‹ Des fièvres intermittentes et rémittentesChapitre 5 sur 24 · DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR

Necessarium ergo est inciderc corpora mortuorum , eoramque viscera atque intestina scrutari.

Aur. Corn. Celsus , De Re medicâ. Liber I.

Une grande question se juge dans ce moment j et tient beaucoup de médecins dans le doute; des praticiens célèbres, qui ont des droits à diriger l’opinion médicale, proclament des principes presque opposés. Toutefois il faut dire que jusqu’ici l’attaque n’a été que d’un côté; on n’a pas répondu, et sans connoître les motifs de cette réserve, nous croyons qu’ils sont dictés par la sagesse. En effet, lorsqu’il ne s’agit de rien moins que de changer une grande partie des principes reçus depuis Hippocrate jusqu’ànous, il est naturel de penser que ce changement ne puisse se faire subitement et comme d’assaut; on répondraplustard,lorsqu’on aura eu le temps de faire de sérieuses réflexions, de comparer et de discuter les

xiv DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

prétentions nouvelles qu’on a avancées , et surtout, nous en faisons ici le vœu, lorsqu’on aura une masse de faits bien observés à présenter ; car c’est ainsi qu’on devroit toujours procéder. Nous ne craignons pas d’avancer que si on pouvoit rapprocher les esprits comme on peut rapprocher les faits , et que le temps qu’on perd à se réfuter, on l’employât à faire de nouvelles observations, peutêtre il s’en présenteroit bientôt quelqu’une qui seroit décisive, et mettroit fin à tous débats.

Par cet avant-propos le lecteur sent bien déjà que nous voulons parler de la doctrine des fièvres. C’est en effet la grande question qui agite dans ce moment les esprits.

Si nous étions désireux de faire des rapprochemens , nous pourrions remarquer d’abord la singulière conformité qui existe entre ce qui se passe aujourd hui dans notre art, et ce qui s’y est passé, lors de l’apparition de l’école de Brown. Nous pourrions dire que de

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