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D’Eckstein, CathoL, II

280 IMPORT. MED. — GÉNIES ÉPIDÉMIQUES

Voilà la certitude; tout ce qui va suivre est hypothèse, mais, chose étonnante ! si nous interrogeons la science moderne, voici qu’elle nous montre à son tour dans son ordre naturel, et comme un reflet de nos deux pneumatismes spirituels, sinon nn 'prince, au moins unprmcipe de vie (l’oxygène), puis, en regard, un vrai principe de mort, qu’elle appelle azote, c’est-à-dire sans vie ou plutôt contre-vie comme le fait remarquer Orfila.

Sans y attacher une très-grande importance, ces expressions ne laissent pas que de nous frapper, en nous rappelant cette définition des fluides impondérables, donnée par Grove : « Pures affections de la matière sous l’impression d’un esprit. » Nous nous demandons jusqu’à quel point on pourrait taxer de folie le savant mystique qui rêverait (si vous le voulez, car quel est le savant qui ne rêve pas?) que cet azote, ce gaz dans lequel les animaux ne peuvent vivre, est le milieu ou l’affection matérielle due à l’influence de ce 7rvau[;.a ou poison spirituel et maudit de toute l’antiquité? Notre savant mystique s’appuierait sur une analogie d’autant plus forte, que cet azote ou contre-vie étant quatre fois plus intense que le principe qui fait vivre, il est tout à la fois, dans l’ordre physique, prince du 'monde, prince de Vair et prince de mort.

Au point de vue physique, « l’azote, dit l’ingénieur Tardy {CosmoL), sort des foyers infernaux par l’axe et forme à la surface du globe le courant magnétique. C’est encore lui qui forme les taches du soleil ^

Au point de vue de V occultisme, il est fort singulier de voir qu’au moyen âge, dans les secrets de la kabbale, comme dans les initiations maçonniques, le génie mailre, l’objet du culte, en un mot, portait, comme il le porte encore, le nom d'azolh. « L’azoth, dit M. Hofer, était un nom mystique, dont les adeptes, et en particulier les alchimistes, ne prononçaient jamais le nom qu’avec le plus profond respect. On jurait de ne jamais prononcer le nom de Jéhovah... M. Duteil nous dit {Dict. des hürogl.) : «... On lit sur un des papyrus du Louvre : « Ne prononce jamais le nom de... sous peine de... » Il est probable que le nom effacé était celui de Jéhovah ; c’était là le serment terrible de Vars sacra, par les quatre éléments, par le ciel et l’enfer, les parques et les furies. Cerbère et le dragon. En le prononçant, on invoquait la fameuse table d' émeraude et ses divinités 2. »

J . Serait-ce en raison de ces taches qu’il est écrit : « Les astres et les anges eux-mômes ne sont pas purs à ses yeux? »

2. Hofer^ Histoire de la chimie, ou .1rs sacra des anciens, p. 138.

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