Macrobe, Saturn,, p
2. Grégoire le Grand, Dialogue j\. IV, ch. xxxvi. Seshisteriens disent que ^
le nombre de ces flèches et de ces victimes montait à quatre-vingt par heure.
270 IMPORT. MÉÜ. — GÉNIES ÉPIDÉMIQUES
té diluviennes, avec des ossements de mastodontes et des crânes humains dans lesquels on les voit parfois enfoncées ^
Nous reviendrons, à l’article Pluies merveilleuses, sur cette similitude (nous ne disons pas identité) confessée par M. Boucher de Perthes lui-même.
Quand la science nous expliquera la chute de ces haches en tout semblables à celles de main d’hommes et entassées dans des cavernes, nous lui expliquerons celle de nos flèches en tout semblables aussi à celles d’autres cavernes.
Les unes et les autres, probablement, remontaient aux mêmes sources et partaient de lieux semblables , mais n’en tombaient pas moins du ciel. « Ceraunia ou pierres de foudre » a dit toute l’antiquité, et nous n’avons pas le droit de lui soutenir le contraire.
Enfin, le phénomène se métamorphosait encore : il devenait plastique ; et comment se méprendre sur V intelligence de cette plasticité, lorsque les vêtements des victimes futures se trouvaient marqués de certains caractères ou images dont l’événement expliquait la signification ?
Justifiant encore l’antiquité par des révélations plus modernes, Théodore Studite, dans son Discours sur la vie de Platon, rapporte que pendant la grande peste de Constantin Gopronyme on apercevait sur tous les vêtements certaines taches qui semblaient imprimées par une main invisible
Le phénomène se dessinait plus tard. En 746, dit Job Trithème, c’est-â-dire pendant la peste inguinale de Constantinople, tous ceux sur les vêtements desquels apparaissaient ces croix périssaient certainement;... en Germanie, même prodige et même signification
En 1656 (nous nous rapprochons), pendant la peste de Rome, même phénomène sur toutes les couvertures des lits.
C’était évidemment une réminiscence des croix qui, selon les historiens les plus véridiques, couvrirent les vêtements des ouvriers que Julien avait chargés de la reconstruction du temple de Jérusalem et qui reculèrent devant les flammes mystérieuses sorties des fondations, comme en convient lui-même l’empereur apostat.
Ce phénomène des croix n’était pas particulier au fléau de la peste ;
1 . Voir, sur ces haches de foudre, Anselme de Boot, Histoire des piet'res, et la dissertation du savant D. Calmet, au t. IV de la Bible de Vence, p. 313.