en raison de ses alliances malsonnantes et suspectes.
Et puisque la grande chorée rentre évidemment dans cette embarrassante lignée, voyons comment on nous l’explique; voyons surtout si MM. Maury et Figuier pourront retrouver ici quelque chose de ce qu’ils appellent, avec tant d’aplomb, « les solutions scientifiques modernes. »
Si nous en croyons M. le docteur Calmeil, la danse des cordonniers et des tailleurs, subitement arrachés par l’épidémie à leurs ciseaux et à leurs formes, tient à ce que... « la jeunesse se passionne pour le bal et . pour les fêtes » Singulière chose, cependant, que tous les cordonniers et tailleurs de ce temps-là aient été tous assez jeunes pour que tous leurs « systèmes nerveux sensitifs fussent à la fois entraînés vers les fêtes... » « Ils aimaient trop le bal, c’est... etc. »
Et vers quelles fêtes, grand Dieu ! fêtes et bals, « dont l’idée vient subitement à dix-neuf d’entre eux, en traversant un cimetière ®. » Du reste-, costumes légers, calqués avec une grande fidélité archéologique par ces mêmes cordonniers sur les simples guirlandes des Bacchantes et des anciens Galles, voluptés singulières se terminant fort souvent par les fureurs du suicide (nous y voilà) ; à toutes ces singularités ajoutez enfin la