DURÉE DE LEUR MAL, LES MALADES NE REPONDENT JAMAIS A LEUR NOM DB
CHRÉTIEN. Alors OD la ramène à la maison, où le prêtre procède sur elle à un nouveau baptême. » [Géogr. mèdic., t. I, p. 379. )
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IMPORTANCE MÉDICALE
sion irrésistible, celle des corps striés une propulsion qui ne l’est pas moins, celle des hémisphères cérébraux une immobilité absolue, celle du pont de Varole la précipitation perpendiculaire, etc. Admettons encore une fois que les expérimentations se contredisent sur quelques points, peu importe; il n’en faudra pas moins accorder, en général, le grand principe de la corrélation des mouvements avec l’état physiologique du cerveau.
Par conséquent, dit-on, ces fureurs, ces propulsions et tournoiements choréiques pourraient, et même jusqu’à un certain point devraient tenir à ces états maladifs du cerveau I...
Oui, dans la chorée ordinaire ces modifications cérébrales existent, et certes il n’est pas ridicule de penser qu’un jour à venir tel ou tel désordre musculaire pourra être attribué à coup sûr à telle ou telle perturbation cervicale. Mais tant que cette perturbation existera, elle ne cessera pas un seul instant de produire mécaniquement, fatalement, les mêmes effets, et l’autopsie sera toujours là pour confirmer le diagnostic des docteurs « qui triompheront encore sur cette maladie. »
Mais quelle différence! Dans les autres chorées anormales que persistez-vous à nous montrer? Des cerveaux parfaitement sains avant et après l’accès, une santé que de telles folies n’altèrent, en général, qu’à la longue, des danses aussi savamment ordonnées que les impulsions dues à des cerveaux blessés sont désordonnées et sans règle, enfin à l’autopsie, d’autant moins de lésions et de modifications qu’il y a eu plus d’intensité dans les phénomènes ; et, dans le fait, s’il y avait eu des lésions capables de produire toutes ces horreurs névropathiques dont parle Roth (horrendæ), ces lésions devraient être mille fois plus accusées que celles auxquelles on attribue les pâles impulsions résultant des expériences.
Donc, c’est forcément tout autre chose, et le traumatisme ^ ne joue aucune espèce de rôle ici.
Blessure.
LES DEUX CHORÉES.
Mais l’hystérie i* mais l’épilepsie? mais la manie convulsive? mais... Mon Dieu ! forgeons et entassons autant de mots que nous le voudrons; quand nous aurons enfanté des centaines de dictionnaires, nous en serons toujours au même point et nous n’aurons pas fait un seul pas. Que MM. Figuier et Littré appellent tout cela, s’ils le jugent à propos, des solutions, soit ; quand on s’occupe à’ illusions, une de plus ou de moins ne tire pas à conséquence, et nous ne voudrions pas leur enlever celle qui leur est si chère et surtout si utile. Il y a longtemps, d’ailleurs, que les vieux praticiens, cités par Roth, ont prononcé les noms d’hystérie, d’épilepsie, de nymphomanie épileptiforme. Il y a longtemps qu’ils appliquaient tous les narcotiques et les traitements hygiéniques les plus actuels. Tous avaient commencé par où nous finissons aujourd’hui, et ce n’était que de guerre lasse et devant l’irrécusable présence d’une surintelligence qu’ils se rendaient à la vérité. Femel, rappelons-nous-le, avait abîmé son malade de remèdes pendant trois ans.
Nous sommes donc complètement de l’avis de M. Roth : « Dans Vétat actuel de la science, dit-il, toute réflexion sur la cause de ces épidémies se réduirait à la répétition fastidieuse des causes banales, telles que excitation des fonctions cérébrales, imitations, passions, excès, etc., etc., c’est-ù-dire h, un VERBIAGE INUTILES »
Voilà le dernier mot de la science ou plutôt son dernier acte d’humilité.
Quant à nous, nous ne récusons pas tout ce verbiage, car dans V espèce, comme on dit à l’école, nous saurons excepter deux expressions qui demandent grâce pour leur justesse toutes les fois qu’on veut bien les prendre un peu plus au sérieux que ne le font leurs auteurs ; ce sont celles de théomanie et d’hystéro-démonopathie.
Pressons-les davantage, s’il se peut, et tâchons de décou-