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Des études classiques [microforme]

centes de Sainte-Thérèse. J’eusse voulu me soustraire à cet honneur ; mais j'ai dû céder

à l'invitation flatteuse et pressante qui m'était faite.

On m'invitait à parler des études ciassiques, et l’on m'indiquait le point de vue auquel je devais me placer: c’était le point de vue pratique.

Or, j'ai pensé par devers moi qu'il n'y avait rien de plus pratique que la formation de la volonté et du caractère par la forte discipline de nos collèges. J'ai voulu signaler la valeur de cette discipline, à l'heure actuelle surtout, où la lutte pour ia vie devient chaque jour plus âpre et plus opiniâtre dans les carrières libérales. J'ai voulu louer nos collèges de

ce qu'ils s'occupent moins de fabriquer des bacheliers que de faire des hommes et des chrétiens. Mon sujet ainsi déterminé et cir-

vi AVANT-PROPOS.

consCrit, je crois m'y être renfermé. Ce n'est qu’en passant et par manière d'introduction que j'ai touché à la dispute des vieux classiques et des modernisants. Et encore l’ai-je fait, non pas pour trancher la question—je m'en suis défendu de toutes mes forces — mais simplement pour avoir l’occasion de suggérer ou d'insinuer que l’on pourrait bien, dans nos collèges, faire une part plus large à l'étude des sciences et de la langue anglaise.

Je parlais au point de vue pratique. Je parlais devant des collégiens dont plusieurs entreront demain dans les professions libérales : j'étais bien aise de leur signaler les deux lacunes qu'on reproche à leur instruction et qui se constatent, chaque année, aux examens préliminaires du barreau et de la médecine. Non pas qu’au fond je les blâme tant de leur antipathie si prononcée contre l’anglais—car j'aime à y voir une force d'inertie contre l’anglicisation de notre race — mais me plaçant au point de vue de leurs intérêts

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