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LES AVENTURES DE FINETTE

JL 9IADAMS IfA COMTESSE D£ HX7S.AT.

Vous faites les plus jolies nouvelles du monde en vers ; mais en vers aussi doux que naturels. Je voudrais bien , charmante comtesse , vous en dire une à mon tour ; cependant je ne sais si vous pourrez vous en divertir.

Je suis aujourd'hui de Thumeur du bourgeois gentilhomme ; je ne voudrais ni vers ni prose pour vous la conter : point de grands mots , point

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de brillans , point de rimes 5 un tour naïf m'accommode mieux ; en un mot, un récit sans façon et comme on parle : je ne cherche que quelque moralité.

Mon historiette en fournit assez et par-là elle pourra vous être^igréable. Elle roule sur deux proverbes au lieu d'un : c'est la mode ; vous les aimez : je m'accoBoimode à Fusage avec plaisir. Vous y verrez comment nos aïeux savaient insinuer qu'on tombe dans mille désordres quand ou «e plaît à n« rien faire, ou, pour par- 1er comme eux, qa' oisiveté est lu mère de tous vices ; et vous aimerez «ans doute leur manière de persuader. Le second proverbe est, qu'il faut être toujours ;>ur ses gardes : vous voyez bien que je veux dire que la défiance est la mère de sareté.

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