Voir l’Appendice D, à la fin du chapitre
LES SEl»T ESPRITS DE LA PRÉSENCE.
ligions. Partout le paganisme nous montre sept dieux consentes, c’est-à-dire complices, solidaires, réunis autour du Dieu véritable^, partout sept forces créatrices.
Chez les Perses, les sept amschaspands d’Ormuzd servent de modèle à l’organisation politique, qui nomme en leur honneur sept chefs secondaires, voyant toujours la face du monarque, comme elle donne sept portes à la ville, sept étages à leurs temples, etc.
Chez les Indiens, ce sont les sept forces primaires ou ritovs auxquelles Brahma se manifeste, Brahma, le dieu orné de sept rayons. On peut y joindre les sept mottnis, qui , sous la conduite d’Indra, gouvernent les sept swaryas ou sphères célestes, et bien au-dessus d’eux les sept menons, dont le second, fils de Brahma, est le créateur de ce monde visible 2.
Chez les Chinois, les sept ne A fs, les sept pagodes, leurs sept étages, etc.
Chez les Grecs, les sept cabires, les sept cyclopes, les sept démiurges, les sept sages, les sept portes de Thèbes. C’est encore l’échelle aux sept degrés, les sept cordes de la lyre, les sept voyelles, les sept couleurs, et nous verrons plus tard les sept planètes*.
Partout le premier de ces dieux est plus éclatant, plus puissant que tous les autres. Comme nous voyons à la tête des amschaspands l’archidiacre Auramazdès marcher immédiatement au-dessous d’Ormuzd ou plutôt presque conjointement avec lui, de même l’El Eljoun des Sémites, ou l’archange saint Michel des Hébreux, etc., etc., marche à la tête des esprits de tous ces peuples et représente le férouer ou ange de la face de leur dieu principal.
1 . Leur nombre était alternativement porté à sept, à huit et même à onze et à douze , suivant que l’on y comprenait ou que l’on n’y comprenait pas, soit les trois personnes du dieu triple et un, la déesse ou principe passif et féminin (la terre), et le dieu que tous les théologiens vont encore nous montrer eNpulsé et brisé.