‹ Des esprits et de leurs manifestations diversesChapitre 288 sur 341 · Cuvier, cité parM. Nicolas, t. II, p · texte numérisé non relu

Cuvier, cité parM. Nicolas, t. II, p

PROMÉTHEE MIEUX COMPRIS.

— Prométhée mieux compris.

Il nous est impossible, cependant, de ne pas relever encore un des plus précieux sommaires de nos traditions bibliques, le Prométhée d’Eschyle. Quoique ce magnifique sujet ait fourni de bien belles pages à MM. Guiraud , Bonnetty et à l’auteur des Etudes sur le christianisme , nous ne pouvons nous dispenser d’ajouter quelques réflexions et même quelques rectifications importantes à leurs brillantes analyses.

Nous commencerons d’abord par avertir tous ceux qui n’auraient pas lu ces auteurs, qu’il s’agit ici de la reprise d’une tragédie grecque composée par un païen et représentée CINQ CENTS ANS avant l’ère chrétienne, sur le théâtre d’Athènes. Ici, la rédaction après coup, et même l’interpolation, cettè grande ressource du naturalisme moderne, cessent complètement d’être admissibles.

Dans le chapitre précédent, nous avons dit comment le grand poète, en racontant dans sa tragédie d’ Ayamemnon la révolte de Jupiter contre Saturne, l’avait appelée « la faute du premier commencement; » maintenant, nous arrivons à la faute humanitaire, c’est-à-dire à la faute « du second commencement. »

Voici donc le sommaire de cette nouvelle tragédie, que, sans sa date, nous pourrions prendre pour un de nos vieux mystères du moyen âge.

Le titan Prométhée, fils de la Terre comme Adam, et comme lui ayant eu des relations avec le serpent, avec la femme, avec la science dérobe le feu divin, et pour ce crime se voit enchaîné sur un rocher par Jupiter, et condamné, comme on le sait, à l’horrible supplice du vautour (Eschéda) qui va lui dévorer les entrailles^... — Pendant l’éternité? —

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