‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 162 sur 341 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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IMPOHTANCE MÉDICALE.

plus grande, c’est-à-dire qu’à l’inverse de la chorée ordinaire, dont les saltations sont complètement déréglées, les danses vraiment chorégraphiques de celles-ci, les ballets composés de tous ces hypocondriaques et frénétiques danseurs, se trouvent parfaitement ordonnés et « ne laissent rien à désirer comme ^ habileté de mise en scène, »

On le voit, ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on a pu faire de l’ordre avec un grand désordre. On eût dit que cette folie délirante des corybantes semblait montée et conduite par un chorégraphe fort savant, de grand sang-froid, parfaitement à son affaire, et sublime organisateur de folies.

Concluons. A la passion dansante, M. Galmeil, peu content de sa théorie, fait succéder comme cause un « œstre ou insecte, qui pique et fait sauter ses malades, ou bien encore un virus qu’ils absorbent » ,

Gomment! un insecte ou un virus s’abattant, tel jour de la semaine et à la même heure, sur tous les cordonniers !... une autre semaine, sur tous les tailleurs ; un autre jour enfin, uni- (fuemenl sur les jeunes filles, divisées aussi probablement en blanchisseuses, brodeuses, etc, !...

Nous croyons, pour notre part, et depuis bien longtemps, à l’immensité du cadre entomopathique mais nous avouons ne pas connaître aussi pertinemment l’insecte de chacune des professions indiquées.

Quant au virus, il pourrait puiser à première vue quelque probabilité dans les souvenirs du tarentisme. Mais voici qu’après avoir lu dans la belle Statistique géographique et médicale du docteur Boudin les savants articles Tarentisme et Galenture, voici que nous restons persuadé que bien que la fureur rhythmique se déclare quelquefois après la piqûre, cette piqûre, en général, joue un bien léger rôle dans cette inanie. <1 Depuis longtemps, dit à son tour M. Galmeil, la plupart de

^ . Fotie, t. II, p. 163.

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