‹ Des fièvres intermittentes en AlgérieChapitre 2 sur 3 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Les bases du traitement des fièvres paludéennes ont singulièrement

Observ. Peu de temps après mon arrivée en Afrique au mois de juillet 1841, un homme estapportéà l’hôpital du Dey : il est dans le coma depuis douze heures. Le pouls est large, fréquent, mais peu résistant. la peau sudorale, la bouche écumeuse, l’œil ouvert, morne, la pupille dilatée, immobile. Une saignée est prescrite, je la pratique; mais à peine 200 grammes de sang étaient sortis de la veine, que la respiration s’embarrasse, la tête se renverse en arrière, le globe de■ l’œil se cache sous la paupière supérieure, la sueur coule en abondance, le pouls devient lent et mou, puis inégal, fuyant sous le doigt. Un quart d’heure après, cet homme était mort.

Au mois de septembre 1844, à l’hôpital de Bone, une saignée de 500 grammes est prescrite dans un cas absolument pareil. Je me permis une observation qui fut écoutée, et comme juge en dernier ressort, le médecin en chef, arrivé depuis peu de temps en Afrique, fut consulté. 11 crut résoudre la difficulté en réduisant la saignée à 300 grammes. Eile fut pratiquée, et le résultat, semblable à celui d’Alger, fut presque instantané.

Très-probablement, ces cas étaient mortels ; mais il est certain que la saignée hâta singulièrement la terminaison fatale. Quand donc doiton avoir recours aux émissions sanguines? seulement lorsque la congestion empêche la réaction de se faire ou qu’elle peut par elle-même devenir funeste; quand la peau est chaude et non sudorale. le pouls fréquent, dur, vibrant, la marche de l’affection régulière; le sujet robuste, pléthorique, peu disposé aux accidents nerveux; car souvent le délire et l’ataxie succèdent aux émissions sanguines. Il est inutile de dire que la fièvre algide les exclut toujours. Dans les fièvres rémit-

tretiennent le mouvement fébrile au delà de sa durée habituelle, l’emploi des antiphlogistiques peut les ramener à l’intermittence régulière et produire des effets plus favorables, mais il doit être modéré par le crainte de l’adynamie.

Je bornerai là cette esquisse préliminaire pour arriver au traite-

Le sulfate de quinine doit être donné le plus loin j venir. Mai» ce précepte de M. Bretonneau, excelle

intermittentes régulières, ne peut plus i

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