‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 212 sur 341 · La Bible et les fléaux · texte numérisé non relu

La Bible et les fléaux

11 est temps d’abandonner le paganisme et ses fléaux sans consolation ; opposons-lui maintenant le christianisme et ses enseignements salutaires; ouvrons d’abord la Bible et voyons ce qu’elle pense et ce qu’elle dit sur la peste, sa mission, sa nature et ses modes d’application.

La première chose à rechercher, c’est la signification des expressions. Or, voyons si elle n’est pas exactement la même.

1 . Ce phénomène ,de croix imprimées est un des plus fréquents de fhistoire. Laissons parler dans son vrai style un naïf, mais très-savant érudit : « Dessous le règne de Childeric, et lorsque Pépin le Bref estoit maire du palais des François, furent vues, ce dit Sigibert, de petites croix, comme tracées d’huile, tant ès habits des personnes qu’ès courtines et voiles des esglises. Quand l’empereur Charlemagne s’en alla en Allemagne pour debeller les Saxons et leur chef Uvitichind, apparurent des croix ès habillements des hommes et des femmes, comme sous l’empire d’Othon premier du nom. Davantage, au temps del’empereur Maximilien et devant que l’hérésie de Luther fust esclose, l’on veid aux manteaux, jupes, pourpoints et casaques des hommes , et ès capes des femmes, force croix figurées. Ce fut principalement, dit Languis, ès villes et' bourgades du diocèse de Cologne. Ce qui estoit estrange en ceci, que les habits renfermés dedans les coffres avoient aussi bien les croix que ceux que Ton portoit sur soi. C’est pour confirmer ce que dit François Pic de la Mirande, que, de son temps, il pleust en Allemagne, sur la chair et sur les robes des hommes et des femmes , des croix, des lances, des clous, des couronnes d’espines, toutes, ou la plupart de couleur vermeille, et quelquesunes noires. L’empereur Maximilien lui montra quelques habits où ces marques se voyoient;... enfin, je ne feindrai de mettre en ces signes divins ce qui fut veu sous l’empereur Maurice pendant une grande pestilence. Il sembloit que le ciel dardoit des flesches, menu et souvent, et non en vain , car ceux qui en estoient touchés se sentoient incontinent malades de la contagion. » (Leloyer, I. IV, p. 399.)

IMPORT. MÉl). — GÉNIES ÉPIDÉMIQUES.

D’abord le fléau, flagelkim; c’est la verge du Seigneur. « Ils sont nombreux les fléaux du pêcheur, multa flagella peccatoris ^ »

(( Mais le fléau n’approchera pas du juste, et flagellum non appropinquabit tihi »

« Qu’elle est grande la voix du fléau, vox flagelli »

(( Car tu flagelles beaucoup, ô Seigneur, miUlipliciler flagellas »

« Ces fléaux ce sont les vraies flèches du Seigneur. « Je tirerai « contre eux toutes mes flèches »

« Je compléterai le nombre de mes flèches, et sagittas meas cornplebo »

c( Qu’elles sont aiguës tes flèches, ô Seigneur, sagittæ ejusacutæ'^l » « Mais ce sont en même temps les flèches du salut, sagittæ salutis Domini^. »

Tout sert de flèche au Seigneur; il emploie toutes les créatures et toutes les forces, depuis la lèpre des maisons jusqu’aux foudres du ciel, depuis le vent du désert jusqu’aux effluves et aux aérolithes.

« Il envoie comme des anges et la foudre et les vents, et facis tuos angelos Spiritus et ignem urentem »

« Alors (vers la fin des temps), vous verrez apparaître en même temps des séditions, des guerres, des famines, des tremblements de terre et des pestes »

La simultanéité vengeresse des premiers jours se retrouvera donc encore aux derniers.

Il est cependant certaines flèches qui ne viennent pas directement du Seigneur et que le juste seul peut éloigner de sa tente, ce sont les flèches qui volent dans le jour, sagltta volante in die, les terrifications de la nuit, timoré nocturno, l’affaire (ou l’agent) qui marche dans les ténèbres, negotio perambulante in tenebris, et le démon du midi, etdæmonio meridiano^^, )>

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