‹ Des finances françaisesChapitre 47 sur 156 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

des services pnl)lics elpour les travaux exlraordînaires. D'aulre part, les recettes avaient été évaluées d'après les résultats obtenus en 1857, et la progression non inlerionipue des revenus indirects depuis 1852 offrait la presque certitude d'un rendement supérieur à celui porté au budget de 1859.

Les crédits votés laissaient disponible une somme de 47,800,000 francs, dont 40 millions étaient affectés à Tamortissement suspendu depuis 1848.

La guerre d'Italie, nécessitée par renvahissement du Piémont, où les armées de TAutriche avaient pénétré brusquement, quoique l'Empereur eût proposé de faire régler à l'amiable le différend survenu entre ces deux puissances, altéra l'économie du budget. Il fallut recourir de nouveau aux emprunts.

La loi du 2 mai 1850 autorisa le ministre des finances à inscrire sur le grand-livre de la dette publique la somme de rentes nécessaire pour produire, au taux de la négociation, un capital de 500 millions.

Cet emprunt, qui exigea une création de rentes nouvelles de 25,190,000 francs, fournit un supplément de 450,639,598 francs aux recettes budgétaires pour couvrir les dépenses s'élevantà 2,207,660,403 francs, y compris celles occasionnées par la guerre d'Italie et les expéditions de Syrie, de Cochincbine et de Cbine.

L'exercice, à sa clôture, ne laissa disponible, pour être reporté à l'exercice suivant, que la modique somme de 2,883,853 francs.

DES FIMANCES FRANÇAISES,

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