‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 217 sur 341 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

plutôt de quel droit les métamorphosez-vous en génies épidémiques comme vous les entendez ?

Voici notre réponse : d’abord nous ne professons rien, nous ne sortons pas ici de l’ordre dubitatif et non officiel que nous nous sommes imposé pour tous ces appendices, nous causons avec des hommes beaucoup plus compétents que nous, et nous le faisons avec toute la confiance que nous donnent, d’une part, l’aveu de leurs propres ténèbres et de l’autre l’appui du genre humain et de la Bible, qui, bien certainement, on nous l’accordera, ne nous ont jamais fait défaut un instant.

Or ce genre humain, tout en parlant de flèches, d'épées, de marteaux et de dieux, n’a jamais perdu de vue les poisons, les marais pestilentiels, les auræ ou souffles léthifères, et point ne serait difficile de prouver que toutes nos nomenclatures modernes tirent leurs étymologies des leurs et de tout leur savoir à ce sujet.

Seulement, ces anciens savaient distinguer les recteurs des instrur ments, la cause métaphysique des effets matériels, en un mot, le mystère du phénomène, distinctions qui échappent complètement à nos faibles vues modernes.

Quant à nous, comme nous portons un égal respect à l’évidence des autorités et à l’autorité de l’évidence, nous tâchons de réconcilier les traditions antiques avec les sciences contemporaines, en essayant de les compléter les unes par les autres. Les anciens médecins pneumatistes signalaient, on le sait, en regard du saint et bon pneuma (souffle), dans lequel « toutes les créatures, suivant eux, puisaient le mouvement, et l’amour et la vie, )> un second pneuma, plein de malice et de haine, s’opposant à l’évolution du premier et dans lequel toutes les créatures aspiraient à l’inverse la douleur et la mort.

Les pneumatistes parlaient comme la Bible, qui nous montre, ainsi qu’eux, un pneuma vivifiant, vivificantem, « qui n’a pas fait la mort, qui non fecit mortem; » puis, en regard, un autre pneuma qu’elle appelle prince de ce monde, prince de l’air et prince de la mort,

TOU Gava TOU.

Partout, a dit un grand érudit, « à côté d’éléments salubres et purs, se trouvent des éléments délétères, maladifs et corrompus, C’est une antique et générale observation que la reconnaissance de cette gangrène qui di pénétré la nature physique , en même temps qu’une corruption parallèle pénétrait la nature morale. Toutes les mythologies nous montrent un Ahrimane courant dans son sein L »

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