‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 260 sur 341 · Voir Creuzer, t. I, p · texte numérisé non relu

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3. « Je suis, disait Apollon, l’impérissable heptacorde qui règle le mélodieux concert du mouvement céleste. » (V. Eusèbe, Prép. évang., I. xi.)

C’était là comme le dernier mot du Panthéon universel , un seul dieu entouré de sept autres dieux principaux et coéterneh à lui dans toutes fausses religions, mais simples créatures et ministres selon la véritable.

Selon toutes encore, ces dieux représentaient en outre les attributs divins, et notre philosophie moderne, dans son horreur pour les esprits personnels et réels, s’est précipitée sur cette interprétation et l’a fort habilement exploitée, en soutenant que tous ces dieux n’étaient autre chose que les personnifications purement abstraites des attributs ou perfections de la Divinité.

C’était changer une vérité positive en erreur manifeste.

Car de même que dans les Védas, dans les Zends, dans les Kings, dans le panthéon égyptien, tous ces dieux, pour être parfaitement personnels, n’en sont pas moins les organes, les canaux chargés de manifester au monde tous les attributs du Dieu leur maître, de même, si l’on y fait bien attention, on s’assurera facilement que les anges très-personnels de la théodicée chrétienne ne sont aussi que les canaux très-réels et trèshistoriques des attributs divins.

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