INTRODUCTION
Né au sein des marais, nous avons été quelque peu surpris, dans le cours de nos études médicales, des sombre-s couleurs sous lesquelles les auteurs ont dépeint les contrées paludéennes.
Nous n’avons pas, assurément, la prétention de renverser ici ce que nos maîtres ont décrit, ni de chercher à établir, avec Boerhaave, Hoffmann, que les fièvres intermittentes sont des mouvements salutaires de la nature; mais nous croyons qu’entre ces deux opinions extrême.^ qui doivent avoir leur raison d’être, vu l’autorité des personnes qui les ont émises, on peut trouver des contrées où l’influence des marais, si elle n’est inoffensive, ne mérite pas du moins qu’on lui applique cette phrase, que Montfalcon met dans la bouche d’un
paysan de la campag'ne romaine : «Nous ne vivons pas, nous mourons. »
C’est là, du moins, ce que nous nous sommes efforcé de démontrer, grâce au concours de M. le D' Fleury, auquel nous sommes heureux de pouvoir rendre ici ce témoignage de notre reconnaissance filiale.