ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Analogies. Dans le typhus comme ans les fièvres typhoïdes, l'enduit des dents , de la langue et de l'arrièrebouche e^t le même ; les altérations de l'estomac ne sont point uniformes; les plaques ou follicules de Peyer de l'intestin grêle, seraient également affectés, ainsi, du moins, que cela semble résulter de quelques opinions empruntées, au sujet du typhus , à Pringle , Chirac , Morgagni , Poissonnier , Hildenbrand , Pinel , Herzog, Réveillé-Parise; les lésions des gros intestins, du cœur e!
des poumons , de l'encéphale, de la rate, des ganglions mésentériques, sont, pour la plupart , les mêmes ; la peau présente une éruption propre, ou typhoïde et d'autres éruptions communes à d'autres maladies; le sang, l'urine , la sueur et les fèces sont altérés dans leur propriétés physiques; le liquide céphalo-spinal est surabondant.
Différences. Dans le typhus : les ulcérations au pharynx et à l'œsophage n'ont pas été signalées on n'a point constaté la lésion des plaques de Peyer qui manquerait suivant MM. Gasc, Keraudren,Fleu ry , Pellicot , Gilkrest , Rochoux , Horn ; on n'a observé ni la perfo ration intestinale , ni les ulcérations de l'épiglolte , ni la splénisalion du poumon, ni l'engorgement constant des ganglions du mésentère ; les a térations de l'encéphale et du foie sont plus graves et plus constantes; les parotides , le charbon et les pé téchies sont plus communs; le liquidecéphalo-spinal est moins altéré dans sa quantité que dans ses autres propriétés. — Dans les fièvres typhoïdes l'éruption propre ou ly phoïde paraît plus tard , est moins générale, moins constante, et n'a pas le même siège que clans le typhus.