‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 273 sur 341 · ESPRITS TOMBÉS, DES PAÏENS · texte numérisé non relu

ESPRITS TOMBÉS, DES PAÏENS

L’Égypte a son Typhon qui, non content d’avoir déchiré son frère Osiris, mit tout en combustion ^ dans les cieux et sur la terre.

La Grèce a son Até, que le père des dieux et des hommes « saisit par sa chevelure et précipite sur la terre en disant : « Que dans l’Olympe et le ciel étoilé, elle ne reparaisse plus jamais ^ ; » elle a encore son Python que le dieu Soleil, Apollon, détruit avec ses flèches *.

Le Scandinave a son Loke qui met à mort le plus jeune et le plus beau de tous ses dieux*.

Le Mexique a son grand démon qu’il représente sortant du ciel, la tête basse, et dont le nom est synonyme de Cadens (le tombant)

Mais une chose bien remarquable, et qu’on n’a jamais placée, selon nous, dans son vrai jour, c’est que dans la plupart des grandes religions païennes c’est la deuxième personne de la trinité, le Verbe en un mot, qui remplit le double rôle de dieu tombé et de dieu sauveur. Ainsi, Jupiter précipité par Chronos, Brahmâ précipité par Baghavat, ou l’Éternel, « en raison de leur orgueil ®, » sont bien les vrais démons chargés par cet Éternel de créer et d’organiser cet univers visible. Et qui donc chez le dernier a pu causer cet orgueil? Précisément la publication de cesVéoAS que M. Guignault appelle « la conception la plus sublime des grandes voies de l’humanité. » Brahmâ, qui les appelle aussi « le miroir de la sagesse éternelle, » s’enfle d’orgueil et s’attire comme pénitence cette longue suite d’incarnations qui débutent par les formes de corbeau, de sanglier, de poisson, etc., et progressent parcelles de brigand et de pasteur libertin , pour aboutir à celle de

Page 1