De Inconiprehensibüi natura Deiy 1. IV
Ce serait donc se méprendre étrangement que de voir uniquement des erreurs dans cette angélologie des kabbalistes et des griostiques, si sévèrement traitée par l’apôtre des nations. Cette imposante censure n’atteignait en général que les exagérations, les interprétations vicieuses, et bien plutôt encore les applications de ces beaux titres au misérable personnel des usurpateurs démoniaques. Souvent, rien ne se ressemblait davantage que le langage des condamnés et de leurs juges. Il faut pénétrer bien avant dans cette double étude comparée et, ce qui vaut encore mieux, s’en rapporter aveuglément à l’autorité du tribunal, pour bien saisir le point précis qui constitue la faute.
La gnose condamnée par saint Paul n’en reste pas moins pour lui, comme pour Platon, « la connaissance suprême des vérités et de l’Être par excellence, ih ô'vtôv » Les idées, types, àpya't, du philosophe grec, les intelligences de Pythagore, lesêons ou émanations tant reprochées aux premiers hérétiques, le Aoyo; ou Verbe, chef de ces intelligences, la ffoçia ou sagesse, le démiurge, artisan du monde sous la direction de son père, le dieu inconnu, l’ensoph ou le lui de l’infini, les périodes angéliques, les sept esprits, les profondeurs d’ahriman, les recteurs du monde, les archontes de l’air, le dieu de ce monde, le plérôme des intelligences, et jusqu’à Metraton, l’ange des Juifs, tout cela se retrouve mot pour mot, et comme autant de vérités, dans nos premiers docteurs et dans saint Paul 2.
Toutes les expressions qu’il emploie prouvent bien qu’en combattant ces choses chez les hérétiques le grand Apôtre ne croyait nullement combattre des chimères, mais bien les rectifier, et surtout démontrer que tout ce plérôme d’intelligences dégénérait en anarchie céleste, toutes les fois qu’on l’isolait de Jésus-Christ, le seul vrai plérôme de la Divinité®. « Tous les ra-
ndpubt., 1. VI.