‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 164 sur 341 · M. Galmeil, Folie, t. Il, p · texte numérisé non relu

M. Galmeil, Folie, t. Il, p

2. Nous a\ ous cité l’article Tarentisme du D' Boudin. Il est une autre affection que ce savant médecin rapproche également du tarentisme et de la chorée, c’est le tigrelier des Abyssiniens. II emprunte au voyageur Pcarce, qui avait passé neuf ans dans ce pays, les documents qui suivent : « C’est le dofter ou prêtre qui se trouve en général chargé de ce traitement; — Y Évangile de saintJean, répété auprès du lit de la malade, délermine toujours chez elle une agitation des plus violentes pendant laquelle elle verse des torrents de larmes mêlées de sang. — Lorsque ce moyen ne réussit pas, on recourt au remède du tarentisme, c’est-à-dire à la musique et à la danse forcenée qu’elle produit, et qui ressemble plutôt aux évolutions d’une bête sauvage qu’à celles d’une créature humaine. Quant à la guérison, en voici le pronostic assuré; c’est lorsque la malade consent à articuler son nom, car pendant toute la

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