‹ des feesChapitre 10 sur 18 · A MADEMOISELLE · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE

JL> i^~ Yous offrant , jeune et sage beauU , Ce modèle de patience , Je ne me suis jamais flatté Que par tous en tout point il serait imité | Ce serait trop , en conscience.

Mais Paris , où l'homm'e est poli , Où le beau sexe , Aé pour plaire y Trouve son bgnheur accompli. De tous côtés est si rempli D^ezemples du vice contraire , Qu'on ne peut en toute saison , Pour s'en garder ou s'en défaire , Ayoir trop de contre-poison.

Une dame aussi patiente Que celle dont ici je relére le prix, Serait partout une chose étonnante.

Mais ce serait un prodige à Paris.

Les femmes j sont souveraines ,

1^7^ A ttAX>SMOffi«Lt£ ***,

Tout s*y régk selon leurs yœux { Enfin y c'est un climat heureux Qui n'est habita que de reines»

Ainsi je rois que de lentes façoni Griselidis y sera peu prisëe »

Et «qu'elle y donnera matière de rîs^ ' Far ses trop antiques leçons.

Ce n'est p» qu.e la patience Ke soit une rertu des dames de Paris { Mais , par un Irâig usage , elles ont la scienct Dt la faire texercer par leurs propres maris»

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