LIVRE PREMIEH
plus lourd des charges pul)liques sur la population la moins aisée; l'ignorance des véritables principes de réconomie politique dans Tapplication des taxes aux produits de TagriculUire, du commerce et de l'industrie ; l'absence des règles pour la fixation des dépenses de TEtat, l'abandon de l'appréciation des besoins généraux aux simples conjectures du pouvoir, et l'emploi des deniers publics exclusivement soumis aux lumières et à la probité des ordonnateurs, telles étaient les bases du système financier de Tancienne monarchie...
et Les contribuables étaient alors abandonnés à toutes les exigences de l'intérêt privé par un système qui livrait à des traitants la réalisation et l'emploi des recettes...
u Les créanciers du Trésor subissaient en même temps les lenteurs calculées des financiers qui spéculaient sur les fonds destinés à la libération de FEtat.
et La détresse habituelle du Trésor et l'imperfection des méthodes avaient fait créer un grand nombre de charges fiscales dont les fonds , toujours employés d'avance, grevaient FEtat par des intérêts perpétuels. Les plus fréquentes dilapidations échappaient ainsi à toute surveillance et à toute poursuite, et ne se révélaient que parle scandale de quelques fortunes rapides.
<c II serait inutile de rechercher les éléments d'une situation financière au milieu de la confusion qui régnait alors dans tous les services. Il suffira de rappeler que l'effroi d'un déficit dont on n'a jamais pu vérifier l'importance a été l'un des principaux mobiles de la révolution de 1780. >