‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 199 sur 341 · P*' Leçon · texte numérisé non relu

P*' Leçon

IMPORT. MÉD. — GÉNIES ÉPIDÉMIQUES

nature et découvert par le premier ^ mais pour Eschenmayer, c’est un être spirituel

C’était lui, enfin, qui faisait tourner la baguette surintelligente du savant comte de Tristan, toutes les fois qu’il marchait sur certains terrains, dont il a donné la description dans un savant ouvrage

Quant au mode d’influence et de communication, l’analogie était encore bien plus frappante , et nous osons affirmer que les communications mesmériques peuvent seules verser quelque lumière sur la transmission de nos épidémies. Seules , elles démontrent surabondamment comment cette transmission peut s’effectuer tour à tour, avec ou sans contact. Le D** Bertrand (ce savant si distingué et si sincère) magnétisait, on se le rappelle, également bien à distance par la seule volonté ou au moyen d’objets magnétisés; il comparait ses mouchoirs et ses anneaux fascinateurs au bouquet de fleurs de Grandieu, au souffle des Camisards, à la terre du Sépulcre de Paris, et il avait raison! Nos grandes névropathies mystérieuses (parmi lesquelles il eût rangé Morzine) complétaient toutes ses leçons sur les transmissions épidémiques, sur l’action, tour à tour efficace et vaine, des objets employés, sur les élections capricieuses de l’agent, sur les sujets aptes ou rebelles, et si Bertrand n’a pas franchi le dernier pas qui le séparait de la vérité, c’est qu’il avait, comme tous ses collègues, une vérité de moins et un préjugé de trop dans Tesprit

Dans le magnétisme bien étudié et dans Lépidémie de nos électricités railleuses en 1853, il y avait, nous le répétons, tout ce qu’il fallait pour verser un peu de lumière sur le mode d’action de toutes les autres.

Mais laissons là cet épouvantail mesmérique, et rappelons-nous quelques autres influences qui, tout en s’y rattachant étroitement, semblent avoir été beaucoup plus sanctionnées par la science.

Par exemple, nous ne savons pas s’il y a quelque chose de mieux constaté dans la science que le phénomène connu aux îles Hébrides sous le nom de mal du gouverneur. Des savants du premier ordre, des missionnaires complètement incroyants à cette tradition, ont été l’étudier sur les lieux, et au retour n’ont pas craint de publier le résultat de leurs investigations et l’aveu de leur conversion.

\ . Voir ses lettres.

Page 1