NATURE
Analogies. Les dénominations de fièvres typhode et typhoïde ont été regardées comme synonymes du mot typhus qui a d'abord signilié toute maladie aiguë avec stupeur. Le typhus et les fièvres typhoïdes ont été rapportés par un grand nombre d'auteurs àunecause première identique, à une même classe de maladies et ont encore été regardées comme des espèces ou des degrés d'une même affection. — Sont également secondaires dans le typhus el les fièvres typhoïdes les altérations de la langue , de la bouche , du pharynx, de l'œsophage, de l'estomac, du duodénum, du foie, de la rate, des muscles, de la peau, des organes respiratoires; sont également secondaires et quelquefois cri tiques les altérations de la bile , des fèces, de l'urine et de la sueur. On peut, dans les deux cas, expliquer ta prédominance des symptômes organiques par l'altération prédomi nante du sang et rapporter la forme ataxique à la lésion prédominante des centres nerveux.
Différences. Beaucoup d'auteurs ont regardé le typhus et les fièvres typhoïdes comme des maladies différentes , ou n'ont pas fait jouer le même rôle aux altérations du sang dans les deux cas. — L'altération des intestins grêles , dans les fièvres typhoïdes , a un siège spécial , com mence avec la maladie et en suit le cours , et il n'est pas prouvé qu'il en soit ainsi pour le typhus. Les lésions du sang et des centres nerveux sont primitives dans le typhus, elles sont secondaires dans les fièvres typhoïdes. L'altération du sang , primitive dans le typhus, reconnaît une cause placée en dehors de l'organisme .
dans les fièvres typhoïdes (appelées à cause de cela typhus abdominal), la lésion intestinale représente le foyer d'infection qui altère secondairement le sang.
TRAITEMENT
Analogies. On a également proposé ou mis eu usage dans le typhus et dans les fièvres typhoïdes , les moyens les plus divers et les plus opposés; les doux évacuans pour expulser le principe morbide , les antiphlogistiques modérés , les rafraîchissans et les acidulés, les toniques dans la dernière période ; les mtispamodiques , les bains tièdes ou es applications froides contre la (orme ataxique ; les rubéfians el les révulsifs cutanés après la première période; l'expectalion ; les mêmes moyens spécifiques et propres à coin battre les complications; les mêmes moyens hygiéniques el désinfectans ; les boissons adoucissantes, l'airfrais, les doux évacuans et les anliphlogistiques modérés dans la période inflammatoire ; le vin, le quinquina et les chlorures dans la forme adynamique ; les bains, les révulsifs, les antispasmodiques, contre la forme ataxique; le vin, les toniques, l'exercice , etc. , dans la convalescence.
Différences. Le vomitif, les toniques, les révulsifs , les applications froides, conseillés dès le début du typhus , seraient plus convenables dans la dernière période des fièvres typhoïdes. — La diète serait moins rigoureuse dans le lypiius (Hildenbrand ). — Le traitement antiphlogistique, et la privation absolue d'alimens sont moins indiqués dans la période inflammatoire du typhus que dans la même période des fièvres typhoïdes. — Le traitement prophy lactique du typhus eomp-end, outre les moyens hygiéniques conseillés comme préservatifs des fièvres typhoïdes , ceux propres à empêcher la transmission du typhus une fois développé.
ANALOGIES ET DIFFERENCES APPENDICE : Résumé des observations de 1A malades atteints
NOM, SEXE