‹ Des finances françaisesChapitre 4 sur 156 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Aucune étude n'est plus nécessaire à un souverain que celle des finances. Aussi a-t-elle été l'objet des préoccupations incessantes de Napoléon P"^ dès son avènement au pouvoir. La France lui doit ces admirables institutions qui, créées par son puissant génie, au commencement du siècle, ont substitué dans l'administration du Trésor l'ordre à l'anarchie, l'abondance des capitaux à la détresse habituelle, et qui ont assis sur des bases inébranlables le crédit public anéanti par une double banqueroute. Le Directoire venait de démonétiser les assignats, dont les émissions avaient dépassé quaranie-cinq milliards^ et de supprimer les deux tiers de la dette consolidée, qui s'élevait alors à trois milliards.

Il nous suffira de citer deux faits pour démontrer à quel dénûment les finances françaises avaient été réduites par le gouvernement révolutionnaire.

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