A. P. WILSON PHILIP
Worcester, ier mars 1819.
Monsieu r ,
J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 17 février. Je prends la liberté de vous écrire en anglois , parce que vous êtes familiarisé avec cette langue, et que je n’ai pas l’habitude d’écrire en françois. Je pense que vous, monsieur , ainsi que le docteur Marchant , avez distingué mon ouvrage d’une manière très-flatteuse pour moi. Je désirerois que la partie des Fièvres intermittentes fut bientôt suivie de celle des continues ; car ces deux sujets sont intimement liés. Le docteur Marchant a eu la bonté de vous transmettre la partie de mes Recherches sur les Fonctions vitales , qui forme la seule addition que je puisse faire à ce que j’ai dit de la simple fièvre dans mon Traité , comme vous le verrez dans la troisième édition , sur laquelle je suis bien aise que vous ayez fait votre Traduction. Cet ouvrage a obtenu un grand succès en Amérique. Il y a déjà quelques années que le professeur de Médecine pratique de Philadelphie , le mit au nombre des livres nécessaires à l’étude de la médecine. Le premier ouvrage de pratique qu’il recommandoit, étoit celui du docteur Cullen , et le second mon Traité sur les Maladies fébriles . J’ai appris depuis, par le fils d’un des professeurs de cette Université , que c’est presque le seul livre qu’on étudie généralement en Amérique
sur ces maladies. Si , après que j’aurai reçu un exemplaire de votre Traduction , je puis faire à son sujet quelques observations qui puissent vous être utiles pour la suite, je me trouverai heureux de vous les communiquer. Je vous dirai de ma pratique dans les fièvres en général, que je prescris les saignées plus libéralement que lorsque je publiai 1 édition de mon Traité, et que j’ordonne le vin avec autant de réserve.
J’ai l’honneur d’être , /
Monsieur ,
Votre dévoué et humble serviteur 7