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AVANT-PROPOS. vii
personnels, en face de la dure nécessité qui s'impose dans notre pays, je leur demandais d'étudier l'anglais au moins avec le même zèle qu’ils apportent à l'étude du grec et du latin.
Je parliis devant des professeurs : jai pensé que, venant du dehors, d'un milieu où l’on est mieux placé pour suivre les courants de l'opinion publique, je pouvais faire entendre par une bouche amie une suggestion qui me paraissait d'une opportunité incontestable.
Voilà done ce que j'ai dit et pourquoi je l'ai dit. Voilà ce que j'ai voulu mettre dans mon discours et, en le relisant, je n'y trouve vraiment pas autre chose.
On y a vu, pourtant, tout autre chose, tout un monde de noirceurs et de perfidies. On
m'accuse, en certains endroits, d'attaquer les collèges, de dénigrer les études classiques, de prôner l’enseignement utilitaire, de poser en réformateur, de soulever des questions irritantes, ete. 11 n'y a pas jusqu’à la rhétorique qui ne se prétende lésée en cette affaire,
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et ne me reproche d’avoir manqué aux convenances oratoires. Encore un coup, et l’on m'accusera d'avoir maltraité les. sept arts libéraux. Et pourquoi ne le ferait-on pas quand on donne comme preuve de ma noirceur à l'endroit des études classiques, le fait que je laisse imprimer dans la #inerve des extraits du livre l'Education nouvelle, par E. Demolins?... Et si j'allais donner en feuilleton le livre du P. Didon, l'Education présente ! !!
Il est vrai que d’ailleurs il n'est venu d’autres paroles. On a voulu me féliciter de mon discours : on a été jusqu'à le trouver aussi bien écrit que bien pensé, et l’on a voulu me le dire. Mais je ne mérite ‘‘ ni cet excès d'honneur ni cette ignominie. ” Je reconnais volontiers que mon discours renferme des longueurs, des redites, des négligences de style, que certaines phrases manquent de précision et ne rendent même qu'imparfaitement ma pensée. Ces fautes sont dues beaucoup à mon incapacité de mieux faire, un peu à la précipitation de mon
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travail. Comme je m’en excusais auprès de mon auditoire de Sainte-Thérèse, je n'ai pas eu le temps de faire plus court ni plus précis.
Cela dit, je suis plus à l'aise pour repousser les accusations malveillantes, injustes, calomnieuses. Je ne me sens coupable d’aucun des méfaits que l’on m'impute. Je dois à la vérité de le dire et à mon honneur de réclamer : ce que je fais en réimprimant mon discours tel que je l'ai prononcé, avec les notes et les observations que je crois
nécessaires.