‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 272 sur 341 · VI · texte numérisé non relu

VI

Chute des esprits chez tous les peuples. — Jupiter foudroyé par Chronos, et Brahma, le créateur des Hindous, foudroyé pour l’orgueil que lui inspiraient ses Vèdas.

i, — Brahmâ, le créateur des Hindous, foudroyé pour ses Védas.

Chaque pays parle comme la Bible à cet égard.

Et tout d’abord la Chine, qu’on veut toujours cependant nous représenter comme isolée dans l’histoire du monde et comme n’offrant, ni dans sa langue ni dans son histoire, aucune trace de relations avec les populations sémitiques. Comment donc aurait-elle pu s’y prendre pour tirer du trésor des (( spontanéités de son génie » (style moderne) des vérités que l’on dirait tombées des lèvres d’un Ézéchiel ou d’un saint Jean?

celte impuissance qui leur enleva toute action sur toute espèce de créatures, tant que Dieu ne la leur permettait pas... Dieu avait prodigué de telles beautés au premier des anges, qu’il en illuminait lui-mème toute son armée; il lui avait dit en outre, dans sa miséricordieuse prévoyance . « Si, t’exaltant comme l’aigle, tu parviens à poser ton nid parmi les étoiles [nidum tuum inter stellas)j je saurai bien t’en faire descendre ; » mais le malheureux ayant voulu élever son vol au-dessus des sublimités les plus secrètes de Dieu, supra intrinsecus latens pinnaculum Dei, devenu tout d’un coup le plus horrible des êtres, fut précipité par la^Divinité dans ces espaces qui sont sans lumière. » {^Lib, divin, oper., pars I, vis. i, p. 1746.)

« Alors toutes ces étoiles de son armée, baignées jusque-là dans tous ces flots de lumière, complètement éteintes aujourd'hui, ressemblent à de noirs charbons calcinés par le feu. Un vent violent sorti de leurs propres profondeurs les précipite vers le nord, à l’opposé du trône, et dans de tels abîmes, q ie désormais personne ne peut plus voir aucune d’elles. » [Scivias., 1. III, vis. I, p. 574.)

Plus tard, nous entendrons l'astronomie moderne évaluer à un tiers environ la lacune sidérale dans laquelle elle cherche aussi le tiers de» ses étoiles perdues. »

On lit dans les Kings : « Par suite de la révolte (contre Ti), d’un esprit superbe qui voulait se faire Ti lui-même, neuf^ troupes d’intelligences durent entraînées. Le ciel antérieur s’inclina, et il s’ensuivit un changement dans toute la nature. »

Dans l’Y-King : « Le dragon volant, superbe et révolté, souffre maintenant de son orgueil qui l’aveugle ; ayant voulu monter jusqu’au ciel , il a été précipité sur la terre. »

Dans le Tchun-tsicou : « Au milieu de la nuit, les étoiles tombèrent du ciel comme une pluie, et on ne les vit plus. »

«... Hoang-Ty ordonna à son ministre le fort et obéissant. Long 2, de détruire ce Tchi-Yéou et de le jeter dans la noire vallée des maux * . depuis il est devenu le prince des neuf

noirs, et le roi rouge, c’est-à-dire le seigneur des flammes {y-en, flammes, et ty, seigneur) .

« ... Dans ce grand combat, Tchi-Yéou avait fait élever une grande nuée qui priva de lumière l’armée qu’il combattait; mais Hoang-Ty, au moyen d’un char qui se tournait toujours vers le midi, parvint à lier Tchi-Yéou, puis il envoya une vierge céleste, qui livra toutes les armes nécessaires pour le vaincre ^ » .

Les Zends de la Perse ne sont pas moins explicites que les Kings de la Chine. « Ahriman s’entourant de feu, de ténèbres et de fumée, ose se mesurer avec le ciel. Mais Ormuzd, du haut du ciel ferme qu’il habite , vint au secours du ciel qui tourne, et ces génies d’ Ormuzd, accompagnés de leurs astres, combattant Ahriman , les Dews vaincus furent précipités avec lui »

1. « Il en tomba des neuf chœurs « , dit saint Thomas, en cela d’accord avec la plupart des Pères de l’Église.

2. Le P. Prémare a raison de retrouver là notre saint Michel, du moment où long signifie également et saint et esprit.

3. On retrouve ici le signe hiéroglyphique Hiong qui signifie grande crevasse de la terre.

4. Tous ces détails sont tirés, des A?males dephil. chréLj de M. Bonnetty, t. XVI, p. 360.

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