‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 209 sur 341 · LES FLÈCHES PESTIFERES. 269 V · texte numérisé non relu

LES FLÈCHES PESTIFERES. 269 V

mettre en fuite, et permettre au peuple de retourner à ses jeux. Delà |

rinstitution de ces jeux nouveaux à l’honneur d’Apollon *. » '

On le voit, le problème renaît toujours de ses cendres.

Fables, mensonges, va s’écrier la science indignée!... Soit; le paga- !;

nisme mérite ce triste privilège, de légitimer le doute jusqu’à la ca- |

îomnie, mais souvent ses attestations continuent sous le règne de la vérité, son ennemie; souvent ce sont des hommes comme un saint ^

Grégoire le Grand, par exemple, le plus saint et le plus savant des ;

successeurs de saint Pierre, qui s’exprime en ces termes : -j

(( Déjà, bien chers frères, et bien avant que l’Italie fût livrée au -

glaive des gentils, nous avions vu, vous le savez, se réaliser' tout ce j

que nous connaissions par l’ancienne tradition, à savoir, des armées !

de lumière se livrer dans le ciel des batailles formidables et se couvrir d’un sang semblable à celui que le genre humain allait bientôt répandre..! Mais, en 590, il y a trois ans, avant la terrible peste, dite |

inguinale et qui devait dépeupler la ville, vous le savez, on voyait de i

SES yeux corporels les flèches tomber d’en haut, et frapper chaque vïg- Î

TLME. Vous le savez encore, notre Étienne fut du nombre et y périt » j

Comment faire, et que devient ici l’hallucination? On n’est pas percé i

de flèches sans que les flèches subsistent, et si la science continue à s’indigner, nous la sommerons de nous expliquer un peu plus à fond l’origine de ces pierres qu’elle classe dans certains de ses musées |

parmi les pierres cérauniques ou tombées avec la foudre, et qui sont t

tout simplement des haches en silex, absolument semblables à celles que nous retrouvons aujourd’hui entassées dans les cavernes an- ]

le plus rapproché et l’abandonne mort à ses pieds sur le sol. Toute la nuit se a’

passe dans celle sorte de danse macabre, sans que personne se sente la force i

ou la volonté de s’y soustraire. »

Il ne faudrait pas conclure, de ce dramatique épisode, que M. l’abbé Bras- •:

seur a voulu écrire les Mille et une nuits du Mexique; son histoire, bien ^

autrement merveilleuse que tout le paganisme grec et romain, est écrite sur j

des, matériaux et sur des monuments dignes de l’étude et des méditations les ;

plus curieuses. Le merveilleux surabonde, il est vrai, mais les proportions

seules l’éloignent de celui que nous connaissons. Le fond reste invariablement '■

le môme, comme on le voit par les flèches, par les aérolithes et par les spectres de la peste. '

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