‹ des feesChapitre 6 sur 18 · II · texte numérisé non relu

II

chiez que ce conte est très-&meuic ; msii$ je ^e sais si vous êtes informée de ce que lu tradition nous dit de son jintîquit^ Elle nous assure que les Troubadours, ou conteurs de Prorence, ont inventé Finette bîenlong-' temps devant qu'Âbailard ni le célèbre comte Thibaud de Champagne eussent produit des romans. Ces sortes de fables renferment une bonne mo* ralç. Vous avcE remarqué, avec beaucoup de justesse 9 qu'on £Eiit parfaite ment bien de les raconter aux enfans , pot|F leur inspirer Tamour de la vertu. Je ne sais pas si dans cet âge on vous a parlé de Finette ; mais pouf moi,

C^t et cent fois ma gouTemantt^ Au Uev d« fables d'aaimaux , M'a. raconté Us traits qu>raiis De cette histoire surprenante.

On y Toit^ accablé de maux,.

Un prince dàiigëAsta , qti^une noire malic*

E&ttatttà dâito rhdifeUr du Tice.

On y toit natarèllement

Que deux imprudentes ^ncesses , Qui passaient tous ks jours dans de Tainet mollesses ^

Et tombèrent indignement

Dans un ai&eux égarement , Reçurent, pour le prix de leurs lâches faiblesses.

Un prompt et juste châtiment.

Mais , autant que Ton yoit dans cette belle histoire ,

Le yice puni, malheureux ,

Autant on Toit les yertueux

Triomphans et courerts de gloire.

Après mille incidens qu'on ne saurait préroir,

La sage et prudente Finette

Et le généreux Bcl-à-voir

Goûtent une gloire parfaite.

Oui, ces contes frappent beaucoup iPlus que ne font les faits et du singe et du loup:

J^y prenais un plaisir extrême ;

Tous les enfans en font de même ; Mais ces fables plairont jusqu'aux plus grands esprits ,

Si TOUS voulez, belle comtesse.

Par Tos heureux talens, orner de tels récits i

tZ2 l'adkoitb miNCSSSX.

L^antiqae Gaule tous en presse.

Daignez donc mettre. dans leurs* jours Lés contes ingénus, quoique remplis d^adresseï^

Qu^ont inventés les Troubadours.

lAsens mystérieux que leur tour enveloppe ^

Égale bien celui dl^pe.

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